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Cancer : les pompiers exigent plus de reconnaissance quant aux risques du métier

Des pompiers tentent d'éteindre le feu qui consume une maison.

Selon Chris Ross, plus de pompiers vont mourir d'un cancer lié à une exposition aux toxines dans le cadre de leur métier que lors d'une intervention (archive).

Photo : Gracieuseté : Steve Currie

Radio-Canada

Des pompiers d'un peu partout au Québec font front commun pour demander aux candidats des différents partis politiques de s'engager à reconnaître davantage de maladies liées à leur profession, s'ils sont portés au pouvoir.

Le Regroupement des associations de pompiers du Québec, le Syndicat des pompiers du Québec et l'Association des gestionnaires en sécurité incendie et civile du Québec se sont unis pour réclamer que davantage de cancers soient reconnus comme maladies occupationnelles.

Présentement, 9 cancers sont associés à ce métier au Québec, alors que l'Ontario en reconnait 19. Ces cancers, soutiennent les pompiers, sont plus susceptibles de se développer en raison de leur exposition à des substances toxiques lorsqu'ils effectuent des interventions.

Le président du Regroupement des associations de pompiers du Québec, Chris Ross, soutient que même si des progrès ont été effectués au cours des dernières années, le Québec tire de l'arrière dans ce domaine.

C'est quelque chose qui est de plus en plus connu dans le domaine scientifique, soutient-il. Ces produits toxiques, on les absorbe à travers la peau, par les voies respiratoires. Le taux de croissance des cancers chez les pompiers québécois est en augmentation continue et significative.

« Dans les prochaines années, les morts liées aux maladies professionnelles vont dépasser nettement le nombre de pompiers morts au feu. »

— Une citation de  Chris Ross, président du Regroupement des associations de pompiers du Québec

Le président soutient que les tribunaux, à travers les années, ont reconnu un lien de cause à effet entre l'exposition à des substances dans le cadre d'un incendie et certains cancers, comme la leucémie ou le cancer du cerveau. On pense que cela devrait être automatique : une fois qu'on a eu gain de cause devant les tribunaux, ça semble logique que la loi soit modifiée pour s'assurer que les pompiers reçoivent les mêmes protections que les autres pompiers au pays.

« La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer a reconnu cette année qu'un pompier a le même risque de développer un cancer [qu'un fumeur], soit le plus haut risque. Il y a un consensus international au sujet des risques auxquels les membres sont exposés. »

— Une citation de  Chris Ross, président du Regroupement des associations de pompiers du Québec

Chris Ross aimerait principalement voir davantage de reconnaissance envers ces pompiers, qui ne reçoivent pas la couverture d'un pompier qui est mort au feu, mais ils sont quand même morts à la suite de leurs fonctions, en protégeant les municipalités.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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