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La Ville de Gatineau cherche de nouvelles façons de protéger les bâtiments patrimoniaux

Une maison enneigée

La maison patrimoniale située au 485, chemin d'Aylmer devrait finalement être détruite. (archives)

Photo : Jean-François Rodrigue/Ministère de la Culture et des Communications

La Ville de Gatineau se met à la recherche de nouvelles solutions afin de mieux protéger les maisons et les bâtiments patrimoniaux sur son territoire. L’objectif est d’éviter que ceux-ci ne soient détruits en raison d’un mauvais entretien par les propriétaires et que leur valeur patrimoniale soit « irrécupérable ».

Le conseiller municipal Mario Aubé, qui préside le Conseil local du patrimoine à la Ville de Gatineau, a abordé le sujet lors d’une déclaration après la rencontre du conseil exécutif, mercredi matin.

À la demande de M. Aubé et avec l'appui du comité exécutif, l’administration municipale évaluera si les firmes qui s’occupent de l’inventaire du patrimoine bâti et moderne de Gatineau peuvent faire un benchmark, c’est-à-dire une étude comparative de ce qui se fait [dans d’autres municipalités, NDLR], des meilleures pratiques en matière de protection du patrimoine bâti.

Je veux juste m'assurer que les propriétaires entretiennent leurs bâtiments et je l'ai souvent demandé, a-t-il indiqué.

J'aimerais qu'on évalue également les outils réglementaires que la Ville de Gatineau a ou comment ils peuvent être bonifiés pour agir, et en même temps évaluer les pouvoirs que les villes ont et peut-être que Gatineau a également, mais dont on ne se sert peut-être pas, souhaite Mario Aubé, en s’assurant qu’il y ait assez de ressources pour le faire.

« On va peut-être en perdre une, deux, trois, quelques-unes [maisons patrimoniales, NDLR], mais à un moment donné, il va falloir que l'hémorragie s'arrête. »

— Une citation de  Mario Aubé, conseiller municipal du district de Masson-Angers

La mairesse France Bélisle a salué la déclaration de M. Aubé, demandant à l’administration municipale de donner suite à cette demande au comité exécutif dans les semaines prochaines, très rapidement.

J’ai un sentiment d’urgence par rapport à ça (...) Si on peut sauver une maison, deux maisons, puis avoir une meilleure idée des sanctions et des interventions... Moi, je pense qu'on n'a plus le luxe d'attendre, a insisté France Bélisle.

Mario Aubé répond à des journalistes en conférence de presse

Mario Aubé, conseiller municipal du district de Masson-Angers, à Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Mario Aubé : on a des cas qui risquent d'arriver prochainement

Mario Aubé a déclaré, dès le début de sa prise de parole, que le Conseil local du patrimoine a recommandé favorablement, lundi soir, la démolition du 485, chemin d’Aylmer malgré le caractère patrimonial de la maison.

La recommandation a été approuvée par le comité sur les demandes de démolition de la Ville, sur la base que c’était une structure déjà fragilisée et qui est jugé inhabitable et irrécupérable également côté patrimonial.

Quand on a des rapports qui nous disent que la maison est irrécupérable et que les valeurs [patrimoniales] sont faibles, il faut prendre des décisions – et ça arrive trop souvent, a plaidé Mario Aubé.

« Je l'ai déjà dit, je l'ai répété : on a des cas qui risquent d'arriver régulièrement au cours des prochaines semaines. »

— Une citation de  Mario Aubé

On a des promoteurs, par exemple, qui laissent aller des bâtiments qui se détériorent et, au fil des ans, qui ne sont plus récupérables, se retrouvent à devoir prendre une décision qui va de soi, c'est-à-dire la démolition pour la sécurité, bien souvent, si c'est un enjeu de sécurité, un enjeu de structure, a-t-il déploré.

Mario Aubé a rappelé que le conseil reverra des appels sur les demandes de démolition, qui ont déjà été autorisées par la Ville, dès la semaine prochaine.

D’ailleurs, la Municipalité s’attend à recevoir bientôt un rapport qui l’aidera à décider du sort de la maison « allumette » patrimoniale située au 207, rue Notre-Dame-de-l’Île, dans le secteur de Hull.

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