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Musique, résilience, diversité : des Franco-Ontariens célèbrent leur identité à Toronto

Un homme montre une balle à de jeunes enfants qui sont assis sous une tente avec leurs parents.

Plusieurs Franco-Ontariens sont venus avec leurs tout-petits, dimanche sur l'avenue Danforth, pour profiter de la programmation familiale du festival.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Malgré la pluie battante, dimanche, les organisateurs du festival Francophonie en fête ont tenu à souligner en grand le Jour des Franco-Ontariens. Ceux-ci se sont d’ailleurs présentés par dizaines pour profiter de la musique et célébrer leur identité et leur diversité.

C’est le Jour des Franco-Ontariens! On se tient debout et c’est pas une petite pluie qui va nous empêcher de célébrer, déclare le directeur général du festival Francophonie en fête, Jacques Charette.

Le festival de cinq jours se tient pour la 17e fois cette année, et selon l’organisateur, il est plus grand que jamais. Dimanche, la programmation comptait pas moins de six spectacles en plein air, allant du blues à la musique traditionnelle, en passant par des spectacles pour enfants.

Katie Symes explique qu’elle est surtout venue parce que ses deux filles d’âge préscolaire, Nora et Audrey, sont de grandes admiratrices d’un des artistes, Monsieur Philippe.

Elle, qui parlait surtout anglais à la maison dans sa jeunesse, malgré ses grands-parents francophones, apprécie aussi l’occasion d’immerger ses enfants dans la culture franco-ontarienne.

Une femme tient une fillette et parle à un journaliste. Les deux sourient.

Katie Symes est venue profiter du spectacle avec ses deux filles, Audrey (à gauche) et Nora.

Photo : Radio-Canada

Elle se réjouit de remarquer que des jours comme celui-ci leur permettent de développer un sentiment de fierté et d’appartenance.

Nora, ma fille de six ans, est très très excitée, car à l’école c’est une journée très importante, avec beaucoup d’activités, de chansons… Ils font des tatouages avec le drapeau [franco-ontarien], explique-t-elle.

Il n’y a rien d’acquis

Les quelques dizaines de festivaliers présents samedi étaient d’horizons et d’origines variés. Jacques Charette croit que cela représente parfaitement la diversité de la francophonie.

« C'est l'occasion unique de célébrer la fierté d'être franco-ontarien. Je crois que ça dépasse le fait d'être né en Ontario. Moi je suis né au Québec et je me considère maintenant Franco-Ontarien. »

— Une citation de  Jacques Charette, directeur général du festival Francophonie en fête

Les artistes francophones d’Afrique, d’Haïti, du Québec et d’ailleurs apportent une grande richesse à la programmation selon le directeur.

Deux jeunes femmes jouent du violon sur une scène sous une tente.

Les prestations musicales et les spectacles familiaux se sont enchaînés toute la journée dans le cadre du festival Francophonie en fête dimanche.

Photo : Radio-Canada

C’est toujours un plaisir de venir parler en français et de faire de la musique en français , lance Philippe Flahaut, qui est venu performer un numéro de blues pour le public.

Français d’origine, il explique qu’il ignorait que la francophonie canadienne ne se résumait pas au Québec avant d’arriver en Ontario. Il croit que tout le monde gagnerait à mieux connaître la communauté franco-ontarienne aujourd’hui.

Le souhait c’est qu’on ait l’énergie pour continuer à dire qu’on existe.

Il faut se battre tous les jours, il n' y a rien d’acquis, commente aussi Jacques Charette, citant le recul de la proportion d’Ontariens qui ont le français comme première langue officielle parlée.

Des politiciens soulignent les contributions de la francophonie

La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, a souligné dans une déclaration que le 25 septembre est une journée symbolique [qui] célèbre le dynamisme, la créativité et le savoir-faire de la communauté francophone de la province.

Elle a réitéré l’engagement de son gouvernement envers la modernisation de la Loi sur les services en français.

Dans une déclaration écrite, le Nouveau Parti démocratique a aussi souligné l’occasion, appelant du même souffle le gouvernement provincial à en faire davantage pour la francophonie.

Des informations d’une importance capitale des domaines de la santé et de l’éducation, des systèmes juridiques et des services gouvernementaux ne sont pas toujours disponibles en français, a déclaré le député Guy Bourgouin.

Il a aussi promis que le NPD ferait mieux pour assurer l’accès à l’éducation postsecondaire en français à tous ceux qui le désirent.

Katie Symes a elle aussi l’enjeu de l’éducation francophone en tête.

J'espère que tous les enfants qui veulent apprendre le français et tous les adultes aussi puissent avoir l'opportunité de le faire, dit-elle.

Elle a bien l’intention d’élever ses filles dans des écoles francophones.

D’après les informations de Yanick Lepage

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