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Les États-Unis et la Corée du Sud mènent des manœuvres navales conjointes

Un sous-marin militaire américain.

«Cet exercice a été préparé pour démontrer la forte volonté de l'alliance Corée du Sud–États-Unis de répondre aux provocations nord-coréennes», a affirmé la marine sud-coréenne.

Photo : Getty Images / U.S. Navy

Agence France-Presse

La Corée du Sud et les États-Unis ont entamé lundi leurs premiers exercices navals combinés en cinq ans près de la péninsule coréenne au lendemain du lancement d'un missile balistique par la Corée du Nord, qui a accusé les deux pays de « mettre le feu aux poudres ».

Les États-Unis sont le principal allié en matière de sécurité de la Corée du Sud, où sont stationnés quelque 28 500 soldats américains pour protéger le pays contre son voisin du Nord, doté de l'arme nucléaire.

Le président conservateur sud-coréen Yoon Suk-yeol, arrivé au pouvoir en mai, cherche à renforcer cette alliance militaire après l'échec des tentatives de rapprochement diplomatique avec Pyongyang menées par le gouvernement précédent.

Cet exercice a été préparé pour démontrer la forte volonté de l'alliance Corée du Sud–États-Unis de répondre aux provocations nord-coréennes, a affirmé la marine sud-coréenne dans un communiqué.

Les exercices, d'une durée de quatre jours, mobilisent plus d'une vingtaine de navires, parmi lesquels le porte-avions américain à propulsion nucléaire USS Ronald Reagan, ainsi que d'importants moyens aériens.

Ils consisteront en des simulations de combat naval et de lutte anti-sous-marine dans des manœuvres tactiques et autres opérations maritimes, a précisé la marine.

Ces exercices commencent au lendemain d'un test de missile balistique par Pyongyang, le dernier en date d'une longue série entamée il y a plusieurs mois.

La Corée du Nord, sous le coup de sanctions internationales pour ses programmes d'armement, a adopté au début septembre une nouvelle doctrine qui proclame qu'elle ne renoncera jamais à l'arme nucléaire.

Son ambassadeur à l'ONU Kim Song, s'exprimant lundi au nom de son pays à l'Assemblée générale des Nations unies, a dénoncé des exercices qui soulèvent des inquiétudes autour de la péninsule coréenne.

Évidemment, c'est un acte extrêmement dangereux qui met le feu aux poudres et qui risque d'entraîner la péninsule coréenne au bord de la guerre, a-t-il ajouté.

La Chine souhaite un règlement politique

Interrogé lundi sur le tir nord-coréen, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a déclaré que la Chine avait pris note de l'événement, tout comme de la tenue récente d'exercices militaires coorganisés par les États-Unis dans la région.

Le principal nœud du problème qui explique la situation actuelle sur la péninsule coréenne, c'est que les préoccupations légitimes et raisonnables de la [Corée du Nord] n'ont pas été dûment prises en compte, a-t-il fait valoir lors d'une conférence de presse de routine.

Pékin a déjà plusieurs fois appelé Washington à rassurer concrètement Pyongyang sur sa sécurité.

Nous espérons que toutes les parties prenantes […] s'en tiendront à un règlement politique et parviendront à résoudre les préoccupations des uns et des autres de manière équilibrée, grâce au dialogue et à la consultation, a souligné Wang Wenbin.

Les États-Unis doivent assumer leurs responsabilités, mettre fin à l'affrontement et à la pression et créer les conditions nécessaires à la reprise d'un dialogue significatif, a-t-il insisté.

Washington et Séoul effectuent depuis longtemps des exercices militaires conjoints. Les deux alliés insistent sur le caractère purement défensif de ces exercices, mais la Corée du Nord les considère comme des répétitions générales pour une future invasion de son territoire.

Le mois dernier, les États-Unis et la Corée du Sud ont mené leurs plus grands exercices militaires conjoints depuis 2018. Ces exercices avaient été réduits en raison de la pandémie de COVID-19 et d'un réchauffement diplomatique, désormais terminé, entre Séoul et Pyongyang.

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