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Gravir les montagnes au nom de la santé mentale

Les participants sont invités à prendre part au défi, qui se déroule du 7 au 10 octobre.

Denis Vachon, Ella Vachon, Anne-Marie Lefrançois et Thomas Vachon prendront part au défi qui se déroule du 7 au 10 octobre.

Photo : Gracieuseté

Audrey-Maude Vézina

Marie-Hélène Thibeault a perdu son conjoint, souffrant d’un trouble bipolaire, par suicide il y a six ans. Anne-Marie LeFrançois, elle, a perdu son père qui s'est enlevé la vie il y a 40 ans. Toutes deux prendront part au Défi Santé en tête, qui vise à recueillir des fonds pour la recherche en santé mentale.

L'épreuve est plutôt simple : gravir le sommet d’une montagne entre le 7 et le 10 octobre prochain.

Les personnes peuvent s'inscrire à l’activité à travers un don et ainsi accéder au mont participant de leur choix, gratuitement.

Au total, 22 montagnes de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches accueilleront le Défi organisé en partenariat avec la Fondation Douglas, qui œuvre en santé mentale. L’objectif est d’amasser 85 000 $.

L’initiative est entre autres portée par Marie-Hélène Thibeault et Anne-Marie LeFrançois, toutes deux ex-membres de l’équipe canadienne de ski alpin au début des années 2000. Elles étaient en entrevue à l’émission Première heure lundi matin.

Anne-Marie LeFrançois n'avait que six ans lorsque son père s'est enlevé la vie. Un évènement qui l'a sensibilisé aux problématiques de la santé mentale.

À l'époque, on en parlait pas beaucoup. C'était très tabou, se remémore-t-elle. Ça m'a exposé d'un très jeune âge du pire impact que ça peut avoir. De perdre un être cher.

Il s'agit de sa première implication au sein du Défi. Elle a décidé d'y prendre part avec sa famille en raison de l'importance de l'enjeu, et des bienfaits que l'activité sportive lui a prodigués.

Pas assez

Pour Marie-Hélène Thibeault, le décès de son mari, Éric, a été l'évènement déclencheur.

Mon conjoint souffrait de troubles bipolaires. Il faisait tout pour prendre sa santé en main dit-elle.
Il était suivi, médicamenté, il prenait soin de sa santé, son sommeil, et même ça, ç'a pas été assez pour le sauver.

Selon elle, inciter ceux qui souffrent d'aller chercher de l'aide ne suffit pas. Il faut que cela devienne aussi normal et commun que d'aller soigner une blessure physique.

Marie-Hélène Thibeault affirme que 50 000 $ ont été amassés en date de lundi matin. Les deux femmes sont convaincues de pouvoir atteindre leur objectif.

L'argent amassé doit permettre à Fondation Douglas de financer la recherche en santé mentale.

Avec les informations de Mireille Roberge

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