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Fiona : les prochains mois s’annoncent difficiles pour les agriculteurs de l’Î.-P.-É.

La moitié du toit du bâtiment a été emportée par le vent.

L'entrepôt à pommes de terre de l’agriculteur Andrew Smith à l'Île-du-Prince-Édouard est inutilisable en raison des dommages causés par la tempête Fiona.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

L’industrie de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard a été durement touchée par la tempête Fiona, au point où des conséquences sur la prochaine récolte devraient se faire sentir, selon des agriculteurs.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la tempête post-tropicale a littéralement soufflé les hangars à pommes de terre de l’agriculteur Andrew Smith, copropriétaire des fermes Smith. Les débris étaient éparpillés sur plus d'un kilomètre à la ronde, explique-t-il.

Il espère trouver rapidement une solution, car la récolte des pommes de terre débute la semaine prochaine. Jusqu’à 12 millions de livres de patates devaient être entreposées dans ses installations pour l’hiver.

Andrew Smith ajoute qu'il ne pourra pas récolter de pommes de terre cette année s’il ne trouve pas un autre endroit où les entreposer.

Risque de moisissure

Outre les bâtiments et l'équipement, certains champs de blé ou de pommes de terre sont très endommagés par la tempête Fiona.

Les dommages pourraient être encore plus importants dans quelques semaines parce que la quantité de pluie déversée par la tempête risque de réduire la qualité des pommes de terre.

Il vaut mieux laisser des pommes de terre dans le sol que de les voir moisir dans les entrepôts, explique Jeff Visser, propriétaire de la ferme Victoria.

Des arbres couchés le long d'un champ.
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Des champs agricoles à l'Île-du-Prince-Édouard sont encombrés d'arbres déracinés par la tempête Fiona.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

De plus, des arbres renversés par la tempête sont tombés sur des champs cultivés et il est impossible de faire les récoltes avant de les retirer.

Cela pourrait prendre des mois et des moyens supplémentaires, estime Jeff Visser à propos de son propre cas.

Des règles du fédéral dénoncées

Les problèmes des producteurs de pommes de terre ne s'arrêtent pas là. Le premier ministre Dennis King a vivement critiqué mardi les règles imposées par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Depuis la découverte de cas de galle verruqueuse l'année dernière, les pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard ne peuvent plus être transportées ni entreposées hors de la province.

C’est un stress supplémentaire pour certains producteurs, affirme Jeff Visser.

Les producteurs insulaires s'attendent à un autre hiver difficile et ils commencent à avoir l’habitude de l’adversité, ajoute Andrew Smith.

Les récoltes s’annoncent moins bonnes que par le passé.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

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