•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du procès d’un ex-enseignant accusé de 14 délits sexuels sur des élèves

Un homme marche devant un grillage.

Rick Watkins sortant du Centre de détention d'Ottawa-Carleton (archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Le procès d'un ancien enseignant d'une école secondaire d'Ottawa accusé de plus d'une douzaine d'infractions sexuelles sur des enfants a commencé lundi. Une élève a témoigné, racontant au tribunal avoir mis au point, avec une camarade de classe, un « code » à utiliser lorsqu’un incident inapproprié aurait eu lieu.

À un certain moment, Rick Watkins, également connu sous son ancien nom de famille, Despatie, faisait face à 54 accusations criminelles impliquant 16 présumées victimes. Le procès fait état de 14 accusations impliquant quatre plaignantes.

Une interdiction de publication empêche Radio-Canada de communiquer des informations qui pourraient permettre d’identifier l’une des présumées victimes.

M. Despatie a enseigné les mathématiques à des élèves de 7e et de 8e année à l’École secondaire St. Matthew, à Orléans. Il a été suspendu en mars 2021, soit un mois avant d’être accusé.

Il ne m’a même pas regardé le visage

Une grande partie de la journée de lundi a été consacrée au visionnement d'une vidéo de l'entrevue de la première plaignante avec la police.

Dans cette vidéo, l'élève a déclaré à un inspecteur que la première fois qu'elle s'est sentie mal à l'aise dans la classe de M. Despatie, c'est lorsqu'elle est allée remettre un examen et, a-t-elle dit, qu'il n'a même pas regardé mon visage, il a plutôt regardé ici, a-t-elle ajouté en faisant un geste vers sa poitrine.

Elle a également affirmé que l'enseignant déchu lui touchait l'épaule lorsqu'elle demandait de l'aide en classe. Elle a témoigné que celui-ci lui frottait le dos près de la bretelle de son soutien-gorge.

D’autres fois, elle s'asseyait à côté de lui, à l'avant de la classe, pour obtenir de l'aide dans son travail, a-t-elle raconté au tribunal. C'est au cours de ces visites qu'il lui aurait touché la cuisse, avait-elle dit au détective.

L’élève a raconté un présumé incident en utilisant le mot « footsie », expliquant que M. Despatie a essayé de lui toucher les pieds pendant environ 30 secondes lorsqu’elle était assise à l’avant de la classe.

La plaignante a également déclaré que celui qui enseignait également la gymnastique, l'a dévisagée plusieurs fois pendant 15 à 30 secondes à la fois alors qu'elle dirigeait les échauffements de la classe.

Perturbée par le toucher des cuisses

Lors de son témoignage devant le tribunal, elle a expliqué que le regard fixe l'a fait se sentir très mal à l'aise et anxieuse, a-t-elle dit en réponse à une question de la procureure adjointe de la Couronne, Cecilia Bouzane.

La présumée victime a raconté que le fait de se faire frotter les épaules pendant les cours et de se faire toucher la jambe l'a fait se sentir dégoûtante et perturbée.

Lorsque cela se produit, nous avons en quelque sorte un code où nous nous regardons toutes les deux, a-t-elle dit à un détective de police dans la vidéo, décrivant comment elle et une camarade de classe établissaient un contact visuel.

Une fois que nous nous regardions l'une l'autre, nous savons que nous l'avons vu toutes les deux.

L'avocat de la défense, Dean Embry, a demandé à la plaignante d'essayer de fournir une chronologie claire du moment où les incidents se sont produits et de leur fréquence.

Elle a répondu que la plupart des attouchements présumés se sont produits au cours des quatre premiers mois de l'année scolaire, tandis que le problème du regard a empiré après les vacances de Noël.

Me Embry a souligné que si la plaignante a dit à la police qu'elle avait été touchée à la jambe une ou trois fois, elle a témoigné lundi que cela s'était produit quatre ou cinq fois.

Elle a rétorqué qu’elle s’est souvenue d’autres incidents entre le moment de son interrogatoire et son témoignage de lundi au tribunal.

L'avocat de la défense a poursuivi en disant que les cours de gymnastique peuvent être embarrassants et gênants. Il a demandé comment la plaignante savait que Rick Despatie fixait des parties spécifiques du corps plutôt que de simplement regarder dans sa direction générale.

Le placement des yeux, le regard sur son visage. Il souriait. Il [me] fixait.

La plaignante dit que ses pieds ont été caressés

Me Embry a demandé à la plaignante ce qu'elle avait entendu sur l’ex-enseignant avant d'entrer dans sa classe. Elle a répondu qu'un groupe d'étudiants avait entendu des rumeurs.

Très tôt dans l'année, vous étiez à l'affût d'un comportement inapproprié de M. Despatie, a-t-il dit.

C'est exact, a répondu la plaignante.

L'avocat de la défense a également posé des questions sur l'incident présumé de footsie, demandant s'il pouvait être accidentel et pourquoi elle ne s'est pas retirée lors du premier contact.

L'étudiante a expliqué qu'elle avait d'abord pensé que le contact entre le haut du pied de M. Despatie et le bas du sien était accidentel, mais lorsqu'elle s'est éloignée, les jambes de l’enseignant ont continué à la suivre.

Ses pieds... ont caressé mes pieds, a-t-elle dit.

Le procès se poursuit mardi.

Avec les informations de Dan Taekema, de CBC News

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.