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Les fraudes de plus en plus fréquentes avec la pandémie, selon la police de Saguenay

Un homme âgé parle au téléphone en tenant, dans son autre main, une carte de crédit.

Les fraudeurs demandent des informations bancaires aux potentielles victimes.

Photo : iStock

Radio-Canada

Selon le Service de police de Saguenay (SPS), les fraudes sont de plus en plus fréquentes depuis le début de la pandémie, alors que les stratagèmes sont nombreux et toujours plus raffinés.

Le SPS dit enregistrer de nouvelles plaintes pour fraude toutes les semaines.

Un problème important? Je dirais plus un fléau qu'un problème important. C'est un nombre incommensurable de dossiers qui peuvent atterrir sur les bureaux des enquêteurs chaque semaine, à chaque mois au courant de l'année et depuis plusieurs années, a indiqué Luc Tardif, porte-parole du SPS.

Les pièges sont subtils et les fraudeurs savent comment arnaquer les gens et ils adaptent constamment leurs stratégies pour y arriver.

En ce moment, les policiers observent surtout quatre types de fraudes.

La fraude du faux représentant

Le premier, c'est la fraude du faux représentant d’établissement bancaire. Dans ce type de cas, le fraudeur appelle une potentielle victime et lui demande si elle a fait certaines transactions. Comme elles sont fictives, la victime répond alors non. C’est à ce moment que le fraudeur propose de détruire adéquatement la carte. Il demande alors le numéro de la carte, le NIP et l’adresse pour que quelqu’un puisse se rendre au domicile pour récupérer et détruire la carte.

Un policier parle devant des arbres.

Le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Luc Tardif

Photo : Radio-Canada

La carte est effectivement récupérée, mais on sait très bien que ce n'est pas par un représentant. Ils vont aller récupérer cette carte-là pour vider les sommes disponibles dans le compte de la personne, a expliqué Luc Tardif.

La fraude amoureuse

La fraude amoureuse est aussi très fréquente. Dans ce cas, le premier contact est souvent anodin et peut se faire sur une application de jeu en ligne, par exemple.

Au fil du temps, le fraudeur va développer une prétendue relation amoureuse avec la victime. Plus tard, l'arnaqueur va se mettre à demander de l'argent.

Lessiver, c'est vraiment le bon mot. Des gens qui ont sorti leurs économies, qui ont sorti leurs REER, qui ont sorti leur fonds de pension, qui ont réhypothéqué leur maison, a raconté Luc Tardif.

La fraude du faux vendeur

Le troisième type de fraude le plus courant, la fraude du faux vendeur, est aussi bien connu.

Ce stratagème, c'est qu'un vendeur se présente pour vendre un bien ou un service, mais ce ne sera pas du tout ce qui a été promis.

La cryptomonnaie

Finalement, la cryptomonnaie fait beaucoup de victimes. Les gens peuvent se mettre eux-mêmes le pied dans l'engrenage quand ils font des recherches sur ce sujet.

Des publicités alléchantes apparaissent, ils cliquent sur des liens, s'ouvrent des comptes, sont en contact avec des gens qui les poussent à investir. Mais quand ils se rendent compte de la supercherie, il est trop tard et il est impossible de récupérer l'argent investi.

Des pièces représentant des cryptomonnaies

La cryptomonnaie fait beaucoup de victimes.

Photo : Getty Images

Ce qu’il faut se rappeler, c'est que quand c'est trop beau, ce n'est pas vrai. Quand ce n'est pas assez cher, ce n'est pas vrai. Les cadeaux n'existent pas. On est dans un monde où tout se paye, tout s'achète à des prix X, a mentionné Luc Tardif.

Pas de profil type

D’après le porte-parole du SPS, il n’existe pas de profil type de la victime parfaite. Les personnes ciblées peuvent différer aussi en fonction du type de fraude.

De dire que quelqu’un est à l’abri d’une fraude, ce serait complètement faux. Je ne suis pas à l’abri, vous n’êtes pas à l’abri, personne n’est à l’abri de ça. La fraude est partout, toujours. C’est de plus en plus présent, ce sera de plus en plus présent au fil des prochains mois, des prochaines années, a-t-il conclu.

D’après un reportage de Mireille Chayer

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