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Des Néo-Écossais à faible revenu ont du mal à se nourrir après Fiona

Brendra Priest est son mari dans un parc de New Glascow en Nouvelle-Écosse.

Brenda Priest ne sait pas comment elle remplacera les centaines de dollars de nourriture qu'elle a perdus.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

À l'intérieur d'un petit immeuble d'appartements blanc du centre-ville de New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, bien des résidents sont assis dans le noir depuis des jours et mangent des sandwichs au beurre d'arachide.

Leur réserve de nourriture dans leurs réfrigérateurs et congélateurs a dû être jetée aux poubelles à cause des pannes d’électricité qui perdurent dans cette région.

La tempête post-tropicale Fiona a durement frappé leur communauté.

Je n'aurais jamais pensé que ce serait dans quelque chose comme ça, raconte Brenda Priest, l'une des résidentes . Je pensais que ça allait juste être comme une tempête et puis ce serait fini. Mais ça continue et on en souffre.

Brenda Priest dit qu'elle a fait le plein de nourriture avant la tempête et qu'elle gardait un congélateur plein au cas où ses enfants ou ses voisins auraient besoin de quoi que ce soit. Elle estime donc qu'elle jettera près de 400 $ de nourriture.

Maintenant, nous sommes morts de peur, dit-elle. Ça va mal tourner. Comment suis-je censée remplacer ça alors que mon mari ne touche que sa pension ?

Aide suffisante ?

Lundi, le gouvernement provincial a annoncé une aide financière d'environ 40 millions $ pour les Néo-Écossais touchés par Fiona. Ça inclut un paiement unique de 150 $ pour les personnes qui bénéficient de l'aide au revenu et de 100 $ pour les personnes qui ont perdu l'électricité pendant plus de 48 h et qui doivent remplacer leur nourriture.

Des fils par terre avec des branches.

Des fils électriques tombés près de l'immeuble où vit Brenda Priest.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Un peu plus de 24 000 bénéficiaires de l'aide au revenu vont recevoir l'argent d'ici vendredi. Mais pour ceux qui ne reçoivent pas d'aide sociale, l’aide n'arrivera pas aussi vite.

Une équipe est en train de concevoir les applications pour l’aide de 100 $ pour les aliments perdus à cause d'une panne de courant et on espère qu'elle sera prête dans les prochains jours, explique la porte-parole du gouvernement provincial Marla MacInnis. Les candidatures seront traitées le plus rapidement possible.

Mais certaines personnes pensent que ce financement n'est pas suffisant.

C’est loin d’être assez, dit John Stevens, un résident d’un immeuble de logements sociaux à Halifax. J'ai jeté quelques centaines de dollars, mais certains de mes voisins ont jeté plus de 1 000 $ de nourriture.

Il dit que pour les personnes à faible revenu, la perte de nourriture peut provoquer la panique.

Tout le monde dans ce bâtiment vit avec un budget, quel que soit le montant d'argent qu'il a chaque mois, dit-il.

La demande des banques alimentaires monte en flèche

Le directeur général de Feed Nova Scotia, Nick Jennery, dit que la demande des banques alimentaires a grimpé en flèche dans toute la province depuis la tempête post-tropicale Fiona.

Nick Jennery est le directeur de la Banque alimentaire de la Nouvelle-Écosse.

Nick Jennery est le directeur de la Banque alimentaire de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Mercredi, Feed Nova Scotia a envoyé deux camions de cinq tonnes, entièrement chargés de nourriture, au Cap-Breton pour aider 16 organismes à nourrir les personnes dans le besoin.

Nous avons envoyé six palettes de boîtes de nourriture vers les centre de confort, dit-il. Des boîtes de nourriture ont aussi été envoyées à la Croix-Rouge d'Antigonish et nous avons également soutenu 11 centres de réconfort dans la municipalité régionale d'Halifax,

Il dit qu'il n'avait jamais vu un événement comme celui-ci, mais que l'aide financière provinciale va aider l'organisme à maintenir ses efforts.

Nous aidons avec tout ce que nous avons, nous épuisons tout notre inventaire, dit Nick Jennery. Mais avec l'argent de la province, on va pouvoir acheter plus de nourriture et faire des chèque aux organisations qui peuvent utiliser l'argent pour se remettre sur pied.

Avec les informations de Nicola Segin de CBC

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