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Cartes-cadeaux de 200 $ et prime à taux double prolongée pour les travailleurs de la santé

Québec prolonge la prime des heures supplémentaires à taux double tandis que certains établissements utilisent des cartes-cadeaux pour convaincre le personnel de combler des quarts de travail.

Un travailleur de la santé fait une pause.

Québec prolonge la prime à taux double pour les travailleurs de la santé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Depuis le 22 juillet, les travailleurs qui acceptaient de faire des heures supplémentaires passaient directement au temps double au lieu du temps et demi.

Cette mesure visait à convaincre les travailleurs d’accepter des heures supplémentaires en raison des débordements constatés dans le réseau.

La mesure, initialement prévue jusqu’à la fin du mois de septembre, devait coûter autour de 50 millions $ (Nouvelle fenêtre).

Or, selon les informations obtenues par Radio-Canada, Québec prolonge cette mesure pour une période indéterminée.

Les enjeux anticipés de disponibilité de main-d'œuvre à l’occasion du congé de l’Action de grâce [...] et de la période des fêtes ont mené le Comité patronal de négociation à informer les syndicats de la prolongation des mesures temporaires.

Au 10 septembre, les besoins de main-d'œuvre demeuraient au-dessus de 10 000 personnes pour l’ensemble du réseau, en légère baisse par rapport à la mi-juillet.

Le taux du temps supplémentaire obligatoire (TSO) avait également diminué.

Au CISSS de Laval, on considère que la prime a été efficace.

Par rapport à la même période l'an dernier, alors que la mesure n'était pas en vigueur, on remarque une diminution de 20 % des heures comptabilisées en TSO, écrit la porte-parole Marie-Eve Despatie-Gagnon.

Des cartes-cadeaux

En marge des mesures liées aux heures supplémentaires, des gestionnaires utilisent d’autres incitatifs financiers.

Au CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal, des dizaines d’infirmières se sont vues offrir le week-end dernier des Visa prépayées de 200 $ afin d’accepter des quarts de travail difficiles à combler.

Comme l’explique le porte-parole de l’établissement, Christian Merciari, l'objectif était de leur offrir une marque de reconnaissance et de les remercier pour la solidarité montrée en faisant des heures supplémentaires pour remplacer leurs collègues qui devaient passer leur examen de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) [en vue de l’obtention du statut qui permet l'exercice de la profession infirmière].

Près de 3000 candidates de partout au Québec étaient attendues pour l’examen lundi dernier, selon l’OIIQ.

Cette initiative hors norme montre bien à quel point la situation est critique dans les urgences de l’est de l’île, affirme le président du Syndicat des professionnels en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, Denis Cloutier.

Le gouvernement doit impérativement mettre fin au TSO parce qu’il n’y a tout simplement aucun incitatif financier qui peut compenser les inconvénients vécu par le travail forcé, souligne-t-il.

Au moins un autre établissement de la région de Montréal a eu recours cette année à des cartes-cadeaux de 50 $ et 100 $ pour un centre commercial.

Depuis le début de la campagne électorale, plusieurs partis se sont engagés à réduire ou à abolir le recours au temps supplémentaire obligatoire et aux agences privées de placement de personnel.

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