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Des pompiers innus formés pour desservir leur communauté

Des futurs pompiers traversent la rue.

Au total, une vingtaine d'étudiants seront embauchés pour former l'équipe de pompiers de la communauté d'Uashat mak Mani-utenam.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Radio-Canada

Depuis le mois de septembre, 8 nouveaux pompiers, dont 7 Innus, suivent une formation et sont engagés à la nouvelle caserne de Uashat mak Mani-utenam. Cela fait suite à l’annonce de la construction d’une caserne dans la communauté, annexée à un nouveau poste de police.

Au départ, la formation pouvait accueillir 16 étudiants, mais seulement 8 s’y sont inscrits. Ce qui ne semble pas être un problème pour la coordonnatrice de la formation, Ginette Fontaine.

« On va avoir l’occasion de développer une très belle synergie dans ce groupe-là. »

— Une citation de  Ginette Fontaine, coordonnatrice de la formation professionnelle au Centre régional d'éducation des adultes

Selon la coordonnatrice, c'est un nombre satisfaisant pour une première cohorte. Mme Fontaine espère bien que huit autres [étudiants] s’inscriront prochainement pour cette formation. Elle souligne que, jusqu’à présent, les enseignants sont très satisfaits du travail des élèves.

Une femme adossée sur un comptoir sourit à la caméra.

Ginette Fontaine, coordonnatrice de la formation professionnelle au Centre régional d'éducation des adultes

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

La création de ce cours s’est faite en partenariat avec le campus Notre-Dame-de-Foy et l’École nationale des pompiers du Québec, à la suite d'une demande formulée par le Conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam (ITUM).

« Ils [le conseil] ont exprimé le besoin de mettre sur pied cette formation-là. »

— Une citation de  Ginette Fontaine, coordonnatrice de la formation professionnelle au Centre régional d'éducation des adultes

C’est une certification provinciale et nationale, pompier I autochtone, et s’ils travaillent deux ans et qu’ils sont intéressés à aller chercher le DEP, on pourrait entreprendre le processus de développement des acquis, ajoute-t-elle.

Temps de formation

Pompier I : 255 heures

Pompier I autochtone : 335 heures

Des présentations théoriques et des exercices pratiques supplémentaires font partie du programme, explique Ginette Fontaine, ce qui explique la différence de près de 100 heures entre les deux formations.

À l'heure actuelle, c’est le Service de la sécurité incendie de la Ville de Sept-Îles qui intervient lorsqu'il y a un feu à Mani-utenam. Les cours, qui ont commencé le 17 septembre dernier, vont se poursuivre jusqu'en avril 2023.

L’occasion de tisser des liens

La seule étudiante de la cohorte, Anouk Grégoire, dit profiter de l’ouverture de la nouvelle caserne pour mettre son énergie à contribution. À 33 ans, elle était mère au foyer avant de se lancer dans l'aventure.

« Je fais ça pour venir en aide à ma communauté… Et pour l’adrénaline, aussi! »

— Une citation de  Anouk Grégoire, étudiante
Deux jeunes hommes observent un élément d'information près d'une roulotte de "bouffe de rue" et sa bombonne de propane.

Une des activités de la formation a lieu près d'une grosse bombonne de propane.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Keven Arsenault est le seul allochtone de la cohorte.

« C’est un rêve de jeunesse… Aider mes semblables. »

— Une citation de  Keven Arsenault, étudiant

Après une expérience de pompier auxiliaire dans la communauté atikamekw de Wemotaci, près de La Tuque, il explique avoir eu la piqûre. J’ai aimé mon expérience dans la communauté autochtone. J’ai aimé ça, c’est du beau monde. C’est un de mes amis qui m’a parlé de cette formation-là, dit-il.

Deux étudiants côte à côte.

Deux étudiants, William Nattawapio et Keven Arsenault

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Finalement, comme pour ses collègues, William Nattawapio est engagé dans ce processus de formation pour assurer les gens de la communauté et des gens de l’extérieur.

Avec les informations de Charles-Étienne Drouin

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