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Jean Charest en procès contre le gouvernement du Québec

Jean Charest marche dans un couloir du palais de justice de Montréal.

L'ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, poursuit le gouvernement du Québec pour 2 millions de dollars en lien avec les fuites médiatiques dans l'enquête Mâchurer de l'UPAC.

Photo : Radio-Canada

« Mon client avait une vulnérabilité intrinsèque face à l'UPAC », a plaidé Jacques Jeansonne, l'avocat de Jean Charest, devant la Cour supérieure, mardi.

L'ex-premier ministre du Québec affirme avoir été victime d'abus de pouvoir de la part de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), en plus de reprocher au gouvernement de l'acharnement et de la mauvaise foi.

Il réclame plus de 2 millions de dollars en dommages, en raison de fuites médiatiques en 2017 dans le cadre de l'enquête Mâchurer de l'UPAC, qui portait sur le financement du Parti libéral du Québec (PLQ). Jean Charest soutient que des informations confidentielles ayant trait à sa vie privée ont été transmises aux médias.

Depuis lundi, son procès contre le procureur général du Québec (PGQ) se tient discrètement au 15e étage du palais de justice de Montréal.

On a voulu ostraciser un ancien détenteur de la charge [de premier ministre] et on l'a fait de façon oppressive et méprisante, a soutenu Me Jeansonne devant le juge Gregory Moore.

Lundi, Jean Charest a lui-même témoigné devant le tribunal des conséquences qu'il aurait vécues. Il continue de subir cette angoisse. Il en souffre [...] et sa famille est affectée, a résumé son avocat.

L'ex-politicien dénonce également le comportement de la ministre sortante de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui a exhibé le livre PLQ inc. – sur lequel apparaît le visage de Jean Charest – lors de la période des questions à l'Assemblée nationale du Québec, en octobre 2021.

Jean Charest n'a jamais été accusé. L'hiver dernier, l'UPAC a officiellement mis fin à l'enquête Mâchurer, lancée en avril 2014 pour faire la lumière sur des pratiques de financement douteuses au sein du PLQ. Aucune accusation n'a jamais été portée dans le cadre de cette enquête.

Une autre enquête est en cours pour identifier la source des fuites médiatiques. Plus probable qu'improbable qu'ils ne [la] retrouveront jamais, a estimé l'avocat de Jean Charest.

À sa sortie de la salle d'audience, le candidat récemment défait à la direction du Parti conservateur du Canada, accompagné de sa conjointe, a refusé de répondre aux questions de Radio-Canada.

Mercredi, ce sera au tour du PGQ, représenté par Me Michel Déom, de plaider pour se défendre.

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