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Maréchal-ferrant : le cordonnier des chevaux

Fer à cheval brûlant et forgeron qui frappe dessus avec un marteau.

Le maréchal-ferrant Marc Gauthier forge un fer à cheval, La semaine verte, 7 mai 2000.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au début du 20e siècle, on comptait environ un forgeron pour 100 familles. Certains villages canadiens possédaient plus d’une forge. Les habitants venaient voir le maréchal-ferrant pour chausser leur monture. Au Québec, moins de 500 personnes pratiquent encore aujourd’hui ce métier traditionnel en employant la manière artisanale.

Le forgeron a longtemps été au cœur de la vie sociale. La boutique de forge était souvent un lieu de socialisation. Les hommes s’y rencontraient pour discuter pendant que le maréchal-ferrant s’affairait à fabriquer et à changer les fers de leurs chevaux.

Reportage d’Aline Desjardins avec Antonio Gaudreau qui parle du métier de forgeron qu'il pratique depuis 44 ans. Il relate ses débuts et raconte des anecdotes démontrant les difficultés de ferrer un cheval.

Dans ce reportage de l’émission Aujourd’hui diffusée le 17 décembre 1965, Aline Desjardins rencontre Antonio Gaudreau qui pratique le métier depuis 44 ans.

Le maréchal-ferrant de Fortierville, dans le Centre-du-Québec, relate ses débuts. Il raconte des anecdotes démontrant les difficultés qu’il peut rencontrer dans son métier qu’il décrit comme étant très dur. Un cheval lui a déjà cassé la jambe en ruant. Certains autres ont brisé des fenêtres.

En modelant le fer à cheval à l’aide de son brochoir, le maréchal-ferrant d’expérience s’enorgueillit d’avoir déjà ferré quinze chevaux en une seule journée. À cette époque, l’homme semble toutefois faire peu de cas du bien-être des chevaux, qui sont davantage perçus comme des bêtes que l’on doit maîtriser.

Près de 20 ans plus tard au début des années 1980, l’art de ferrer un cheval est déjà devenu plus théorique.

Reportage sur un cours donné à Vancouver pour pratiquer le métier de maréchal-ferrant.

À Vancouver, des propriétaires de chevaux participent à une formation de trois mois. Le 17 mai 1982, le Téléjournal Vancouver présente un reportage sur cette formation.

Les participants à l’atelier pratiquent d’abord le ferrage du cheval avec des pattes congelées. Ils peuvent donc se permettre de faire des erreurs sans craindre de blesser l’animal ni de recevoir de coups de sabot.

La confection des fers est une activité de précision. Ils ne doivent pas être trop larges ni trop étroits ou encore mal équilibrés.

Reportage de Jacques Giguère sur Marc Gauthier de Hopewell Hill au Nouveau-Brunswick qui pratique l'un des plus vieux métiers traditionnels : la maréchalerie.

Marc Gauthier, un maréchal-ferrant de Hopewell Hill, au Nouveau-Brunswick, utilise la vieille méthode du feu au charbon comme le faisaient les anciens forgerons.

Dans un reportage présenté à La semaine verte le 7 mai 2000 sur la maréchalerie, le journaliste Jacques Giguère explique la constitution d’un sabot de cheval. Nous comprenons mieux pourquoi le cheval ne souffre pas lorsqu’on lui applique un fer encore bien chaud qui est ensuite fixé avec des clous de fer.

Le maréchal-ferrant ne touche pas aux parties sensibles situées à l’intérieur de la surface plantaire du sabot que l’on nomme la sole et la fourchette. La ligne blanche sépare ces deux parties internes sensibles à la douleur, des parties rigides du sabot que sont la paroi et la muraille, qui serviront de support et d’ancrage au fer.

Les fers sont généralement changés toutes les six semaines. Avant de chausser l’animal de nouveaux fers, le maréchal-ferrant enlève les anciens fers et taille la repousse du sabot. Il l’égalise ensuite à l’aide d’une lime.

« Je sens une grande satisfaction lorsque j’ai terminé et que le cheval est à l’aise dans ses souliers. »

— Une citation de  Marc Gauthier

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