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Des exploitants touristiques ravis de la levée des mesures à la frontière

Photo en contre-plongée du pont.

Le pont international de Sault-Sainte-Marie relie le Canada et les États-Unis. Il s'agit d'un des principaux points d'entrée au pays dans le Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des exploitants touristiques du Nord de l'Ontario se réjouissent de la levée prochaine de toutes les mesures liées à la COVID-19 aux frontières.

À partir de samedi, les visiteurs américains n'auront plus à présenter une preuve de vaccination, à subir de tests avant l'arrivée ou à soumettre des informations sur la santé sur l'application ArriveCAN.

Dès que Sue Crane a appris la nouvelle lundi, elle a publié un message sur la page Facebook de son commerce. Elle est copropriétaire de Crane’s Lochaven Wilderness Lodge dans la région de Rivière des Français, au sud de Sudbury.

Nous attendons l'ouverture des frontières depuis un certain temps, a-t-elle déclaré.

Avant la pandémie, 70 % des visiteurs de l’établissement venaient des États-Unis.

Mme Crane estime avoir perdu la moitié de ses revenus en 2020 lorsque les frontières ont été fermées aux voyages de loisirs.

Elle souligne que son entreprise a été contrainte de modifier sa stratégie marketing pour attirer les visiteurs nationaux.

Nous avons eu assez de succès, mais il nous manque encore beaucoup de clients américains qui viennent pour une semaine, affirme-t-elle, en expliquant que leurs clients américains ont tendance à rester plus longtemps que leurs clients canadiens.

Malgré les difficultés, Sue Crane dit que son commerce a connu une bonne saison.

L’ouverture des frontières, ce sont de bonnes nouvelles pour nous, affirme Gregory Héroux, propriétaire de Sail Superior, une entreprise disposant de bateaux à voiles naviguant sur le lac Supérieur à Thunder Bay.

Un voilier amarré au quai.

Un des voiliers de l'entreprise Sail Superior.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

M. Héroux estime qu’un tiers de ses clients viennent des États-Unis et d’autres pays étrangers.

Toutefois, cette nouvelle sera seulement profitable l’an prochain, puisque c’est la fin de la saison pour l’entreprise.

J’espère et je pense que beaucoup plus de clients vont nous appeler pour faire des réservations pour l’année prochaine, affirme-t-il.

M. Héroux dit qu’il a réussi à attirer davantage de clients locaux, mais que cela n'a pas été suffisant pour minimiser les pertes.

Mon entreprise a perdu beaucoup d’argent pendant les deux dernières années, mais il y a beaucoup de personnes à Thunder Bay qui me connaissent maintenant, alors il y a du bon avec le mauvais, souligne-t-il.

Selon les statistiques recueillies par les organisations touristiques du Nord de l'Ontario, avant la pandémie, plus d'un million d'invités américains venaient chaque année dans la région, ce qui ajoutait 466 millions de dollars à l'économie par an.

David MacLachlan, directeur général de Destination Nord de l'Ontario, estime que les entreprises touristiques de la région ont perdu un total de 1,2 milliard de dollars de revenus au cours des trois dernières saisons, à cause des restrictions frontalières.

Certaines ont été contraintes de fermer définitivement, tandis que d'autres ont travaillé pour attirer les voyageurs nationaux.

Portrait de David MacLachlan.

David MacLachlan est le directeur général de Destination Nord de l'Ontario, qui travaille avec les exploitants touristiques de toute la région et qui les soutient.

Photo : CBC

Je pense que différentes entreprises ont été confrontées à des situations différentes. Vraiment, leur capacité à faire la transition vers ce marché intérieur a été essentielle, affirme-t-il.

M. MacLachlan indique qu'il était plus facile pour les entreprises du Nord-Est qu'à celles du Nord-Ouest d'attirer les voyageurs nationaux.

C'est presque comme si nous avions pu entendre un grand soupir de la part de l'industrie dès que nous avons entendu l'annonce, a déclaré Laurie Marcil, directrice générale de Nature and Outdoor Tourism Ontario, à propos des nouvelles de lundi.

Elle affirme que cela permet aux exploitants touristiques d’aborder la saison de promotion avec plus de clarté.

Une femme en entrevue.

La directrice générale de Nature and Outdoor Tourism Ontario, Laurie Marcil

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

De nombreux entrepreneurs ont utilisé les programmes de prêts du gouvernement fédéral pour les aider à rester à flot pendant la pandémie.

Nous avons demandé que la date limite du cycle de remboursement des prêts soit prolongée. Nous demandons même que les prêts ne soient pas remboursables pour certains de ceux qui ont été les plus durement touchés, a déclaré Mme Marcil.

Nous pensons qu'il faudra cinq à sept ans au secteur pour retrouver des bilans à des niveaux d'avant la pandémie, conclut David MacLachlan.

Avec les informations de CBC

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