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Opex, l’album posthume d’Arno, paraîtra vendredi

Arno performe sur une scène.

Le chanteur belge Arno est mort le 23 avril 2022.

Photo : Getty Images / JEFF PACHOUD

Radio-Canada

En janvier 2022, le chanteur Arno, atteint d'un cancer, apprenait qu'il ne lui restait que de trois à six mois à vivre. Le Belge a alors accéléré le tempo en jetant ses dernières forces dans Opex, ultime album à son image, émouvant et ébouriffé.

Les derniers mois de l’artiste, mort le 23 avril à 72 ans, ont été racontés il y a quelques jours par ses proches lors d’une rencontre avec la presse à Bruxelles.

Après un concert à la radio publique flamande le 12 janvier, Arno, avec son éternel costume noir et sa tignasse grise en bataille, a chanté assis, déjà affaibli, le visage creusé, la voix plus rocailleuse que jamais.

Une fois les lumières rallumées, au moment de faire le point, il a annoncé à son entourage professionnel la mauvaise nouvelle du médecin. La conclusion était tombée : Au boulot, les gars! Je veux faire encore des concerts et un album.

Privé de contacts avec son public pendant deux années creuses en raison de la pandémie et de sa maladie, il est remonté sur scène en février à Bruxelles et à Ostende, sa ville natale.

En parallèle, il a honoré l'autre partie du défi : le travail en studio sur ce dernier disque pour lequel il a tout donné et jeté ses dernières forces dans la bataille, décrit Damien Waselle, directeur de la branche belge de la maison de disques Pias.

À partir de janvier, un processus d'urgence s'est mis en place, ajoute-t-il. Cette urgence lui a donné de la force et de l'énergie, ajoute Mirko Banovic, le bassiste et bras droit d'Arno. Le chanteur a déposé le micro le 26 mars dans le studio bruxellois ICP, et n'y est plus revenu. Il est mort quatre semaines plus tard.

Un album éclectique

Le saxophoniste Peter Hintjens, frère cadet d’Arno, explique qu'il a été sommé par son aîné de signer avec lui un titre du disque, seulement leur seconde collaboration en un demi-siècle.

Sur I'm Not Gonna Whistle, son saxophone répond à l'harmonica d'Arno, sur un arrangement évoquant la new wave des années 80, créé par l'un des fils de l'artiste flamand.

C'est le morceau familial d'Opex, album du nom d'un quartier d'Ostende. Arno y renoue avec les guitares blues rock après l'intimiste Vivre, réalisé en duo avec le pianiste lillois Sofiane Pamart.

L'album est particulièrement éclectique. Il recèle un ultime duo voix-piano avec Pamart, un titre qui n'avait pas été retenu auparavant, ainsi qu’une improbable rythmique reggae pour accompagner la reprise en duo avec Mireille Mathieu de La paloma adieu, un des grands succès de la chanteuse, sorti en 1973.

C'était un grand fantasme pour Arno d'enregistrer un jour un morceau avec Mireille Mathieu. Il avait une admiration sans bornes pour elle, même s'il l'exprimait en faisant souvent des blagues, raconte Damien Waselle.

Les circonstances ont fait que la collaboration a mis du temps à prendre forme et que leur rencontre n'aura finalement jamais eu lieu.

Le Belge et la Française ont enregistré leur voix séparément pour ce duo, et, triste coïncidence, Mireille Mathieu a achevé sa partie dans un studio le jour même de la mort d'Arno.

Il n'aura jamais entendu la version finale et le mélange de leurs deux voix, regrette le dirigeant de Pias.

Avec les informations de Agence France-Presse

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