•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le centre culturel autochtone d’Edmonton devrait offrir un lieu inclusif au printemps 2023

Le centre culturel autochtone d'Edmonton.

L'inauguration officielle du centre est prévue au printemps 2023.

Photo : Radio-Canada / Sofiane Assous

Radio-Canada

Les travaux de construction du centre culturel autochtone d’Edmonton, nommé kihciy askiy, devraient être terminés d’ici la fin de l’année, alors que l’ouverture officielle du sanctuaire est, elle, prévue au printemps 2023. Le site sera ouvert à toutes les communautés autochtones ainsi qu'aux non-autochtones.

Une visite guidée, organisée mardi pour les médias, a permis de constater l’état d’avancement des travaux de kihciy askiy, qui signifie terre sacrée en langue crie. Le centre est considéré par ses promoteurs comme une initiative unique en son genre au pays.

Situé dans le parc Whitemud, au cœur de la capitale albertaine, le projet a pour vocation de devenir un site permanent pour accueillir des événements culturels et spirituels de toutes les Nations autochtones du Canada.

Celles-ci pourront y organiser des cérémonies et des rituels de sudation, selon une tradition qui leur est propre, explique le chef du projet, Lewis Cardinal.

« Elles peuvent utiliser cet espace pour faire les cérémonies dont elles ont besoin dans leur propre tradition. Nous ne faisons donc pas la promotion d'une vision spirituelle autochtone spécifique, l'espace est ouvert à toutes les Nations autochtones. »

— Une citation de  Lewis Cardinal, chef du projet kihciy askiy

Selon M. Cardinal, le centre pourra aussi accueillir des spectacles et des conférences. C'est un endroit pour rassembler les gens, résume-t-il.

Lewis Cardinal.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lewis Cardinal, le chef du projet, souligne la vocation inclusive du centre.

Photo : Radio-Canada

S’il est destiné principalement aux cultures et spiritualités des Autochtones, le centre kihciy askiy sera aussi un espace ouvert aux communautés non autochtones, indique pour sa part Frederick Campion, un aîné de la Première Nation Alexander.

Quelle que soit la couleur, la croyance ou la langue, nous sommes tous des êtres humains, c'est cette expérience spirituelle que nous allons fournir à tous ceux qui franchissent cette porte, souligne-t-il.

Mettre fin à une situation paradoxale

En plus de contribuer à la réconciliation avec les peuples autochtones, ce projet viendra combler un vide.

La question que je me pose est comment environ 65 000 Autochtones [résidant] dans notre ville n'ont pas d'endroit pour célébrer et faire des cérémonies alors que la ville abrite des mosquées et des églises, explique le directeur du projet Jason Milestone.

M. Milestone se dit par conséquent impatient que cette communauté ait enfin son lieu de culte, et transmette ses connaissances aux générations suivantes.

Lieu de prière autochtone prévu dans le centre culturel des Premières Nations qui sera ouvert en 2023 à Edmonton.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le centre prévoit un lieu de prières et de méditation autour d'un feu.

Photo : Radio-Canada / Sofiane Assous

D'un coût de 4,5 millions de dollars, le centre kihciy askiy comprendra, entre autres, un espace de prières et de méditation et un amphithéâtre pour accueillir des cérémonies.

Le lieu, dont l'idée remonte à 2006 à la suite d'une proposition de l'Edmonton Indigenous Cultural Resource Counsel, sera accessible en transports en commun.

Les débuts de la construction, en 2021, ont été précédés par des prières adressées à la Terre mère, pour lui demander de bénir le projet.

Avec les informations de Sofiane Assous

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !