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Ils ont frôlé la mort lors du passage de Fiona à Terre-Neuve

Brian Osmond devant une maison en ruines.

Brian Osmond a perdu tous ses biens sauf sa camionnette durant la tempête Fiona. Il a presque perdu la vie aussi lorsque les eaux l’ont emporté.

Photo : Radio-Canada / Malone Mullin

Radio-Canada

Des résidents du sud-ouest de Terre-Neuve témoignent de la violence de la tempête Fiona qui a failli les emporter dans la mer.

La tempête post-tropicale s’est abattue sur les provinces de l’Atlantique en fin de semaine avec des vents violents, des pluies torrentielles et une onde de tempête. Près d’une centaine de maisons à Terre-Neuve ont été détruites. Une résidente de Port aux Basques est morte emportée par les eaux.

Les ondes de tempête sont des vagues très hautes et des niveaux d'eau élevés provoqués par le vent et la pression atmosphérique. Elles peuvent causer d'importantes inondations.

Brian Osmond, 62 ans, résident de Port aux Basques, avait remarqué samedi matin, durant la tempête, que de l’eau s’accumulait autour de son garage. Il a déplacé sa camionnette sur une colline et il est rentré chez lui. C’est à ce moment que l’onde de tempête s’est produite.

Des maisons endommagées entourées de débris.

La tempête Fiona a semé la désolation à Channel-Port aux Basques, à Terre-Neuve. Elle a détruit en quelques heures des maisons qui se dressaient à cet endroit depuis plus de 80 ans.

Photo : Radio-Canada / Yan Theoret

M. Osmond relate qu’une vague l'a emporté et qu’il a cru qu’il allait mourir. Il croit qu’il s'est retrouvé sous son patio. Il était à quatre pattes et tentait de garder la tête hors de l’eau.

L’eau l’entraînait vers l’anse, mais il a réussi à se remettre sur pied et à courir chez des voisins. Il a alors vu une autre vague détruire sa maison.

« Ce n’était que de la chance. Ma sœur dit que ma mère veillait sur moi. Ce n'était pas mon tour de mourir. »

— Une citation de  Brian Osmond

Coincée sous un véhicule

Jocelyn Gillam se trouvait debout sur un terrain de stationnement à une longue distance de la côte lorsqu’elle a vu une vague arriver. La vague, dit-elle, l’a fait tomber et l’a entraînée sous une Jeep.

Mme Gillam s’est alors agrippée à un tuyau sous le véhicule. Elle avait de la difficulté à respirer et essayait de crier à l’aide lorsqu’elle avait la tête hors de l’eau.

Jocelyn Gillam.

Jocelyn Gillam a presque été emportée par l’onde de la tempête Fiona. Elle s’était retrouvée sous un véhicule et elle a été secourue par des voisins et son beau-frère.

Photo : Radio-Canada

Lorsque les eaux se sont retirées, des voisins et son beau-frère sont accourus pour la dégager en tentant de soulever le véhicule. Ils l’ont transportée à l’hôpital, où elle a passé la nuit.

Mme Gillam dit qu’elle sera éternellement reconnaissante envers les hommes qui l’ont sauvée, particulièrement son beau-frère, Brian Farrell. Il y a des anges dans notre ville, dit-elle.

Sauvé par un garde-fou

Wallace Kinslow, 67 ans, habite à Burnt Islands depuis 50 ans et il a failli se noyer samedi. Il avait entendu un voisin le prévenir de l’arrivée d’une vague. Il est sorti de sa maison et l’onde de tempête l’a emporté vers la mer.

Les eaux, explique-t-il, l’ont emporté le long de la rue jusqu’à ce qu’il se heurte à un garde-fou.

« J'ai presque perdu la vie. J’aurais disparu si je n’avais pu agripper ce garde-fou. »

— Une citation de  Wallace Kinslow
Wallace Kinslow devant une maison endommagée.

Wallace Kinslow, conseiller municipal de Burnt Islands, est bouleversé par le passage de la tempête Fiona.

Photo : Radio-Canada / Mark Quinn

Wallace Kinslow s’en est tiré avec une coupure au front, mais il a perdu sa maison. Il dit qu’il n’avait pas d’assurance, comme bien d’autres membres de la communauté.

Un appartement emporté par les eaux

Spencer Short, résident de Port aux Basques, dit avoir reçu un appel de son patron, vers 7 h samedi. Son patron était le propriétaire d’un immeuble résidentiel de deux étages et il voulait que les locataires évacuent les lieux.

Lorsque M. Short est arrivé à l’immeuble, une vague avait déjà détruit le rez-de-chaussée et déplacé l’étage supérieur d’environ 25 mètres.

Il dit qu’il a alors pensé que les locataires avaient disparu, que personne n’aurait pu survivre à cela, mais qu’il s’est quand même précipité pour vérifier.

Spencer Short affirme qu’il a surmonté des amas de débris pour atteindre la porte de l’appartement. De premiers répondants sont aussi arrivés. Ils ont défoncé la porte et trouvé les locataires vivants et terrifiés. Ces derniers ont été transportés à l’hôpital.

M. Short ajoute qu’il n’avait jamais vu auparavant une pareille dévastation.

Avec les renseignements de Malone Mullin, Chris O'Neill-Yates, Terry Roberts et de l’émission The Current, de CBC

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