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Le rêve d’acheteurs de maisons neuves dans l’est ontarien en train de virer au cauchemar

Une maison en construction.

Les maisons de rêve sont en train de se transformer en «un énorme paquet de stress».

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Après des mois de retards, un groupe d'acheteurs de maisons neuves dans l’est ontarien pourrait voir leurs rêves en péril en raison de la hausse des taux d'intérêt.

Les maisons en rangée de deux étages construites par Parkview dans le lotissement Bellamy Farm de Smiths Falls sont pratiquement terminées et prêtes à accueillir les résidents depuis des semaines.

Cependant, il manque aux 15 unités une ligne de transport d'énergie hydroélectrique pour alimenter le nouveau lotissement.

Logan Sarch, qui attend depuis près d'un an une date d'emménagement, dit que l'expérience est passée de la maison de rêve à un énorme paquet de stress pour lui et sa fiancée Michelle Lavallee.

Trois personnes, debouts, dans un quartier de maisons en construction.

La semaine dernière, les acheteurs Logan Sarch, Lyn Beasant et Rob Pretty se sont réunis sur le site de ce qui sera un jour leur quartier commun pour s'apitoyer sur les retards.

Photo : Radio-Canada

Je n'aurais jamais cru cela, c'est tellement choquant, a déclaré M. Sarch, qui travaille dans le domaine de la construction et qui a vu d'autres projets naître après le début et l'achèvement de la phase 2 de Bellamy Farm.

Parkview ne peut pas lui donner de date d'emménagement, et M. Sarch ne peut donc pas bloquer son financement. Comme les taux d'intérêt continuent d'augmenter, cela signifie que ses versements hypothécaires seront plus élevés que ce qu'il avait prévu au départ, soit des centaines de dollars de plus par mois.

Une attente déchirante pour emménager

Le PDG de Parkview Homes, Andrew Cinnamon, a refusé la demande d’entrevue de CBC, mais a admis par courriel que le processus est devenu ridiculement difficile et lent sur de nombreux fronts.

La semaine dernière, les acheteurs Logan Sarch, Lyn Beasant et Rob Pretty se sont réunis sur le site de ce qui sera un jour leur quartier commun pour s'apitoyer sur les retards.

Mme Beasant et son fils de 18 ans ont dû quitter des appartements de courte durée à quatre reprises en attendant que leur nouvelle maison soit disponible.

Portrait de Lyn Beasant.

Lyn Beasant, qui est infirmière, s'inquiète de devoir payer la maison nettement plus chère que prévu.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Elle aussi a vu les taux d'intérêt hypothécaires doubler et elle s'inquiète de voir sa maison devenir hors de prix.

J'avais l'habitude de passer devant parce que je voulais voir les progrès, parce que c'était excitant. Je ne le fais plus maintenant parce que ça me brise le cœur, a-t-elle expliqué, impuissante.

Fils souterrains, acheteurs fatigués

Les pénuries de main-d'œuvre et de matériaux de construction ont causé certains retards. Et l'obtention des permis municipaux nécessaires pour commencer le lotissement de 165 unités en a causé davantage.

La porte-parole d'Hydro One, Tiziana Baccega Rosa, a mentionné que le retard du projet, et le rôle que la compagnie d'électricité a pu y jouer, sont inacceptables pour nous.

Personne ne blâme Hydro One, mais plutôt une décision prise par le conseil municipal de Smiths Falls le 27 juin.

À la suggestion de la conseillère municipale Nicki Dwyer, le conseil a convenu qu'une ligne électrique alimentant les nouvelles maisons à partir de l'autoroute 15 voisine s'intégrerait mieux à l'environnement et serait plus résistante aux tempêtes si elle était enfouie sous terre.

La majorité du conseil était d'accord, et la présidente de la réunion, Wendy Alford, a même refusé de demander une ventilation des coûts à Hydro One pour la ligne souterraine plus coûteuse, puisque nous ne paierons pas la note.

Le conseil s'en fichait, il n'a pas tenu compte de notre situation, a déclaré Rob Pretty, dont le fils et la jeune famille attendaient une date d'emménagement.

Un poteau «Hydro».

Personne ne blâme Hydro One, mais plutôt une décision prise par le conseil municipal de Smiths Falls le 27 juin.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Le personnel municipal a découvert qu'à un moment donné dans les années 1980, une clôture et un stationnement ont été construits sur l'emprise appartenant à la Municipalité, nécessaire aujourd'hui pour le prolongement de la ligne électrique vers le lotissement.

Le président de Leisure Days RV Group, Jeffrey Kyle, a assuré que son entreprise ne savait pas qu'elle avait empiété sur le terrain et qu'elle travaillait avec la Municipalité ainsi que Hydro One pour déplacer le stock et arracher la clôture afin que les travaux de tranchée puissent commencer.

Je suis de tout cœur avec ces gens, a affirmé le maire sortant de Smiths Falls, Shawn Pankow, qui tente d’être réélu le 24 octobre.

Portrait du maire de Smiths Falls.

Le maire de Smiths Falls, Shawn Pankow, dit qu'il espère que la situation sera réglée rapidement.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

M. Pankow a déclaré lundi qu'une ligne temporaire vers les 15 maisons était mise en place, tandis que les travaux sur la ligne permanente et enterrée devaient commencer de façon imminente.

Nous voulons que ces maisons soient occupées, nous voulons des gens dans ces maisons.

Avec les informations de Stu Mills, de CBC News

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