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Québec devance la campagne de vaccination contre l’Influenza au 5 octobre

Le Dr Luc Boileau, directeur national de la Santé publique.

« L'influenza, comme plusieurs virus, il ne faut pas le prendre à la légère », a mis en garde le directeur national de la santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Cette année, la campagne de vaccination contre l'Influenza sera déployée dès la semaine prochaine au Québec. Les Québécois pourront prendre un rendez-vous pour recevoir simultanément ce vaccin et leur dose de rappel pour se protéger de la COVID-19 dès le 5 octobre.

L'influenza, comme plusieurs virus, il ne faut pas le prendre à la légère, a mis en garde le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec, durant un point de presse jeudi.

Celle qu'on appelle communément grippe saisonnière peut entraîner des complications pour les bébés de moins de six mois, les adultes vivant avec des maladies chroniques, les femmes enceintes ainsi que les personnes de 75 ans et plus.

« C’est important d’aller chercher le vaccin. L’automne est arrivé. On a une hausse de cas. On sait que ça peut remonter, ce sont des choses qui ne nous surprendraient pas du tout. »

— Une citation de  Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique

Vaccin contre la COVID-19

Les autorités sanitaires ont rappelé que les vaccins contre la COVID-19 demeurent le meilleur moyen de se protéger et de contribuer à garder la situation sous contrôle.

Les citoyens qui ont reçu leur dose de rappel il y a plus de cinq mois sont admissibles à l'actualisation de leur protection vaccinale. Le délai est de trois mois pour les gens qui ont été infectés par le coronavirus.

La campagne de vaccination a débuté avant avec les groupes prioritaires, le 15 août. Environ 800 000 doses ont été administrées depuis, dont une part importante chez les gens de 60 ans et plus.

Proportion de la population ayant reçu une dose de vaccin dans les 5 derniers mois, par tranches d'âge

  • 18 à 39 ans : 7 %
  • 40 à 59 ans : 16 %
  • 60 à 79 ans : 40 %
  • 80 ans et plus : 53 %
  • Total au Québec : 22 %

Source : Santé publique du Québec

Environ un Québécois sur cinq a reçu une dose de vaccin dans les cinq derniers mois, ce qui a mis à jour sa protection contre le virus.

Ces données n'inquiètent toutefois pas outre mesure le directeur national de santé publique, qui rappelle au passage que le vaccin ne permet pas de limiter l'infection, mais bien les conséquences graves qui peuvent en découler.

Le risque d’avoir une réinfection ou de développer des complications graves est très faible, a indiqué Luc Boileau. Ce qui nous intéresse beaucoup, ce sont les gens plus âgés, les gens de plus de 60 ans. […] On sent que les gens qui sont à risque viennent chercher le vaccin.

Le Dr Boileau s’attend à ce que la campagne de vaccination gagne en vitesse et réitère que plusieurs personnes ont été infectées au courant de l’été et doivent donc attendre trois mois avant de recevoir leur dose de rappel.

« De ce côté, il y a un petit "piège" dans nos chiffres, où on ne vient pas capturer ceux qui continuent d’être protégés parce qu’ils ont eu une infection récente. […] C'est un mauvais indicateur, il faut cibler ceux qui en ont besoin. »

— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique

Environ 69 % des résidents en CHSLD et 76 % en RPA ont reçu une dose de rappel dans les cinq derniers mois. L'opération intensive est terminée dans ces milieux, mais il est encore possible de s'y faire vacciner.

Le vaccin bivalent est disponible depuis le 9 septembre au Québec. Le Québec a reçu 1,2 million de doses à l’heure actuelle et près de 300 000 doses ont été administrées, a indiqué le sous-ministre adjoint à la Direction générale de la coordination réseau et ministérielle et des affaires institutionnelles du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Daniel Desharnais, lui aussi présent lors du point de presse.

Deux vaccins en un seul rendez-vous

Il sera possible de recevoir les deux vaccins dans plusieurs endroits avec la prise de rendez-vous simultanée, selon la disponibilité des vaccins de chaque site.

Il sera possible de prendre un rendez-vous à partir du 5 octobre sur le portail Clic Santé ou en appelant la ligne téléphonique dédiée à la COVID-19 (1 877) 644-4545.

« Le but, c'est de rendre ça facile »

— Une citation de  Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique

Il n'y a pas de risque pour la santé lorsqu'on reçoit les deux vaccins simultanément, assure l'infectiologue au CHU de Québec-Université Laval et expert clinique en appui à la gestion scientifique de la pandémie, le Dr Jean Longtin.

« C'est même une bonne idée de les jumeler dans un même rendez-vous, puisqu'on suppose que ça va augmenter l'adhésion des personnes à risque. »

— Une citation de  le Dr Jean Longtin, l'infectiologue au CHU de Québec-Université Laval

La vaccination simultanée sera aussi disponible dans plusieurs pharmacies et cliniques privées.

Dans les CHSLD et les ressources intermédiaires, la tournée de vaccination contre l'influenza commencera le 3 octobre. Près de 96 000 doses sont réservées pour ces personnes, qui n'auront pas à prendre de rendez-vous.

Dans un deuxième temps, les équipes de vaccination mobile se déplaceront dans les résidences pour aînés. Ces personnes peuvent aller dans un point de service pour recevoir le vaccin plus rapidement si elles le souhaitent.

Nouvelle vague?

Les autorités sanitaires seront plus aptes à confirmer la tendance à la hausse dans les prochains jours, mais les indicateurs du gouvernement pointent dans cette direction, a dit Luc Boileau, qui ne parle pas pour le moment de nouvelle vague.

Ce sont les experts de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui déterminent le début des vagues.

Le nombre de cas confirmés, les hospitalisations et les analyses des eaux usées laissent présager une tendance à la hausse depuis quelques jours, voire semaines, mais il n’est pas encore possible de dégager la tendance clairement, a expliqué le Dr Luc Boileau.

La rentrée s'est relativement bien déroulée en comparaison aux deux dernières années, a estimé Luc Boileau, qui ne crie pas pour autant victoire trop rapidement.

L'arrivée de l’automne signifie une augmentation des contacts rapprochés à l’intérieur, ce qui favorise la transmission de la COVID-19, rappelle M. Boileau.

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé le 14 septembre que la fin de la pandémie était en vue.

Le Dr Longtin précise que cela pourrait s'avérer si toutes les conditions étaient réunies, notamment une équité internationale pour l'accès aux vaccins et aux traitements.

« On n'est pas encore rendu là. Personnellement, j'ai l'impression que la saison hivernale qui s'en vient risque d'être assez intense. Mais c'est encourageant, car on a tous les outils pour y parvenir.  »

— Une citation de  Le Dr Jean Longtin, l'infectiologue au CHU de Québec-Université Laval

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