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J-32 de la campagne : demandes des CPE, engagements économiques et la place de la culture

Une pancarte annonçant le CPE de la Baie

Le centre administratif du CPE de la Baie est situé sur l'avenue Grand-Pré, à Bonaventure (archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Radio-Canada

Les candidats péquistes de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, et de Bonaventure, Alexis Deschênes, ont tenu des points de presse durant la journée de mercredi, pendant que d’autres candidats se sont concentrés sur le travail de terrain dans cette dernière portion de la campagne électorale.

Retards dénoncés pour des CPE

Le candidat du Parti québécois dans Bonaventure, Alexis Deschênes, dénonce les retards qu'il attribue à la Coalition avenir Québec (CAQ), pour l’agrandissement du CPE de la Baie à Bonaventure.

Il a tenu un point de presse mercredi après-midi accompagné de la directrice générale du CPE-BC de la Baie, Julie Dalpé.

Le ministère de la Famille a récemment relancé l'appel d’offres ce projet d’agrandissement en raison du dépassement de coûts.

Que le gouvernement nous renvoie en appels d’offres dans un contexte où plusieurs parents attendent expressément d’avoir une place en service de garde pour leurs enfants n’a, selon moi, pas de sens, a déploré Julie Dalpé lors du point de presse.

Le candidat caquiste de Bonaventure, Alexis Deschênes, lors d'un point de presse sur le quai de Carleton-sur-Mer.

Le candidat péquiste de la circonscription de Bonaventure, Alexis Deschênes

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Alexis Deschênes déplore le manque de flexibilité du gouvernement sortant dans un contexte d’inflation et de pénurie de place en garderie.

Il manque des places en garderie et à Bonaventure seulement, ce sont 128 enfants qui sont sur la liste d’attente et pendant ce temps-là, on a un projet d’agrandissement de prêt, les appels d’offres sont terminés et on a le permis de construction depuis quelques jours, mais on ne peut pas aller de l’avant parce que le ministère [de la Famille] nous freine, explique M. Deschênes.

Selon le candidat péquiste, sans ce nouvel obstacle, les travaux d’agrandissement pourraient débuter cet automne.

L’agrandissement du CPE de la Baie, à Bonaventure, est un projet estimé à 692 000 dollars, qui consiste à ajouter 32 places en garderie à l’installation située dans l’ancien presbytère.

Plus largement, le Parti québécois propose de compléter le réseau des CPE par l’ajout de 15 000 nouvelles places au coût de 225 millions de dollars.

M. Deschênes complétait sa journée avec un 5 à 7 communautaire organisé par le Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine — Corporation de développement communautaire (ROCGIM-CDC) à Percé.

Cet événement a pour but de permettre aux membres du ROCGIM-CDC de rencontrer les candidats aux élections et de les sensibiliser aux enjeux de l’action communautaire autonome.

Les candidats de la Coalition Avenir Québec, Catherine Blouin et Stéphane Sainte-Croix comme le candidat du Parti libéral dans la circonscription de Bonaventure, Christian Cyr, et la députée sortante dans Gaspé, Méganne Perry Mélançon ont également pris part à cet événement.

La relance souhaitée de Fort-Prével

La candidate pour le Parti québécois dans la circonscription de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, a présenté les derniers éléments de sa plateforme électorale.

Parmi les engagements économiques présentés par la députée sortante, la mise en valeur des projets touristiques portés par le milieu et encourager le développement d’une offre touristique annuelle sont mis de l’avant.

L’emplacement choisi pour ce point de presse, le site de Fort-Prével, n’était pas anodin selon la candidate péquiste.

On voulait mettre de l’avant la nécessité de porter attention au projet de relance de Fort-Prével, parce que c’est un projet qui est déjà bien monté et bien ficelé, explique Mme Perry Mélançon.

En plus du Club de golf, le site de Fort-Prével possède un grand potentiel touristique et pourrait être bénéfique pour la région selon la députée sortante.

