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Une marche pour soutenir les survivants des pensionnats dans la Nation Dakota Canupawakpa

Des gens marchent avec une bannière.

Une cinquantaine de personnes ont participé à la marche, lundi.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Radio-Canada

Lundi, des membres de la Nation Dakota Canupawapka, au Manitoba, ont marqué le début des célébrations en prévision de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, ce vendredi. Une marche de 4 km a rassemblé plus de 50 personnes afin de soutenir les survivants des pensionnats pour Autochtones.

La cheffe de la Première Nation, Lola Thunderbird, espère que cette manifestation a pu encourager la réflexion et l'empathie envers l'expérience des anciens pensionnaires, dont 22 vivent à Canupawakpa.

Nous nous entraidons, nous portons ce fardeau en tant que communauté [...] Ça fait du bien de savoir que nous sommes là les uns pour les autres, souligne Mme Thunderbird. Il y a beaucoup de respect en ce qui a trait à nos traditions et notre culture.

Lola Thunderbird.

La cheffe Lola Thunderbird se dit fière de sa communauté.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

En prévision de la deuxième édition de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, la communauté a organisé de nombreux événements.

Parmi ceux-ci, un feu sacré a été allumé lundi. Ce dernier brûlera jusqu'à vendredi afin de servir d'espace de partage pour les aînés et les plus jeunes.

Selon la cheffe de la communauté, il est important que le Canada reconnaisse ce que le système et l'Église ont fait aux Autochtones et à leur culture.

Elle espère que la marche inspirera les Canadiens à en apprendre davantage sur la culture et les traditions Dakota.

Des personnes distribuent des chandails orange.

Des chandails orange lundi ont également été distribués.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Noella Eagle, une gardienne du savoir autochtone et une éducatrice dans la Nation Dakota Canupawakpa, estime, quant à elle, qu'il ne peut y avoir de réconciliation sans confronter les traumatismes du passé.

« Mes deux parents sont des survivants. Mes deux frères aînés le sont aussi. La réalité, c'est que ces blessures continuent d'avoir un impact. »

— Une citation de  Noella Eagle, gardienne du savoir autochtone et éducatrice, Nation Dakota Canupawakpa

Aujourd'hui, elle voit une occasion de sensibiliser la population et d'éviter que l'histoire ne se répète.

Mme Eagle ajoute que les communautés autochtones du pays ont besoin d'alliés qui comprennent et sont sensibilisés aux expériences vécues par les Premières Nations afin de pouvoir aller de l'avant avec des changements positifs.

Avec les informations de Chelsea Kemp

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