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Le Cégep de Baie-Comeau veut l’appui de Québec pour attirer des étudiants étrangers

Khoren Bouakeur descend dans la cage d'escaliers dans son immeuble à logements.

Khoren Bouakeur a éprouvé des difficultés à se trouver un logement pour sa deuxième année d'étude à Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Le Cégep de Baie-Comeau souhaite obtenir de l’aide du prochain gouvernement pour l’attraction et la rétention d’étudiants étrangers. Augmenter le recrutement à l’étranger, faciliter l’octroi de permis d’études et construire des logements abordables pour les étudiants font partie des revendications de la direction.

Originaire de la France, Khoren Bouakeur étudie au Cégep de Baie-Comeau depuis deux ans et demi. Il a bénéficié de la gratuité du loyer aux résidences étudiantes pour sa première année, mais il a ensuite dû trouver un logement situé à 20 minutes de marche du cégep.

« Cette année, il n’y a vraiment pas beaucoup de logements et ils sont très chers. »

— Une citation de  Khoren Bouakeur, étudiant au Cégep de Baie-Comeau, originaire de la France
Khoren Bouakeur sourit à la caméra et se trouve devant son immeuble à logements.

Khoren Bouakeur étudie au Cégep de Baie-Comeau depuis deux ans et demi en technique d'aménagement cynégétique et halieutique (TACH).

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Au début, la première année, j’étais aux résidences du Cégep et après j’ai regardé sur Facebook et j’ai trouvé comme ça, explique celui qui habite maintenant dans un deux pièces et demie.

La directrice générale du Cégep de Baie-Comeau, Manon Couturier, a eu une frousse en mai dernier lorsqu’une quinzaine d’étudiants de première année n’avaient toujours pas trouvé de logement. Elle interpelle les candidats aux élections provinciales dans la circonscription de René-Lévesque à ce sujet.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

On peut penser à des partenariats privés-publics qui répondraient à ce besoin-là, d’accès à des logements pour nos étudiants, propose Manon Couturier.

« Si on veut devenir une ville étudiante, il va falloir se lever les manches et faire pour. »

— Une citation de  Manon Couturier, directrice générale du Cégep de Baie-Comeau
Manon Couturier est assise sur une chaise dans l'entrée du cégep et sourit à la caméra.

La directrice générale du Cégep de Baie-Comeau, Manon Couturier, souhaite obtenir de l’aide du prochain gouvernement pour l’attraction et la rétention d’étudiants internationaux.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Elle souhaite aussi que le prochain gouvernement régionalise davantage l’immigration.

Si j’avais juste une phrase à dire, ce qu’on disait aux candidats, c’est rappelez-vous d’avoir le réflexe région. Quand on prend une décision pour l’ensemble du Québec, il faut prendre le réflexe de réfléchir à l’impact que ça va avoir sur nos régions, soutient-elle.

La directrice générale du Cégep de Baie-Comeau affirme avoir rencontré trois des candidats dans René-Lévesque, soit Yves Montigny pour la Coalition avenir Québec, Jeff Dufour-Tremblay pour le Parti québécois et Audrey Givern-Héroux pour Québec solidaire.

Audrey Givern-Héroux se tient devant les résidences étudiantes. Elle porte un macaron de Québec solidaire sur son chandail.

Audrey Givern-Héroux est également enseignante en littérature au Cégep de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Cette dernière a d’ailleurs envoyé un communiqué de presse aux médias dimanche pour faire valoir ses engagements dans ce dossier. La candidate solidaire dans René-Lévesque a fait du logement son cheval de bataille pendant la campagne électorale.

Également enseignante en littérature au Cégep de Baie-Comeau, elle propose d’en faire plus pour les logements abordables.

Ce qu’on propose, à Québec solidaire, c’est de construire de nouveaux logements sociaux, donc 50 000 logements sociaux en deux mandats. Et on propose aussi de réglementer la hausse des coûts du loyer, indique Audrey Givern-Héroux.

Elle souhaite aussi relancer le Programme de l'expérience québécoise (PEQ), réformé par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. Augmenter le recrutement à l’étranger et faciliter l’octroi de permis d’études sont deux autres objectifs dans la mire d'Audrey Givern-Héroux.

Capucine Gatineau se tient sur un chemin qui mène au bâtiment du cégep, en arrière-plan. Elle sourit à la caméra et porte un chandail de Mickey Mouse.

Capucine Gatineau a quitté Montpellier en août dernier pour étudier au Cégep de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Se loger est une préoccupation pour des étudiants étrangers qui souhaiteraient travailler au Québec. C’est le cas de Capucine Gatineau, qui a quitté Montpellier pour Baie-Comeau depuis à peine deux mois.

Au Cégep, on a le droit aux résidences étudiantes la première année, gratuitement. Mais après pour la deuxième année, on commence à y réfléchir. Déjà, oui, parce qu’on se dit : "Si jamais on ne trouve pas", s’inquiète l’étudiante de 17 ans.

« C’est une question qui nous préoccupe. »

— Une citation de  Capucine Gatineau, étudiante au Cégep de Baie-Comeau

Même son de cloche pour Marc Antho Docteur, originaire d’Haïti, qui étudie depuis un an en technique de génie électrique dans l’établissement baie-comois.

Il est un peu serré de trouver un logement ici, à Baie-Comeau. Je ne sais pas si ce sont les prix, dit l’étudiant.

Marc Antho Docteur sourit à la caméra.

Originaire d'Haïti, Marc Antho Docteur est arrivé à Baie-Comeau depuis un an pour ses études en génie électrique.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Malgré ses préoccupations par rapport au logement, il souhaite trouver un emploi dans la région après ses études.

Moi, personnellement, j’aime beaucoup la Côte-Nord. Travailler ici, à Baie-Comeau, ça serait le fun pour moi. J’aime vraiment Baie-Comeau, dit-il, le sourire aux lèvres.

La directrice du Cégep de Baie-Comeau croit qu'il est impératif de trouver des solutions au manque de logements pour répondre à la pénurie de main-d'œuvre. Elle espère que le prochain gouvernement entendra son cri du cœur.

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