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Élections municipales : des candidats dénoncent l’influence de l’industrie immobilière

Un groupe de candidats aux élections municipales en Colombie-Britannique, à Burnaby, le 25 septembre 2022.

Hunter Madsen, conseiller municipal et candidat à Port Moody, présente des pistes de solution pour éviter l’influence de l’industrie immobilière dans la politique municipale.

Photo : Radio-Canada / Raluca Tomulescu

Une quinzaine de candidats aux élections municipales en Colombie-Britannique s’engagent à refuser les dons de campagne provenant de personnes liées à l'industrie immobilière, afin d’éviter toute influence possible de celles-ci sur leurs décisions s’ils sont élus le 15 octobre.

Bien que le gouvernement de la Colombie-Britannique ait interdit les dons politiques venant des syndicats et des entreprises pour financer des campagnes électorales municipales en 2017, le groupe de candidats estime que des promoteurs immobiliers parviennent tout de même à financer les campagnes de certains aspirants au pouvoir en faisant des dons en tant qu’individus.

Si l'on étudie les tendances des donateurs à partir des données d’Elections BC, un schéma clair se dessine, explique Hunter Madsen, conseiller municipal et candidat à Port Moody.

Jusqu'en novembre 2017, les dirigeants de sociétés immobilières ont fait des dons aux candidats au nom de leur entreprise. Après novembre 2017, tous ces dons ont cessé et un nouveau modèle de dons a commencé, provenant du dirigeant [ou de membres de sa famille] en tant qu’individus.

Les dons individuels permis sont d’un maximum de 1200 dollars.

Selon la conseillère et candidate à la mairie de Vancouver Colleen Hardwick, le gouvernement municipal est l’ordre de gouvernement qui s'occupe de la façon dont seront utilisés des terrains.

Nous prenons les décisions sur ce qui est construit et où, il est donc naturel que [...] les personnes qui bénéficient de la construction de bâtiments [veuillent] influencer la façon dont les décisions sont prises, affirme-t-elle.

Ce n’est pas nouveau dans l’histoire de la démocratie. Se présenter en politique coûte cher, l’argent est important, ajoute Hunter Madsen.

Lorsque nous acceptons des faveurs, poursuit-il, cela déclenche un puissant mécanisme psychologique ancré dans notre espèce depuis des millions d'années. Il s'agit d’une forte impulsion à vouloir rendre la pareille.

Que faire pour contrer l’influence?

Différentes solutions peuvent être mises en place, selon le groupe de candidats, pour éviter l’influence de l’industrie immobilière dans la politique municipale.

Par exemple, il encourage les électeurs à demander aux différents candidats s’ils acceptent les dons des promoteurs. Il invite par ailleurs les candidats à ne pas accepter ce type de dons individuels.

Il recommande ensuite aux conseils municipaux d’adopter des mesures de transparence améliorées, pour que les conseillers divulguent publiquement leurs liens avec des donateurs avant la prise de décisions par le conseil.

Enfin, la province a aussi un rôle à jouer, selon le groupe, en réduisant la dépendance des candidats à l'argent de l'industrie. En accordant une déduction ou un crédit d'impôt pour les contributions aux campagnes municipales, elle encouragerait davantage les citoyens ordinaires à faire des dons.

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