•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Campagne électorale : débat de candidats sur l’environnement à Gatineau

Un cour d'eau élevé avec un pont qui l'enjambe

Le niveau de l'eau est élevé au coin du pont Alonzo-Wright, le long de la rivière Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Le débat sur l'environnement entre des candidats à l'élection provinciale touche une corde particulièrement sensible à Gatineau. La Municipalité réclame une aide substantielle de Québec pour se prémunir contre les catastrophes climatologiques.

En cette fin de campagne électorale au Québec, le Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais (CREDDO) voulait entendre les candidats de tous les partis sur une multitude de questions, dont celle de l’adaptation aux changements climatiques.

Un sujet auquel tient fermement la mairesse de Gatineau, France Bélisle. L’urgence climatique est une menace bien concrète pour la ville, dont une partie du territoire a été ravagée ces dernières années par des tornades et des inondations. À cinq jours du scrutin, France Bélisle insiste sur l’importance et l’urgence d’agir.

Il faut investir en amont, explique France Bélisle, c’est une démarche de bonne gestion des fonds publics.

L’élue rappelle qu’il y a à peine 10 jours, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a réclamé au prochain gouvernement du Québec de mettre en place un Pacte vert avec les municipalités, au coût de 2 milliards de dollars annuellement, pour les cinq prochaines années, afin de répondre dès maintenant à l'urgence climatique.

Elle souligne que Gatineau a reçu un remboursement de 18 M$ de Québec, à la suite des importantes inondations de 2019. C’est donc l’ensemble des citoyens de Gatineau et du Québec, dit-elle, qui paient pour des catastrophes naturelles.

« Est-ce qu'on peut avoir au Québec une vision de faire des investissements en amont avant que les catastrophes arrivent, plutôt que de venir faire des chèques de 18 millions de dollars? »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

Et la situation ne pourra qu’empirer, prévoit la mairesse Bélisle. Elle insiste aussi sur l’importance d’écouter les Villes, qui sont les mieux placées, selon elle, pour évaluer leurs besoins.

C’est nous qui regardons nos infrastructures se détériorer, c'est nous qui sommes en gestion de crise des inondations et des possibles catastrophes à venir, souligne-t-elle.

France Bélisle ajoute qu’il faut un leadership fort de Québec en la matière. Ça prend une vision collective qui doit être portée par un gouvernement provincial qui saura soutenir les villes, dit-elle.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

Un lourd fardeau pour les municipalités

Il s'agit d'une demande musclée, mais nécessaire, selon la cheffe des analyses socio-économiques du collectif Ouranos, Ursule Boyer-Villemaire.

Dorénavant, on ne peut plus jouer à l'autruche et prendre les décisions un peu à l'aveugle. Ce n'est pas une simple gestion de risque. Il y a des endroits où le risque est certain de se manifester.

Elle ajoute sans hésiter :C’est maintenant qu’il faut agir. La fenêtre d'opportunité, elle est maintenant.

« C'est avantageux d'investir dans la prévention, sinon on fait juste pelleter le problème en avant, et ça va nous coûter beaucoup plus cher d'attendre plusieurs décennies »

— Une citation de  Ursule Boyer-Villemaire, cheffe des analyses socio-économiques du collectif Ouranos

Une demande légitime et appropriée

Le candidat libéral dans la circonscription de Pontiac, André Fortin, est réceptif à cette démarche de l’UMQ. Il insiste qu'on se doit de s'asseoir avec les maires et mairesses, comprendre leurs besoins en infrastructures et en protection.

« On a le devoir de s’asseoir et discuter, et d’aborder la question avec l’esprit ouvert. »

— Une citation de  André Fortin, candidat libéral dans Pontiac

Mathieu Lévesque, candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chapleau, affirme de son côté que le premier ministre souhaite de bons échanges sur le sujet pour en arriver à des solutions satisfaisantes pour tous, mais il est plus vague.

« Il n’y a pas engagement précis à ce niveau-ci de la campagne, mais il y a ouverture pour poursuivre les discussions. »

— Une citation de  Mathieu Lévesque, candidat de la CAQ dans Chapleau

Le candidat caquiste promet que si le gouvernement de François Legault est reporté au pouvoir, il sera à l’écoute des municipalités.

Avec les informations de Fiona Collienne et Nelly Alberola

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !