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Contamination : le NPD presse la province d’évaluer le cas de l’École Greenwood

Peter Tabuns en entrevue sur Zoom.

Le chef intérimaire du NPD en Ontario, Peter Tabuns, demande au ministre de l'Environnement d'examiner le dossier de l'École Greenwood.

Photo : Radio-Canada

Le chef néo-démocrate par intérim en Ontario, Peter Tabuns, affirme qu’il est « nécessaire » que le ministre de l’Environnement, David Piccini, examine la question de la décontamination du terrain de l’École Greenwood à Toronto.

Un rapport commandé en 2019 par le Conseil scolaire Viamonde avant l’acquisition de l’École Greenwood indique que le terrain renferme des niveaux de plomb, de cadmium, d'arsenic et de mercure, notamment, qui excèdent les normes environnementales.

L’école secondaire désaffectée est actuellement en rénovation, en prévision d’une ouverture prévue pour septembre 2023.

Viamonde a révélé que le sol était contaminé dans une lettre envoyée aux parents la semaine dernière, après des questions posées par Radio-Canada.

Le conseil scolaire affirme qu’une décontamination complète n’est pas nécessaire. Les matières enfouies dans le sol sous l’édifice Greenwood ne poseront pas de risque pour la santé des occupants, assure Viamonde d'après l’expertise de la firme de consultants Cambium qui a fait l’analyse du sol.

Sans vouloir dire si une décontamination partielle suffit à son avis, le chef néo-démocrate intérimaire et député local Peter Tabuns est d'avis que le ministre Piccini a la responsabilité d’évaluer la question, de répondre aux questions des parents et des résidents du quartier, et de déterminer si l’école rénovée peut ouvrir en septembre prochain.

« Le ministre a des consultants, des experts, et c'est possible pour le ministre de déterminer s'il y a un problème. »

— Une citation de  Peter Tabuns, chef de l'opposition officielle

Selon M. Tabuns, l’examen du ministre devrait peut-être aussi inclure le parc municipal Felstead situé juste à côté de l’École Greenwood, pour garantir que son sol ne renferme pas de contaminants potentiellement toxiques.

Une pelle mécanique devant l'école.

L'École Greenwood actuellement en rénovation doit accueillir ses premiers élèves francophones du secondaire en septembre 2023, d'après Viamonde.

Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

À qui la responsabilité?

Phillips Robinson, l'attaché de presse du ministre de l'Environnement, a indiqué à Radio-Canada que ce dernier n'était pas disponible pour une entrevue et a fait suivre notre requête pour des commentaires au ministère.

Dans un courriel, le ministère de l'Environnement répète que le projet de rénovation de l’École Greenwood n’est pas de son ressort.

Étant donné que le site était une école et que l’usage prévu à l’avenir demeure pour une école, il n’y a pas de changement dans la vocation du terrain et un dossier de l’état du site (DES) n’est pas obligatoire, explique le porte-parole provincial Gary Wheeler dans un courriel. Un DES décrit l’état environnemental d’une propriété.

Le ministère de l’Environnement ajoute qu’aucune plainte n’a été reçue dans le dossier. Le ministère pourrait intervenir, indique M. Wheeler, s’il devait y avoir des plaintes au sujet d’allégations d’effets néfastes à l’extérieur du site.

Il dit qu’il revient à la Ville de Toronto de délivrer les permis de construction.

« Toute inquiétude en matière de contamination liée au projet de développement devrait être gérée dans le cadre des procédures de la Ville [lors de l’émission] des permis de construction. »

— Une citation de  Gary Wheeler, porte-parole provincial

La Ville affirme, elle, que son rôle est de faire respecter la réglementation municipale en matière de zonage et le Code provincial du bâtiment. Les autorités municipales renvoient les questions quant à la décontamination au ministère de l’Environnement et à Viamonde.

De son côté, le ministère de l’Éducation indique avoir versé 149 400 $ à Viamonde en juin 2021 pour la décontamination, sans vouloir préciser ce qui devait être fait exactement pour cette somme. Le ministère de l'Éducation et le bureau du ministre Stephen Lecce disent à Radio-Canada de contacter Viamonde pour toute question supplémentaire.

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