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Rareté des munitions dans l’Est-du-Québec à l’aube de la saison de la chasse

Dans un magasin, des munitions et des armes sont étalées dans des présentoirs.

Des commerçants observent une rareté des munitions plus marquée depuis le début de la guerre en Ukraine.

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Radio-Canada

À quelques jours du début de la saison de la chasse dans l’Est-du-Québec, les chasseurs pourraient se retrouver devant des tablettes vides, car les munitions se font rares. Tous les magasins de matériel de chasse de l’Est-du-Québec contactés par Radio-Canada disent manquer de cartouches de divers calibres.

Alain Pitre, propriétaire de la boutique Rhéal Pitre Sports à New Richmond, en Gaspésie, indique que ça fait déjà deux ans que les munitions se font rares en raison de la pandémie.

« Cette pénurie-là, elle couvre autant l'Ouest canadien que l'est du Canada. Il n'y a pratiquement aucune munition dans les calibres populaires. »

— Une citation de  Alain Pitre, propriétaire de la boutique Rhéal Pitre Sports à New Richmond, en Gaspésie
Alain Pitre sourit dans son magasin.

Alain Pitre, propriétaire de la boutique Rhéal Pitre Sports à New Richmond, en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Il ajoute que le manque de cartouches se fait encore plus sentir cette année avec la guerre en Ukraine.

Selon les informations qu’il a reçues, cette pénurie serait liée à la demande accrue pour la matière première qui est utilisée pour faire des balles de guerre avec ce qui se passe en Ukraine présentement, par rapport à des balles de chasse pour l'Amérique du Nord.

Savoir viser juste

Au club de tir L’Élite à Baie-Comeau, le président du conseil d'administration, Jean-Pierre Otis, remarque une baisse d'achalandage à son club qu'il attribue à la rareté des munitions.

Si les gens n'ont pas pratiqué, si en plus leur arme est mal ajustée, eh bien, il y a un risque de manquer la bête, avertit Jean-Pierre Otis.

Jean-Pierre Otis dans son club de tir.

Le président du conseil d'administration du club de tir L'Élite de Baie-Comeau, Jean-Pierre Otis

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

Il rappelle aux chasseurs qu'il est important de venir ajuster son arme ou de venir s'exercer dans un lieu approprié malgré le peu de munitions qu'ils pourraient avoir.

« S’ils la manquent [la bête], c'est peut-être une bonne chose. Mais si la bête est blessée mortellement, qu’elle meurt en forêt et qu’ils ne la retrouvent pas, eh bien, c'est un gibier qui a souffert. C'est un gibier qui est perdu, c'est une mauvaise chasse, si on peut dire. »

— Une citation de  Jean-Pierre Otis, président du conseil d'administration du club de tir L’Élite
Un homme en train de tirer sur un pigeon d'argile.

Il est recommandé de s'exercer au tir avant la saison de la chasse afin d'ajuster son arme.

Photo : Radio-Canada / Ann-Édith Daoust

Jean-Pierre Otis constate que les cartouches sont aussi plus chères en plus d’être rares.

Les commerçants interrogés ignorent quand cette situation va se résorber.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur et de Louis Pelchat-Labelle

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