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François Legault tend la main aux partis « de bonne foi »

François Legault parle devant une marina.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, lors d'une conférence de presse tenue à Gaspé, mardi.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, s’est engagé, mardi, à rassembler les partis politiques à l'Assemblée nationale et à collaborer avec eux s’il est réélu au poste de premier ministre, à l’issue du scrutin.

Il y a de bonnes idées sur l’environnement, sur la protection du français. Donc, je veux travailler avec les oppositions. C’est ce que les Québécois souhaitent, que l’on travaille ensemble, a-t-il déclaré en conférence de presse à Gaspé, où il a annoncé sa promesse de réduire de 50 % le coût du permis de chasse et de pêche pour les aînés de 65 ans et plus.

« Je vais travailler avec tout le monde qui est de bonne foi pour faire avancer le Québec. »

— Une citation de  François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Il a cependant lancé un avertissement à ses homologues. On va voir aussi la collaboration qu’on va avoir des partis d’opposition, a-t-il affirmé, réitérant que toutes les bonnes idées sont bienvenues.

Quelle forme prendrait cette relation? C’est à déterminer, mais je veux les consulter. J’ai entendu de bonnes idées des autres chefs. Travailler avec eux. S’ils sont ouverts, les rencontrer régulièrement pour avoir leurs suggestions, parce qu’on travaille tous pour le bien des Québécois, a-t-il répondu.

Le chef caquiste n’exclut pas la possibilité d’autoriser qu’un projet de loi soit déposé par chaque parti d’opposition et étudié à l’Assemblée nationale au cours d’une prochaine session parlementaire.

En revanche, il ne s’engage pas à revoir le mode de scrutin pour le rendre plus proportionnel. Je ne pense pas que pour les Québécois, c’est une priorité, a-t-il avisé.

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Faire de la place à l'opposition

A-t-on besoin d’une opposition forte pour avoir un Parlement fonctionnel? C’est beaucoup une question de chefs. Il y aura des chefs parlementaires. Il y aura des partis. On va travailler avec eux autres pour leur faire de la place, a-t-il répondu, précisant que les questions durant les débats sont principalement adressées aux leaders politiques.

Néanmoins, au cours du dernier mandat, les partis d’opposition ont souvent accusé le chef caquiste de faire preuve d’arrogance et de les rabrouer. Je pense que, dans les faits, je suis quelqu’un qui est à l’écoute. Comme je l’ai déjà dit souvent, la pandémie m’a rendu plus humble que jamais. Il faut s’adapter, s’ajuster. Et c’est ce que j’ai fait depuis quatre ans, a-t-il opiné.

François Legault s’est fait questionner sur le sondage Léger publié mardi matin qui place son parti premier dans les intentions de vote des électeurs avec 37 % d’appuis, loin devant Québec solidaire (17 %), le Parti libéral du Québec (16 %), le Parti conservateur du Québec (15 %) ou le Parti québécois (15 %). Assiste-t-on à une bataille pour la deuxième place?

Il ne faut rien prendre pour acquis. Il faut travailler fort. Il reste six jours, s’est-il limité à dire, estimant que l’Est-du-Québec fait l’objet d’une lutte à deux entre le Parti québécois et son parti.

Le sondage Léger a été réalisé sur le web auprès de 1023 Québécois de 18 ans et plus et ayant le droit de vote au Québec, du 23 au 25 septembre dernier.

Accueil favorable du chef péquiste

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, se dit également prêt, dès le 4 octobre, à collaborer avec les autres partis sur les questions qui font avancer le Québec – une expression fréquemment utilisée par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, à Ottawa.

Paul St-Pierre Plamondon en mêlée de presse.

Le PQ est en hausse dans les sondages – assez pour que son chef, Paul St-Pierre Plamondon, demande aux électeurs de lui confier le rôle de chef de l'opposition officielle.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

En mêlée de presse mardi matin dans la circonscription de Masson, à Mascouche, le leader péquiste a reconnu que tous les partis [avaient] de bonnes idées. Ce n'est pas ça, la question, a-t-il insisté.

Selon lui, les plus récents résultats de sondage, qui indiquent que le PQ monte dans les intentions de vote depuis le début de la campagne, rendent encore plus pertinente la question de l'urne qu'il souhaite imposer, et qu'il a évoquée pour la première fois lors de son passage à Tout le monde en parle dimanche soir, à savoir : Est-ce qu'on veut donner le pouvoir absolu à François Legault, sans aucun contrepoids ou avec le moins de contrepoids possible, ou est-ce qu'on veut des oppositions qui sont fortes?.

M. St-Pierre Plamondon affirme être prêt à assumer le rôle que les électeurs voudront bien lui donner... tout en assurant que son parti formerait une opposition officielle constructive et respectueuse, qui s'adresse à l'intelligence des gens et qui est capable de nuance.

Mise en garde du chef solidaire

De son côté, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois considère que François Legault n’a pas démontré de volonté de travailler avec les autres partis politiques sur la question de l'environnement dans son premier mandat. Je trouve ça dommage, a-t-il admis.

Gabriel Nadeau-Dubois parle devant une caméra.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a convié les médias mardi pour parler de sa proposition sur l'autopartage.

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

Néanmoins, il a salué l’ouverture de son rival. Aujourd’hui, en campagne électorale, il nous promet qu’il va le faire. Moi, j’accepte sa main tendue, a-t-il déclaré.

Il lui a toutefois lancé un avertissement : Peu importe que Québec solidaire soit au gouvernement ou dans l’opposition [...], nous, on va travailler avec tout le monde qui va vouloir qu’on lutte plus fort contre les changements climatiques et on va s’opposer à toute décision qui nous fait reculer.

Cette élection est cruciale pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, mais ce n’est pas la fin des haricots. Le 4 octobre au matin, peu importe où on est au Salon bleu, il va falloir qu’on travaille ensemble pour régler la crise climatique. Et moi je m’engage [...] à travailler main dans la main avec tous les autres partis qui vont vouloir aller dans la bonne direction, a-t-il affirmé.

Anglade ne croit pas Legault

Dominique Anglade en gros plan.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a rencontré les médias après une entrevue radiophonique le 27 septembre 2022.

Photo : Radio-Canada / John Jaramillo

Pour sa part, la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, ne croit pas son homologue caquiste lorsque celui-ci assure vouloir collaborer avec les autres partis.

S'il y a une chose que François Legault nous a démontrée ces dernières années, c'est sa non-volonté à collaborer, autant avec les partis d'opposition qu'avec le fédéral et les municipalités, selon Mme Anglade.

Il veut nous imposer ses idées, tranche-t-elle.

Duhaime appelle aux compromis

Quant au chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime, il se dit également disposé à travailler de façon collégiale. Moi, je suis prêt à travailler avec tout le monde si c’est pour faire avancer les intérêts du Québec, a-t-il indiqué.

Éric Duhaime en gros plan.

Le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime a rencontré les médias pour parler de son opposition au projet de tramway à Québec, le 27 septembre 2022.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le leader conservateur souligne au passage que les élus ont parfois des divergences d’opinions. Évidemment, je ne suis pas toujours idéologiquement d’accord avec tout le monde. Il y a des gens aussi qui ne sont pas toujours d’accord avec moi, a-t-il fait valoir.

Cependant, Éric Duhaime il estime que les députés doivent s’efforcer de trouver un terrain d’entente. Ultimement, on sert la même population. En politique, il faut être capable de faire des compromis et il faut être capable de mettre de l’eau dans son vin, a-t-il plaidé.

Avec les informations de Jérôme Labbé et de Valérie Boisclair

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