•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce que les assurances couvrent et ne couvrent pas après une grosse tempête

Les dommages causés par le vent sont souvent plus couverts que ceux causés par l'eau.

Une maison qui semble vouloir s'affaisser.

Une maison lourdement endommagée par Fiona à Beaubasin-Est.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Après avoir constaté les dégâts causés par la tempête post-tropicale Fiona, les résidents touchés devront se tourner vers leurs assurances pour tenter d'obtenir un dédommagement. Qu’est-ce qui est couvert? Qu’est-ce qui ne l’est pas? La défenseure du consommateur en matière d’assurances au Nouveau-Brunswick, Michèle Pelletier, apporte quelques réponses.

Le plus important est de documenter les dégâts, de protéger ce qui n’a pas été abîmé et de prendre le plus de photos possibles, donne-t-elle comme premier conseil. Il ne faut rien jeter.

« Il faut limiter les dommages, mais ne jetez rien. Ça ne fera peut-être pas une belle décoration sur votre terrain, mais attendez que votre expert d’assurances l’ait vu. »

— Une citation de  Michèle Pelletier, défenseure du consommateur en matière d'assurances au N.-B.

De nombreux propriétaires se retrouvent dépourvus de leurs biens au lendemain du passage de Fiona.

Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques au Bureau d’assurance du Canada, mentionne que les assureurs ont déjà commencé à recevoir des appels.

Il faut documenter le plus possible les dommages et sécuriser les lieux pour éviter plus de dégâts , indique-t-il.

Des fondations sur lesquelles des maisons se trouvaient avant Fiona.

À Robichaud, dans Beaubassin-Est au Nouveau-Brunswick, des chalets et des roulottes ont été déplacés sur plusieurs mètres par la tempête.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Il soutient que dans de telles circonstances, des mécanismes sont mis en place afin de répondre à la hausse des demandes.

Si un assureur n’est pas en mesure de répondre aux demandes, il peut amener des surnuméraires en renfort. C'est une priorité. On le fait à chaque incident majeur. Ce n’est pas le premier et ça ne sera pas le dernier , dit-il.

Dommages couverts et non couverts

Michèle Pelletier poursuit que les dommages causés par le vent sont généralement couverts par une police d’assurance habitation, tout comme si un arbre – le vôtre ou celui d’un voisin – tombait sur votre résidence principale.

Arbre sur maison.

Des arbres centenaires ont été déracinés à Charlottetown.

Photo : Radio-Canada / Sheehan Desjardins

Cependant, si les gens n’ont pas pris la peine d’ajouter une protection supplémentaire contre les dommages causés par l’eau, ça va devenir plus compliqué, mentionne la défenseure du consommateur en matière d’assurances au Nouveau-Brunswick.

Il n’y a pas de protection supplémentaire automatique [pour l'eau]. Même dans certaines zones à risque, des compagnies refusent d’assurer. Il faut vérifier les détails de votre police. Ce n’est jamais inscrit noir sur blanc , continue Michèle Pelletier.

Protéger contre l'eau, une option récente

L’option d’ajouter une protection contre les dommages causés par l'eau de surface est assez récente, ajoute-t-elle.

Souvent, les résidents disent qu’ils n’étaient pas au courant, ne l’avaient pas demandé, n’avaient pas compris quand elle avait été offerte ou avaient estimé qu’ils n’en avaient pas besoin.

C’est assez nouveau. Ce ne sont pas tous les assurés qui ont cette couverture et ce n’est pas disponible à toutes les résidences du Nouveau-Brunswick , explique Michèle Pelletier.

Les roulottes

Concernant les roulottes, elles ont droit à la même protection contre les dommages causés par le vent que les habitations principales, à condition d’être assurées.

Si les dégâts viennent de l’eau passant par un toit soulevé par le vent, c’est aussi couvert.

Les dommages sont considérables au terrain de camping Ocean View, à Grand-Barachois, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Les dommages sont considérables au terrain de camping Ocean View, à Grand-Barachois, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Cependant, si les ennuis viennent de l’eau de surface et que le résident n’a pas cru bon de prendre une protection supplémentaire, les assurances ne le dédommageront pas, prévient la défenseure du consommateur en matière d’assurances au Nouveau-Brunswick.

Un programme d'aide financière du N.-B.

Un programme d’aide financière en cas de catastrophe a été lancé dimanche par le gouvernement du Nouveau-Brunswick en vue d’aider les citoyens, les petites entreprises, les organismes sans but lucratif et les municipalités à faire face aux dommages matériels causés par la tempête post-tropicale Fiona.

Ce programme ne remplace pas les assurances et sert seulement à couvrir le coût de biens essentiels. Les chalets, les chalets, les bateaux, les autos et les remorques ne sont pas admissibles à cette aide financière.

Avec les informations de La matinale et du Téléjournal Acadie

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !