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1,4 M$ pour 2 pavillons de guérison dans des centres correctionnels manitobains

Le Centre correctionnel de Brandon.

Le gouvernement manitobain investira 1,4 million de dollars pour construire les centres de guérison, dont celui du Centre correctionnel de Brandon (archives).

Photo : Radio-Canada

La province du Manitoba établira des pavillons de guérison pour Autochtones dans les centres correctionnels de Brandon et de Le Pas. Ces centres visent notamment à réduire les récidives chez les détenus, a expliqué le ministre de la Justice, Kelvin Goertzen, en conférence de presse lundi.

Nous devons nous assurer que le temps passé en détention n'est pas gaspillé et ne mène pas à des incarcérations à répétition, a précisé le ministre.

Le gouvernement manitobain investira 1,4 million de dollars pour construire les centres de guérison, en plus d'un financement annuel de 1,2 million de dollars en frais d'exploitation. Ce genre d'établissement permet aux individus de se reconnecter avec leur culture, souligne Kelvin Goertzen.

Selon le ministre, les centres offriront notamment des services d'éducation et d'apprentissage de langues autochtones, en incorporant le tout dans la planification de la mise en liberté des détenus.

Kelvin Goertzen ajoute que ces centres ont également pour objectif d'améliorer la sécurité dans les communautés en guidant les détenus dans une meilleure voie lorsqu'ils sortent de prison.

Le gestionnaire de programme en matière de justice de Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Edwan Wood, présent à la conférence, estime que ce genre d'initiative fait partie d'un progrès généralisé en termes de service culturellement adapté aux Autochtones.

Edwan Wood note que Garrison Seettee, grand chef de MKO, et lui ont visité des centres correctionnels dans la province et que les détenus autochtones leur ont fait part d'un besoin pour des services mieux adaptés à leur culture.

Les personnes incarcérées nous disent que, si elles avaient appris plus tôt dans leur vie qui elles étaient, d'où elles venaient ou encore leur langue, elles auraient pu éviter de se retrouver là.

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