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Vérité et réconciliation : Regina célèbre sa première Journée Miyo-wîcîwitowin

Des personnes portant des chandails oranges au stade Mosaïc.

Des milliers de personnes se sont déplacés pour participer aux célébrations jeudi.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

La Ville de Regina a accueilli sa première journée Miyo-wîcîwitowin, jeudi. Près de 12 000 personnes vêtues de chandails oranges ont pris part à cet évènement au stade Mosaic.

La journée Miyo-wîcîwitowin a pour but de prendre conscience de l’impact du passé et de créer un meilleur futur.

L'événement, survenu la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, a eu lieu en présence de la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, et la cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald.

Mary Simon a rappelé l'intérêt de continuer à raconter l’histoire des Premières Nations, et l’importance de poursuivre la réconciliation. 

Elle indique que cette activité s’inscrit dans le cadre des efforts visant la réconciliation au pays.

« Cette journée, vous, ici, ça représente les actions vers la réconciliation. »

— Une citation de  Mary Simon, gouverneure générale du Canada

La gouverneure générale affirme avoir pris part à cette journée en tant que témoin honoraire de la Commission de vérité et de réconciliation, également comme personne autochtone de la communauté Inuk.

Présent lors de cet événement, le chef de la première nation de Cowessess,Cadmus Delorme, affirme que la prochaine génération guidera ces pas vers la réconciliation.

M. Delorme a évoqué la ‘découverte’ des tombes non marquées dans la Première Nation de Cowessess, le 24 juin 2021. Un événement rempli de douleur et de frustration pour les peuples autochtones, déclare-t-il.

Raconter pour mieux guérir

Le rassemblement a permis aux survivants des pensionnats pour Autochtones de prendre la parole.  

Ted Quewezance a vécu douze ans dans un pensionnat. Il affirme avoir été agressé sexuellement à plusieurs reprises, à l’âge de sept ans. 

Imaginez qu’après cet événement, que tous les gens ici ne rentraient pas à la maison, mais étaient plutôt forcés de prendre des autobus de la Gendarmerie royale du Canada, déclare-t-il.

Ted Quewezance estime qu’il y a environ 150 000 survivants de pensionnats pour Autochtones à travers le Canada. 

La communauté fransaskoise présente au stade Mosaic

Des membres de la communauté fransaskoise ont pris part à la journée  Miyo-wîcîwitowin. 

Le professeur à l’Université de Regina, James Daschuk, a accompagné une vingtaine d'étudiants au baccalauréat en éducation.

Il s’est dit impressionné de voir des milliers de personnes venues commémorer la souffrance des survivants des pensionnats pour Autochtones.

La prochaine génération va avoir plus de connaissances que la mienne, alors, oui je pense que c’est super important pour avoir la justice et enfin la réconciliation, clame-t-il.

Edouard Ngoga, un étudiant au baccalauréat en éducation à l’Université de Regina, dit comprendre l'importance de cet événement.

Je trouve que c’est important de transmettre ça aux plus jeunes, pour qu’ils puissent continuer, soutient-il.

Pour Maryam Stationwala, une étudiante au programme d’éducation élémentaire à l’Université de Regina, cet événement lui a permis d’apprendre sur l’histoire des Autochtones, à travers des témoignages en personne.

« C’est un cours d’études autochtones. »

— Une citation de  Maryam Stationwala, étudiante

“Je pense que c'est très important d’avoir l’occasion d’assister à cet événement. Plus il y a d’occasions, plus on peut apprendre”, ajoute-t-elle.

Le comité organisateur espère pouvoir reproduire l’événement dans les années futures.

L'événement devait coûter au total 400 000 $, selon un rapport publié en août dernier.

Avec les informations de Bryanna Frankel et Annie St-Jacques

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