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Chaîne humaine au centre-ville de Montréal en hommage aux victimes iraniennes

Des dizaines de personnes forment une chaîne humaine sur un trottoir.

Des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine mardi sur la rue Sherbrooke à Montréal pour dénoncer la répression dont sont victimes les Iraniens qui manifestent contre le régime à la suite de la mort de Mahsa Amini.

Photo : CBC / Kwabena Oduro

Radio-Canada

Des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine mardi au centre-ville de Montréal pour dénoncer le régime iranien et rendre hommage aux victimes de la répression des manifestations qui ont suivi la mort de Mahsa Amini. Les manifestants se sont rassemblés le long de la rue Sherbrooke, près de l’Université McGill.

Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans, est morte la semaine dernière à Téhéran après son arrestation le 13 septembre par la police des mœurs parce qu’elle ne portait pas son hijab correctement.

Après sa mort, des milliers d’Iraniens sont descendus dans les rues pour dénoncer le régime. Selon des médias d’État iraniens, au moins 41 personnes ont été tuées au cours de ces manifestations.

Nous voulons nous souvenir de tous ceux qui ont été tués par ce régime brutal, a indiqué Banafsheh Cheraghi, l’une des organisatrices de la chaîne humaine.

De nombreux participants ont brandi des photos de victimes de la répression en Iran.

Des gens forment une file en portant une affiche avec une photo.

Plusieurs participants à la chaîne humaine portaient des affiches avec la photo d'une victime de la répression en Iran.

Photo : Radio-Canada

Tout le monde est vraiment uni dans cette démarche, a ajouté Mme Cheraghi. Nous partageons tous ce sentiment.

La chaîne humaine de Montréal est l’un des nombreux événements tenus au pays et ailleurs dans le monde pour soutenir le peuple iranien. Dimanche, des milliers de personnes se sont rassemblées à Vancouver et ont marché dans le centre-ville pour exiger que l’Iran cesse d’obliger les femmes à porter le hijab et pour l’abolition de la peine de mort. Une marche a aussi eu lieu à Ottawa.

En Iran, les manifestations à l’encontre du régime se poursuivent. Les autorités ont utilisé des balles réelles contre les manifestants et ont renforcé les forces de sécurité dans les régions kurdes de l’ouest du pays.

Tout a commencé avec Mahsa Amini, a souligné Mme Cheraghi.

Le président de l’Association des étudiants iraniens de l’Université Concordia, Shayan Asgharian, a lui aussi contribué à l’organisation de la marche. Il est important de montrer notre solidarité et de porter les voix qui sont maintenant coupées en Iran, a-t-il noté.

Sanctions canadiennes contre le régime

Lundi, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que le Canada va imposer des sanctions contre une dizaine d’individus et d’entités iraniennes – notamment la police des mœurs. Aux femmes en Iran qui manifestent et à ceux qui les soutiennent : nous sommes avec vous, a affirmé M. Trudeau.

« Nous joignons nos voix – les voix de tous les Canadiens – aux millions de personnes dans le monde qui exigent que le gouvernement iranien écoute son peuple, mette fin à sa répression de la liberté et des droits, et laisse les femmes et tout le peuple iranien vivre leur vie et s’exprimer pacifiquement. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Mme Cheraghi a cependant dit craindre que les sanctions touchent davantage au peuple iranien, plutôt qu'à ses dirigeants.

De son côté, M. Asgharian a estimé que le Canada devrait expulser de son territoire tous les Iraniens liés au régime.

C’est réconfortant de voir des gens de l’extérieur de mon pays, des gens qui ne font pas partie de mon peuple, partager cette douleur et comprendre la nécessité de se tenir ensemble et d’exiger un changement, s’est exclamée Parichehr Peyvandy, une Iranienne qui participait à la chaîne humaine de Montréal.

Mme Peyvandy a déclaré avoir déjà été arrêtée pour les mêmes motifs que Mahsa Amini. Elle croit qu’elle aussi aurait pu mourir.

Ce serait fou de ne rien faire et de rester en silence [car] le silence n’apporte aucun changement, a ajouté Mme Peyvandy.

Avec des informations de Kwabena Oduro, de CBC

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