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L’usine de cannabis d’Atholville au N.-B. met à pied 28 autres travailleurs

Le maire d'Athoville estime qu’il reste environ 72 emplois dans cette usine qui a déjà eu près de 400 employés.

L'employée est dans une immense salle pleine de plants de cannabis.

Une employée d’Hexo examine des plants de cannabis dans une usine de l’entreprise (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Zenabis Global inc. abolit 28 autres emplois dans son usine à Atholville, au Nouveau-Brunswick. L’usine fait partie de la filiale qui se trouve sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies depuis juin.

Le directeur de l'usine d'Atholville, Philip Silver, a été licencié et remplacé par James McDonnell.

Radio-Canada a obtenu un exemplaire du courriel envoyé mardi aux travailleurs par la gestionnaire des ressources humaines chez Zenabis Global inc., Melissa Levesque. Elle assure que la décision de supprimer ces emplois n'a pas été prise à la légère.

Nous nous sommes toujours efforcés de faire passer nos employés en premier, mais après avoir épuisé toutes les autres possibilités, cette décision était la seule voie possible, peut-on lire dans le courriel.

Le bâtiment de l'usine.

L'usine d'Hexo, à Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick, a perdu 142 emplois en juin 2022.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Cette annonce reflète la réalité évolutive du marché du cannabis, en constante mutation. Il s'agit d'une nouvelle tentative pour assurer l'existence et la viabilité à long terme du site d'Atholville, ajoute Mme Levesque.

Zenabis avait été achetée par Hexo en juin 2021 pour 235 millions $. Hexo n'est plus impliquée dans la gestion de Zenabis depuis que la filiale est sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

L'agence de relations publiques Kaiser & Partners affirme que l'entreprise SNDL, située à Calgary, a été choisie pour acquérir Zenabis. « L'objectif de ce processus est de maintenir la continuité des opérations de Zenabis avec un nouveau propriétaire et de préserver les emplois restants à Atholville », ont-ils précisé dans un courriel.

Un nouveau coup dur pour la communauté

La mise à pied de ces travailleurs s’ajoute à celle effectuée l’été dernier. Hexo a annoncé en juin 2022 l’abolition de 142 emplois dans cette usine.

Le maire d'Athoville, Jean-Guy Levesque, et son homologue à Tide Head, Allan Dickson, ont rencontré le nouveau directeur de l'usine mercredi. M. Levesque a indiqué avoir été assuré que le site ne licencierait pas davantage d'employés.

Les trois maires à l'extérieur de l'usine.

Le maire de Campbellton, Ian Comeau, le maire d'Atholville, Jean-Guy Levesque, et le maire de Tide Head, Allan Dickson, ont rencontré la direction de l'usine d'Hexo à Atholville en juin 2022 pour discuter de l'avenir des employés et des mesures prise pour aider les travailleurs licenciés.

Photo : Radio-Canada

Le maire d'Athoville estime qu’il reste environ 72 travailleurs dans l’usine à la suite de l’abolition des 28 emplois. L'usine a déjà employé 380 personnes.

Pour nous, des emplois comme à Zenabis ou Hexo, ce sont des emplois qui permettent aux gens de demeurer dans la région. Ça, c’est surtout notre problème, d’avoir des emplois dans notre petite région. Et quand on voit des usines faire des coupes comme ça, bien entendu, 28 personnes, peut-être qu’à Saint-Jean c’est moins pire que chez nous, mais c’est considérable, souligne Jean-Guy Levesque.

Le maire Levesque dit craindre que l’usine finisse par être fermée, mais il ajoute qu’il n’y a aucun indice en ce moment que ce sera le cas un jour.

Selon lui, l’usine est moderne et elle a tout ce qu’il faut pour avoir du succès, mais il y a une surabondance de produits sur le marché du cannabis et l’entreprise tente de rétablir sa situation financière.

Avec des renseignements de Sarah Déry et de l’émission La matinale

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