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Vote par anticipation : pourquoi Québec est-elle bonne première?

Une file d'électeurs pour le vote par anticipation dimanche.

L'entrevue de Bruno Savard avec la professeure Valérie-Anne Mahéo.

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

Louis-Simon Lapointe

Le vote par anticipation a connu un vif succès et selon Élections Québec, 8 des 10 circonscriptions où le vote par anticipation a été le plus populaire sont situées dans les régions de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.

À l’échelle provinciale, le vote par anticipation a atteint 22,92 %, un record. Dans la circonscription de Louis-Hébert, 39,52 % des électeurs se sont présentés aux urnes dimanche et lundi, un sommet dans la province. Dans plusieurs autres comtés de la région, le vote par anticipation a dépassé les 30 %.

Selon la professeure adjointe au Département de science politique de l'Université Laval, Valérie-Anne Mahéo, la grande place qu'ont occupés les enjeux touchant les citoyens de nos régions et la présence d'une nouvelle formation politique ne seraient pas étrangères à la popularité du vote par anticipation.

Il y a un nouvel acteur politique, le Parti conservateur du Québec avec son chef qui se présente dans la région de Québec. On voit que ce nouvel acteur parle de certains enjeux dont les autres partis ne parlent pas, constate l’experte qui se spécialise dans les stratégies pour favoriser la participation électorale.

« Le PCQ va chercher une certaine frange de la population qui ne se sentait pas forcément représentée par les autres partis politiques. »

— Une citation de  Valérie-Anne Mahéo, professeure au Département de science politique de l’Université Laval

L’autre facteur qui explique cet engouement réside dans la place centrale qu’a occupée la région de Québec depuis le début de la campagne.

Valérie-Anne Mahéo s'adressant à la caméra depuis un bureau.

La professeure adjointe au département de science politique de l’Université Laval, Valérie-Anne Mahéo, s'intéresse aux stratégies pour favoriser la participation électorale.

Photo : Radio-Canada

On a parlé beaucoup de Québec. On a parlé du troisième lien, un pont, un tunnel. C’est beaucoup revenu dans les débats, dans les médias et régulièrement dans les annonces politiques, ajoute-t-elle. Ça montre aux électeurs et électrices de la région de Québec que les partis politiques s'intéressent à eux.

Tout n’est pas gagné

Selon Valérie-Anne Mahéo, malgré le succès du vote par anticipation, il ne faut pas tenir pour acquis que le taux de participation sera plus élevé que par le passé au terme de l'élection générale du 3 octobre.

On ne peut pas faire un lien direct entre le vote par anticipation et le vote à l'élection générale, prévient-elle. On a vu dans les dernières années que la proportion du taux de vote par anticipation a augmenté, mais la participation générale, elle, n'a pas augmenté, elle a même baissé à certains égards.

Des personnes qui attendent pour voter.

Les longues files lors du vote par anticipation pourraient pousser Élections Québec à améliorer ses manières de faire, selon Valérie-Anne Mahéo.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Les dispositions mises en place par Élections Québec pour favoriser le vote par anticipation portent toutefois leurs fruits.

« On voit qu'il y a une tendance à la hausse du vote par anticipation depuis plusieurs années électorales. »

— Une citation de  Valérie-Anne Mahéo, professeure au département de science politique de l’Université Laval

À certains endroits dimanche, les électeurs ont patienté plus d’une heure pour déposer leur bulletin dans l’urne. Un engouement qui pourrait inciter Élections Québec à améliorer ses manières de faire.

C'est sûr, que ce soit au Québec comme au Canada, il y a toujours des discussions pour savoir comment on peut toujours faciliter le vote, indique la professeure Mahéo. Peut-être qu’Élections Québec va rajouter des bureaux de scrutin ou même une journée supplémentaire.

Tout dépendra de l’analyse qui sera effectuée par l’institution au terme de l’élection.

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