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Un statut particulier réclamé pour les municipalités de moins de 2000 habitants

Le village et ses maisons sont au pied des monts Chic-Chocs, en arrière-plan.

Le village de Marsoui (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

En Haute-Gaspésie, la mairesse de Marsoui, Renée Gasse, en a assez de se battre contre les fonctionnaires pour tenter de faire avancer les dossiers de la Municipalité.

Mme Gasse voit le quai de sa petite municipalité s'effriter presque à vue d’œil et sa communauté de tout juste 300 habitants n’a pas les moyens de le réparer.

Renée Gasse, la mairesse de Marsoui.

Renée Gasse, la mairesse de Marsoui

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La mairesse voudrait que sa municipalité puisse profiter de programmes financiers du gouvernement, mais aucun ne cadre avec ce projet selon elle.

Elle interpelle donc les candidats aux élections pour que les municipalités de moins de 2000 habitants, comme la sienne, aient un statut spécial. Elle croit que si elles avaient un statut spécial à Québec, les choses seraient différentes.

Ce que je demande, c’est que les aides financières accordées aux municipalités, les petites municipalités comme la nôtre, soient ajustées à nos besoins, à nos réalités, que ce soit par la mise de fonds demandée, les critères d’admissibilités qu’on nous demande, explique la mairesse de Marsoui.

Une partie affaissée du quai de Marsoui

La réfection du quai de Marsoui ne cadre dans aucun programme d'aide financière du gouvernement selon la mairesse.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Voisine et solidaire

Saint-Maxime-du-Mont-Louis, municipalité voisine de Marsoui, à une trentaine de kilomètres, compte un peu plus de 1000 habitants.

Selon le maire, Claude Bélanger, un statut spécial pour les petites municipalités pourrait en effet changer les choses.

Ces programmes sont faits mur à mur pour l’ensemble du Québec et ils ne tiennent pas compte des réalités des petites municipalités comme de moins de 2000 habitants, indique le maire.

Claude Bélanger devant une carte de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, en Haute-Gaspésie.

Claude Bélanger est le maire de Saint-Maxime-du-Mont-Louis (archives)

Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant

M. Bélanger donne l’exemple d'un projet que Saint-Maxime-du-Mont-Louis souhaite réaliser.

La Municipalité a acheté un terrain. À l’entrée de ce terrain-là, il y avait une maison et on avait l’idée de la transformer en duplex pour des logements ou de la rénover pour l’offrir à des propriétaires de garderies, mais pour ça il faudrait mettre quelques centaines de milliers de dollars pour être capables de le rendre accessible pour accueillir une garderie en milieu familial par exemple, explique Claude Bélanger.

La maison appartenant à la Municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis.

La résidence qui appartient à la Municipalité pourrait servir de garderie en milieu familial.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Pour le maire, l’emplacement de la maison est stratégique et ce projet répond à de nombreux besoins pour la Municipalité, mais il ne cadre dans aucun programme gouvernemental selon lui.

En terrain connu

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) connaît bien cette préoccupation des municipalités.

La FQM demande d’ailleurs que le prochain gouvernement décentralise les bureaux des décideurs. Ainsi, il serait plus facile d’adapter les décisions aux réalités locales.

Il faut que les demandes dans chacune des régions correspondent au milieu, explique Jacques Demers, président de la FQM. Alors si les fonctionnaires vont porter ces dossiers-là vers Québec, nos régions vont être beaucoup mieux représentées.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

Pour la mairesse de Marsoui, les refus répétitifs nuisent au moral de la communauté.

Quand les défis sont aussi grands, et que constamment on frappe des murs, ça décourage les gens à s’impliquer au niveau municipal, affirme Renée Gasse.

Pour les élus, le message s’adresse à tous les candidats, peu importe qui sera élu le 3 octobre prochain.

D’après le reportage de Jean-François Deschênes.

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