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Une alternative au plastique à base de bois développée par des chercheurs de l’UBC

Un homme tient un échantillon par-dessus l'image d'un arbre.

La cellulose développée par l'équipe de chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique peut se décomposer entièrement en trois semaines.

Photo : Fournie par la Faculté de foresterie de l'Université de la Colombie-Britannique

Radio-Canada

Une équipe de chercheurs de la Faculté de foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a développé une nouvelle alternative au plastique conventionnel avec une cellulose à base de pulpe de bois qui se décompose très rapidement.

Ça ressemble à du plastique et ça possède les propriétés mécaniques et la durabilité du plastique, mais c’est aussi biodégradable dans la nature en l’espace de trois semaines, explique le professeur adjoint à la faculté, le Dr Feng Jiang.

Selon le Dr Jiang, également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les biomatériaux fonctionnels durables, même si la société utilise trop de plastique, il est en même temps difficile de s’éloigner de son utilisation.

Nous avons besoin de créer quelque chose qui a des propriétés similaires au plastique, mais qui peut se dégrader complètement, illustre-t-il.

Un bécher contenant une solution permettant la création de la cellulose de plastique dans un laboratoire.

Pour le moment, cette cellulose biodégradable à l'apparence de plastique est seulement développée en laboratoire. Le prochain défi sera d'augmenter sa production à une échelle commerciale.

Photo : Fournie par la Faculté de foresterie de l'Université de la Colombie-Britannique

À partir de maintenant, ajoute-t-il, le défi est de sortir la fabrication de cette cellulose du laboratoire pour en faire une production commerciale à grande échelle. Elle pourrait alors être utilisée pour les emballages de nourriture ou encore les enveloppes de protection pour les colis.

Le chercheur assure que lorsque que la cellulose, développée en laboratoire grâce à une recherche financée par le ministère des Forêts, se dégrade dans le sol, elle ne forme pas de microplastique comme on peut en retrouver partout sur la planète.

Ce qui arrive, c’est que ça va se transformer en CO2 et en eau. Comme les arbres utilisent le CO2 et l’eau pendant la photosynthèse, ils synthétisent la cellulose et, une fois que celle-ci se décompose, elle se décompose en CO2 et en eau. Il n’y a donc pas de microplastique, tout disparaît, assure-t-il.

Ce n’est pas la première fois qu’une cellulose de bois, comme c’est le cas ici, est développée par des chercheurs pour remplacer le plastique conventionnel fabriqué à base de pétrole.

Dans plusieurs cas, cependant, le procédé chimique pour parvenir à un résultat similaire est habituellement toxique, explique Feng Jiang. Ce n’est pas le cas du produit développé par l'UBC, selon lui, qui utilise plutôt une solution d’hydroxyde de sodium pouvant être recyclée.

Les gens vont dire que c’est biodégradable et c’est bien, mais on doit regarder au-delà et calculer l’ensemble de l'empreinte écologique d’un produit, affirme-t-il.

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