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Une enquête ouverte pour négligence, menaces et intimidation à la Résidence Laterroise

Le stationnement d'une résidence privée pour aînés.

La Résidence Laterroise est située sur la rue Lapointe, à Laterrière.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur des situations de négligence, de menaces et d’intimidation qui seraient survenues à la Résidence Laterroise de Laterrière.

L’ancien président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, Jean-François Foisy, a été mandaté par le ministre sortant de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, afin de mener l’enquête dans la résidence privée pour aînés (RPA) qui peut accueillir une cinquantaine de personnes.

L’ancien PDG du CISSS, qui a pris sa retraite en 2019 et fondé l’entreprise Gestion stratégique F, a visité l’établissement à la fin du mois d’août, ont confirmé la présidente du conseil d’administration de la Résidence Laterroise, Sylvie Dassylva, et le vice-président Paul Pilote.

M. Foisy a rencontré le conseil d’administration, lors de sa visite, ainsi que des résidents. Il a également partagé un repas avec certains aînés.

En lien avec la pandémie de COVID-19

L’enquête administrative vise à documenter les événements survenus lors de la pandémie de COVID-19 et à identifier les actions mises en place par la RPA pour assurer les soins requis par la clientèle et veiller à sa sécurité, peut-on lire au sujet du contrat de gré à gré attribué par le MSSS, dont les informations ont été publiées lundi sur le Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO).

Il y a lieu de faire la lumière sur certains événements allégués ayant pu compromettre la santé et le bien-être des résidents de la RPA, entre autres, sur des situations de négligence, de menaces et d’intimidation envers les résidents, ainsi que sur les suivis effectués et les actions prises par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) pour protéger les résidents, ajoute-t-on.

Le mandat d’enquête a été attribué en vertu de la Loi visant à renforcer la lutte contre les maltraitances envers les aînés et toute autre personne majeure de vulnérabilité ainsi que la surveillance de la qualité des services de santé et des services sociaux.

Pas d’inquiétudes du côté de la présidente du CA

La présidente Sylvie Dassylva n’a pas voulu accorder d’entrevue formelle au sujet de l’enquête. Elle a toutefois affirmé que Jean-François Foisy a été très rassuré de sa visite, lors d’un entretien téléphonique en soirée. Elle a indiqué aussi ne pas s’inquiéter du dénouement de l’enquête et attribue son déclenchement à des plaintes déposées par quelques résidents.

La présidente du conseil d’administration a également précisé que la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, qui ne sollicite pas un nouveau mandat, avait visité la résidence cet été, sans préciser le moment.

La dernière visite publique de Marguerite Blais dans la région remonte au 21 juillet, lorsqu’elle a visité les chantiers des maisons des aînés de Roberval et d’Alma.

De son côté, le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a pas donné suite à la demande d’information de Radio-Canada.

Mme Dassylva ignore à quel moment le dépôt du rapport d’enquête est attendu. Le contrat obtenu par Jean-François Foisy s’élève à 67 500 $.

Condamnation de l’ancien directeur de la résidence

L’enquête a été déclenchée peu de temps avant que l’ancien directeur de la Résidente Laterroise, Benoît Bilodeau, ait plaidé coupable au milieu du mois de septembre à une accusation d’agression sexuelle sur une résidente.

Il avait été accusé à l’automne 2021, après des événements survenus au printemps, qui avaient mené à sa suspension.

La présidente du conseil d’administration, Sylvie Dassylva, qui est entrée en fonction après la suspension de M. Bilodeau, n’a toutefois pas voulu confirmer ou infirmer de lien entre l’enquête ouverte par le ministère et l’accusation d’agression sexuelle.

L’ex-directeur a obtenu une absolution conditionnelle au versement d’un don à la victime. Il lui est également interdit d’occuper un emploi où il serait en situation d’autorité face à des personnes vulnérables.

Avec les informations d’Andréanne Larouche et de Myriam Gauthier

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