On a vraiment un bijou entre Gaspé et Percé et ce n’est pas qu’un club de golf avec quatre types d’hébergements sur le site comme du camping, hôtels, motels, chalets, donc c’est vraiment un beau projet, mais le milieu a fait sa part et maintenant on demande au gouvernement de faire la sienne, affirme-t-elle.

Vue aérienne du Club de golf de Fort Prével

La députée sortante de Gaspé souhaite une visite du ministre responsable de la région et des représentants du ministère du Tourisme à Fort-Prével (archives).

Photo : Club de golf Fort Prével

Méganne Perry Mélançon fait de cette relance une priorité et souhaite un engagement du gouvernement provincial pour alléger les charges financières et d’entretien, qui sont actuellement portées par un OBNL composé de citoyens.

Pêches, agriculture et industrie forestière

Déjà impliquée dans le domaine des pêches, la députée sortante réitère sa position et entend réclamer d’Ottawa une compensation pour les pêcheurs pélagiques, qui se sont vus restreints dans leurs activités de la dernière année par le gouvernement canadien.

Mme Perry Mélançon s’engage également à soutenir le projet de Zone d’innovation de l’économie bleue dans Rocher-Percé et à favoriser la formation dans le secteur des métiers de la mer en soutenant l’École des Pêches et de l’aquaculture du Québec dans une optique de durabilité, d’innovation et de modernisation de cette industrie.

La mise en place de mesures de soutien pour assurer une meilleure prévisibilité dans l’attribution des quotas forestiers et encourager les modèles d’exploitation forestière durable, ainsi qu’appuyer les secteurs de la production et de la transformation agricoles sont dans les engagements de la députée péquiste sortante.

Je connais très bien le développement économique, ça fait quatre ans que je travaille avec ces acteurs-là sur le terrain et j’ai déjà de bons liens et une bonne connaissance de ces milieux-là et je veux porter ce travail-là encore à contribution dans les prochaines années, conclut Méganne Perry Mélançon.

Un silence radio  électoral pour la culture

Culture Gaspésie déplore la quasi-absence de l’enjeu de la culture dans la campagne électorale. La directrice générale de l’organisme, Céline Breton, constate un silence radio en la matière.

Pourtant, un débat portant exclusivement sur ce sujet a récemment été organisé par le Réseau des conseils régionaux de la culture.

Une plateforme comprenant 13 recommandations a d’ailleurs été remise à tous les partis politiques dans la course. Parmi celles-ci figure le maintien du soutien financier pour la relance de l’industrie culturelle, pour au moins les quatre prochaines années.

Portrait de a directrice.

Céline Breton, directrice générale à Culture Gaspésie (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Céline Breton rappelle que les organisations culturelles font face à de nombreux défis.

La pandémie a frappé fort et ce n’est pas juste parce qu’on a rouvert les salles de spectacle que tout est réglé. Ça va prendre des années pour tout reprendre, précise Mme Breton. C’était un écosystème fragile et on tente de redémarrer le milieu culturel et parallèlement on a l’inflation et la pénurie de main-d’œuvre qui viennent frapper les organisations.

En région, l’accessibilité à la culture demeure un enjeu, selon Culture Gaspésie. Certains diffuseurs régionaux ont toujours de la difficulté à attirer des artistes, qui, pour diverses raisons, se déplacent peu ou pas dans les régions éloignées.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

La question du financement des initiatives régionales doit aussi être abordée, selon Céline Breton.

On parle du cinéma, des festivals et tout ça, on sait que le gros du financement est concentré dans les centres urbains et ça va au-delà de 85 % parfois, renchérit Mme Breton. Donc il faut démocratiser cet argent-là pour que ça se rende également dans les régions et que ça permette aux artistes en région de pouvoir se développer.

Les conditions de vie de la main-d’œuvre en culture doivent également être améliorées, selon la directrice générale de Culture Gaspésie.

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