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Des travailleurs aux élections… qui ne peuvent pas voter

Des étudiants écoutent une formation dans une cafétéria.

Près d'une quarantaine de jeunes, préposés au scrutin, ont suivi une formation au Collège des Compagnons, mercredi.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallée-Roy

À quelques jours du scrutin, Élections Québec est toujours dans les préparatifs, mais cette année, l’institution a planché sur une nouvelle main-d'œuvre pour les élections : les jeunes.

Au Collège des Compagnons, dans le secteur Sainte-Foy, à Québec, tous les bureaux de vote seront tenus par des jeunes de 16 et 17 ans, lundi. Pour la première fois dans la province, des jeunes de moins de 18 ans peuvent travailler dans les bureaux de scrutin.

Ça fait sept ans qu’on a fait la recommandation d’intégrer des jeunes dans le travail électoral et c’est en décembre dernier que le législateur a donné suite à notre recommandation. On est très heureux, a confié le directeur général des élections, Pierre Reid.

Mercredi, 36 étudiants du Collège ont suivi une formation de 3 h 30 pour devenir scrutateur ou secrétaire des tables de vote lundi.

Ils devront recevoir les électeurs, vérifier leur identité, s’assurer de leur présence sur la liste électorale et superviser le vote, le jour du scrutin. C’est eux qui ont posé leur candidature à Élections Québec.

Pour Anaïs Willemot, étudiante en 5e secondaire au Collège des Compagnons, cette expérience est synonyme d’apprentissages.

Je me suis inscrite pour en apprendre plus sur le processus de vote, voir comment ça se passe derrière, avant que [les résultats] deviennent publics. Ça va me permettre d’en apprendre plus sur la politique, ce n’est pas tout le monde qui peut vivre ça, explique-t-elle.

Les aspirations sont aussi similaires pour sa collègue, Laurie-Anne Gagnon. Avant, je ne suivais pas trop les campagnes électorales, mais c’est quelque chose qui m’intéresse de plus en plus, soutient-elle.

J’ai l’impression que ça va m’aider pour plus tard, quand je vais avoir l’âge de voter, ajoute Eloïse Landry qui s’est également inscrite à la formation.

Une solution à la pénurie de main-d'œuvre

Pierre Reid affirme que le recrutement de jeunes dans les écoles secondaires a permis à Élections Québec de bien s’en sortir pour la campagne électorale, mais c’était aussi une façon de former les électeurs de demain.

« Quand je dis que je suis heureux, c'est un faible mot par rapport à ma grande fierté de voir des jeunes assumer cette responsabilité. C’est une responsabilité quand même importante, peu importe l'âge. Ça prend de la rigueur et du sérieux, car c’est l’intégrité de notre processus électoral [qui en dépend]. »

— Une citation de  Pierre Reid, directeur général des élections

Une expérience qui consolide des apprentissages académiques

L’idée d’embaucher des jeunes, comme secrétaires et scrutateurs, le jour de l’élection est venue d’Élections Québec, mais pour le Collège des Compagnons, il s’agissait d’une occasion à ne pas manquer.

Les enseignants ont partagé l’information aux étudiants et le nombre de candidatures déposées a finalement dépassé les attentes.

Ça démontre la curiosité, l’intérêt des jeunes envers le droit de vote. Ça valorise le rôle du citoyen. Ça donne du sens à ce qu’on leur apprend à l’école, croit le directeur adjoint de l’école secondaire, Laurence Berryman.

La preuve, Thierry Boutin a décidé de consacrer sa journée pédagogique lundi à la démocratie. Je crois que je vais aller aider les gens et la liberté d’expression, c’est dans mes valeurs, avoue l’étudiant.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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