•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arrestation injustifiée : entente entre la police de Vancouver et Maxwell Johnson

Maxwell Johnson et sa petite-fille portent un survêtement et une coiffe traditionnels et marchent, lui devant et elle derrière, vers l'endroit où va avoir lieu la conférence de presse.

Maxwell Johnson et sa petite-fille à leur arrivée à la conférence de presse pour annoncer la signature de l'entente, le 28 septembre 2022.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Maxwell Johnson et sa petite-fille se sont entendus avec la police de Vancouver, ce qui met fin à leur plainte contre les forces policières devant le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique. Les termes de l'entente historique prévoient, entre autres, un investissement communautaire significatif de la part de la police et la mise en œuvre d'un processus collaboratif d'élaboration de politiques pour contrer le racisme systémique au sein du personnel de la police.

En décembre 2019, Maxwell Johnson, de la Première Nation Heiltsuk, et sa petite-fille, alors âgée de 12 ans, ont été arrêtés dans une succursale de la BMO et menottés parce que les employés pensaient qu'ils tentaient d'ouvrir un compte avec des pièces d'identité frauduleuse, entre autres une carte de statut d'Indien émise par le gouvernement du Canada.

« Le processus de guérison de ma famille est toujours en cours. Nous poursuivons nos efforts de réconciliation et travaillons avec la commission de la police pour lutter contre le racisme systémique afin de faire en sorte que personne d'autre ne vive la même chose que nous. L'entente d'aujourd'hui nous permet vraiment d'entreprendre le processus de guérison et d'avancer. »

— Une citation de  Maxwell Johnson

L'entente reflète le fait que la conduite des policiers en décembre 2019 était un symptôme de problèmes systémiques quant à la façon dont la police traite les Autochtones, explique un communiqué conjoint des deux parties publié mercredi.

Un policier de dos. Il porte un manteau où il est écrit en anglais : police de Vancouver.

La commission de la police de Vancouver admet que ses policiers ont fait preuve de discrimination envers Maxwell Johnson et sa petite-fille.

Photo : Shutterstock

Résumé de l'entente

Le résumé complet de l'entente (Nouvelle fenêtre) (en anglais) est accessible en ligne. Celle-ci commence avec l'admission de la part de la commission de la police de Vancouver que ses policiers ont fait preuve de discrimination envers Maxwell Johnson et sa petite-fille en raison de leur identité autochtone.

« Notre objectif sincère est de travailler à une relation plus vraie avec les communautés autochtones. Nous croyons que les conditions de cette entente permettront de réaliser cet objectif. »

— Une citation de  Commission de police de Vancouver

L'entente prévoit que la police de Vancouver versera une compensation financière, dont le montant est confidentiel, à la famille Johnson. Elle donnera également 20 000 $ à l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique (UBCIC) pour les dépenses encourues pour obtenir les preuves d'experts pour le dossier.

« L'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique exprime toute sa reconnaissance et son respect envers la force et la détermination de Maxwell Johnson, de [sa petite-fille] et de leur famille, ainsi qu'envers le conseil tribal Heiltsuk et sa cheffe, Marilyn Slett. Ils se sont battus pour les droits de nos peuples et, aujourd'hui, ils ont obtenu gain de cause. »

— Une citation de  Don Tom (Kwul’thut’stun), vice-président, UBCIC

Le Conseil tribal Heiltsuk recevra 100 000 $ pour financer des programmes communautaires par l'entremise du service de justice réparatrice, 25 000 $, pour les dépenses nécessaires pour organiser une cérémonie d'excuses à Bella Bella, et 12 500 $, pour financer le travail et les dépenses de déplacements liés à la mise en œuvre des remèdes à la discrimination systémique.

Les parties s'entendent pour faire de leur mieux afin de commencer l'élaboration de politiques et de formations pour lutter contre le racisme systémique au sein des forces à compter de novembre et pour terminer ces travaux d'ici deux ans.

Les parties s'accordent également pour que le commissaire aux droits de la personne de la Colombie-Britannique révise les mesures élaborées et publie les rapports qui en découlent.

Une communauté au bord de l'eau.

Une cérémonie d'excuses aura lieu à la Grande maison Heiltsuk de Bella Bella le 24 octobre prochain.

Photo : Michael Wigle/Central Coast Regional District

Une cérémonie d'excuses

La commission de la police de Vancouver sera l'hôte d'une cérémonie d'excuses à la Grande maison Heiltsuk de Bella Bella le 24 octobre. Maxwell Johnson, un artiste heiltsuk reconnu, remettra en signe de réconciliation une de ses œuvres à la commission quand celle-ci aura fait ses excuses. L'œuvre devra être affichée sur le site Internet de la commission pendant au moins 10 ans.

La commission s'engage également à faire de son mieux pour s'assurer que les policiers qui ont arrêté Maxwell Johnson et sa petite-fille participent à l'événement.

La cérémonie marquera le début des travaux conjoints de la commission, de la Première Nation Heiltsuk et de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique pour mettre en œuvre les mesures prévues par l'entente.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !