•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un homme de Winnipeg condamné à 14 ans de prison en lien avec des agressions sexuelles

Une femme, de dos, court sur un sentier dans un environnement entouré de gazon et d'arbres.

Plusieurs agressions sur des femmes et des filles, dont Jordan Andrew Bruyere est l'auteur, ont été signalées à différents endroits le long du réseau de sentiers de la rivière Rouge en 2021.

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Radio-Canada

Jordan Andrew Bruyere, âgé de 30 ans, écope de 14 ans de prison, moins le temps déjà passé derrière les barreaux, pour des agressions sexuelles perpétrées sur les sentiers de la rivière Rouge à Winnipeg en 2021.

Le juge Robin Finlayson, de la Cour du Banc du Roi du Manitoba, a prononcé la sentence lundi. M. Bruyere a plaidé coupable le mois dernier.

Je suis désolé pour mes actions. Je sais que cela ne change rien et que les dommages causés ne changent rien, mais je présente mes excuses, a déclaré M. Bruyere à la Cour.

Robyn Finlayson a considéré la déclaration de l'accusé, ainsi que sa reconnaissance de culpabilité et sa décision de ne pas faire subir aux quatre victimes un procès où elles auraient dû témoigner contre lui, comme un énorme signe de remords.

L'accusé a déjà passé plus d'un an derrière les barreaux, pendant que le processus judiciaire suivait son cours.

M. Bruyere a admis avoir attaqué une adolescente et trois femmes sur les sentiers de la rivière Rouge l'an dernier. Il a plaidé coupable aux quatre chefs d'accusation d'agression sexuelle, d'agression sexuelle armée, d'agression et d'agression armée.

Le premier incident a eu lieu le 8 avril 2021, lorsqu'il a fait basculer une femme jusqu'au sol alors qu'il était armé d'un couteau sur le sentier près du Palais législatif. La femme s'est débattue et a crié avant de parvenir à se libérer et à s'enfuir.

Deux mois plus tard, une femme âgées d'une vingtaine d'années marchait le long de l'avenue Assiniboine, près du pont de la rue Donald. Elle lui a demandé si elle pouvait emprunter son téléphone. Il a accepté, mais lui a dit qu'il y avait une meilleure connexion wi-fi plus près du pont. Il l'a traînée jusqu'à la rive du fleuve sous la menace d'un couteau et l'a agressée sexuellement.

Le troisième incident s'est produit le 12 juin 2021. Une femme d'une vingtaine d'années marchait sur le sentier de la rivière le long de Churchill Drive lorsqu'elle a été attaquée de dos et tirée au sol. Elle aussi a crié et a pu s’échapper.

Le dernier incident a eu lieu le 8 août 2021. Une adolescente de 15 ans marchait sur le sentier près de l'École secondaire Churchill, dans le quartier de Riverview, lorsque M. Bruyere s'est approché d'elle et l'a agressée sexuellement.

C'est le pire cauchemar de toute femme, a déclaré la procureure de la Couronne Chantal Boutin, tout en reconnaissant que les gens blessés blessent les gens.

La procureure et l'avocate de la défense, Laura Robinson, se sont entendues pour recommander une peine de 14 ans, moins le temps que l'accusé a déjà passé derrière les barreaux, comme étant une peine équitable qui tient compte des abus sexuels que M. Bruyere a lui-même subis à l'adolescence.

Elles ont aussi indiqué que l'accusé avait aussi connu une vie familiale instable, marquée par l'alcoolisme, la violence physique et la négligence.

Laura Robinson a ajouté qu'il avait tenté de se faire aider pour contenir sa violence à l'âge adulte auprès de psychologues et de médecins, mais qu'il n'avait pas obtenu l'aide dont il avait besoin.

Laura Boutin a affirmé que son client savait qu'il représentait un risque pour le public et qu'il regrettait de ne pas avoir obtenu de l'aide avant de blesser ses victimes.

Le nom de Jordan Andrew Bruyere figure maintenant dans le Registre concernant les mauvais traitements infligés à un enfant.

Une fois libéré de prison, il lui sera interdit à vie de posséder des armes et de s'approcher des parcs, des terrains de jeux, des centres communautaires ou de tout autre endroit où des enfants pourraient se trouver. Il n'est pas autorisé à entrer en contact avec l'une des victimes.

Avec des informations de Rachel Bergen

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.