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Le procès de Daniel Laframboise s’ouvre avec la sélection du jury

Daniel Laframboise descend les marches de l'entrée principale du palais de justice de Rouyn-Noranda.

Daniel Laframboise était de retour au palais de justice de Rouyn-Noranda lundi, jour de la sélection du jury pour son procès.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier

Le procès de Daniel Laframboise a commencé lundi après-midi au palais de justice de Rouyn-Noranda avec la sélection des membres du jury.

L’ouverture du procès a aussi permis à la Couronne de détailler les actes d'accusation et de donner un aperçu de ses preuves.

Le cinquantenaire fait face à six chefs d’accusation, y compris des accusations d’agression sexuelle et de harcèlement. La plupart des crimes allégués seraient survenus à Rouyn-Noranda entre 2017 et 2018, mais certains autres remonteraient à 2009 et à 2012. M. Laframboise est aussi accusé d’avoir diffusé une image intime d’une des plaignantes sans son consentement.

Précisions

Dans une version précédente du texte, nous écrivions que Daniel Laframboise faisait face à une accusation de séquestration. Or, l'accusation de séquestration a été retirée. Les six chefs d’accusation prononcés lundi au début du procès sont ; agression sexuelle, agression sexuelle ayant causé des lésions, transmission d’une photo intime sans le consentement de l’une des plaignantes et intention de harceler.

L’avocate de la défense, Me Véronique Talbot, a aussi la possibilité de s'adresser ou non aux jurés pour avancer la théorie de la cause du dossier.

Le palais de justice de Rouyn-Noranda.

Le procès se déroule au palais de justice de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier

La Couronne, représentée entre autres par Me Andrée-Anne Gagnon, a soutenu lors de son exposé d’ouverture que Daniel Laframboise aurait manipulé les trois victimes alléguées, dont une est aujourd’hui décédée. Les deux autres devraient témoigner pendant le procès. Une partie de la preuve de la Couronne se fonde sur leurs témoignages.

Au cours des prochaines semaines, nous tenterons de vous convaincre, hors de tout doute raisonnable, que Daniel Laframboise a manipulé [la plaignante] de différentes façons, dont l’envoi de milliers de courriels provenant de fausses identités afin que celle-ci ait des contacts sexuels divers avec lui, a-t-elle déclaré.

Si la Défense le juge nécessaire, elle pourra adresser sa propre théorie de cause aux jurés.

Formation du jury

Daniel Laframboise a passé la journée de lundi au palais de justice de Rouyn-Noranda. Il a assisté à l’exercice de sélection du jury auquel les procureurs de la Couronne se sont livrés avec les représentants de la défense.

Une trentaine de chaises ont été ajoutées à l'entrée du palais de justice de Rouyn-Noranda.

L'entrée du palais de justice de Rouyn-Noranda a été aménagée pour accueillir les candidats jurés.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier

Une soixantaine de candidats au titre de juré ont défilé devant le juge Dionne durant la journée. Le tribunal a finalement retenu six hommes et huit femmes.

Ces personnes, dont l’anonymat est protégé, se trouvent à représenter divers pans de la société civile : infirmière, préposée aux bénéficiaires, directeur de services financiers, enseignante et travailleurs du domaine minier font partie du lot.

Impartialité demandée

La majorité des candidats interrogés n’ont pas été sélectionnés en raison de craintes quant à leur partialité.

Questionnés par le juge, une demi-douzaine de citoyens ont déclaré nourrir des idées préconçues, des préjugés ou des biais envers certains types d’activités érotiques et de pratiques sexuelles.

Plusieurs autres candidats ont été exemptés en raison de leur préjugé favorable aux victimes d’agression sexuelle. Quelques candidats ont été exemptés en raison de leur lien avec les présumées victimes et avec les témoins dans cette affaire.

Cinq candidats ont choisi de se désister en raison de leur âge. Ils avaient plus de 65 ans.

Une demi-douzaine de candidats n'étaient pas vaccinés. Ils ont été automatiquement exclus.

D’autres candidats ont été exemptés en raison de problèmes de santé ou encore parce qu’ils occupent le rôle d’aidant naturel.

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