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Une équipe de Parcs Canada a survécu à Fiona sur l’île de Sable

Une bâtisse blanche a perdu une partie de son recouvrement.

Une partie du revêtement d'un des bâtiments de l'île de Sable a été arrachée lors de la tempête post-tropicale Fiona.

Photo : Gracieuseté : Jason Surette

Radio-Canada

Jason Surette est allé remplacer un employé sur l'île de Sable pendant trois semaines sans savoir que Fiona allait passer en plein sur le petit banc de sable à environ 300 kilomètres au sud-est d'Halifax.

« Ç’a été une expérience révélatrice et une histoire que je vais raconter toute ma vie. »

— Une citation de  Jason Surette, directeur des opérations de la réserve de parc national de l'Île-de-Sable

Les vents de la tempête ont atteint jusqu’à 179 km/h près d'Antigonish, mais les données définitives pour l'île de Sable n'ont pas encore été compilées, explique le directeur des opérations de la réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

Vendredi après-midi, avant la tempête, c'était extrêmement calme, avec juste une légère brise, mais ensuite Jason Surette raconte à quel point les vents se sont intensifiés rapidement.

À 3 h du matin, la maison tremblait, dit-il.

C'était comme si quelqu'un frappait le plancher avec un maillet, mais c'était uniquement à cause du vent.

Il raconte que la maison où il restait, aux côtés de trois autres personnes, grinçait énormément et faisait de gros bruits.

Une bâtisse blanche avec la moitié du revêtement arraché.

Un côté d'un bâtiment sur l'île de Sable a perdu une partie de son revêtement durant la tempête post-tropicale Fiona.

Photo : Gracieuseté : Jason Surette

Il y a eu quelques grosses détonations qui laissaient croire que des briques étaient lancées sur la maison. C'était assez impressionnant, la puissance de mère Nature.

Jason Surette, les deux autres membres du personnel de Parcs Canada et une chercheuse n'étaient pas autorisés à sortir tant que la tempête n’était pas terminée et ils ne devaient pas s’approcher des fenêtres.

M. Surette rapporte que l’équipe n’a pas vraiment dormi. La chercheuse a dit qu’en 50 ans sur l’île elle n’avait jamais vu une aussi grosse tempête.

Certains des bâtiments de l'île de Sable ont été endommagés et il y aura de petits travaux de réparation à faire sur la toiture, mais Jason Surette dit que le parc s’en est bien sorti.

Heureusement, les structures sont aménagées loin de la côte et fabriquées pour résister à des vents extrêmes.

Nous avons certainement ressenti un choc assez fort, mais nous n'avons pas vu l'onde de tempête et nos structures ici sont conçues pour gérer ça.

Des chevaux près d'une haute dune de sable.

Les chevaux de l'île de Sable se sont probablement protégés du vent en se cachant dans les hautes dunes.

Photo : Gracieuseté : Sarah Medill/Parcs Canada

Quant aux quelques centaines de chevaux de l'île, Jason Surette croit qu’ils ont dû s’en tirer.

Le personnel de Parcs Canada ne gère pas leur population et des règles sont en place pour empêcher les humains d'interagir avec les chevaux ou de les toucher.

Mais Jason Surette rapporte que, normalement, les chevaux trouvent refuge dans de hautes dunes pendant les tempêtes.

Les chevaux de l'île sont des créatures très robustes. Je n'ai aucune raison de penser qu'ils aient pu subir des blessures, dit-il.

D'après ce que j'ai pu voir des groupes qui se promènent autour de la station principale, ils avaient tous l'air heureux et en santé le lendemain.

Jason Surette croit qu'il serait allé à l’île de Sable même s'il avait su que Fiona s'en venait.

Je pense que beaucoup de gens en Atlantique vont se souvenir de l'ouragan Fiona. Pouvoir dire que non seulement j'y ai survécu, mais que j'y ai survécu sur l'île de Sable, c’est une histoire pour les annales.

Avec les informations de Frances Willick, de CBC

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