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Jason Kenney n’a jamais prévu de rester en place bien longtemps

Jason Kenney sur une scène. Photo prise le 24 septembre 2022.

Jason Kenney s'est exprimé dans le cadre d'une conférence organisée par Canada Strong and Free à Red Deer.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Samedi, Jason Kenney, a fait quelques-uns de ses derniers commentaires comme premier ministre de l’Alberta, s'exprimant lors d'un événement auquel assistaient les candidats en lice pour le remplacer comme chef du Parti conservateur uni (PCU).

Lors d'une conférence organisée par Canada Strong and Free à Red Deer, Jason Kenney a déclaré qu'il était fier de la majorité des lois adoptées durant son mandat de premier ministre.

Il a cependant déclaré qu'il serait allé plus loin dans la réforme des soins de santé si la pandémie n'avait pas étouffé ses efforts.

Il se réjouit néanmoins que la province aille de l'avant avec une initiative concernant la sous-traitante de certaines chirurgies qui seront faites par le secteur privé et qui seront financées par l'État.

Nous aurions pu aller plus loin dans la réforme de la santé sans la COVID. Je pense que les Canadiens réalisent de plus en plus que nous avons besoin d'une réforme fondamentale de la santé, a déclaré Jason Kenney.

Il a également dit que s'il s'était présenté pour une réélection, il ne serait pas resté longtemps.

Je n'ai jamais eu l'intention d'être premier ministre très longtemps. J’aurais sans doute quitté mes fonctions après un an ou un an et demi.

Un manque de civisme croissant

S’exprimant sur l'état du conservatisme, il a déclaré qu'il y avait une colère grandissante parmi l’extrême droite. D’après lui, cette colère a été alimentée par les théories du complot sur les réseaux sociaux et par la pandémie.

Les médias sociaux sont apparus il y a 20 ans et permettent aux personnes ayant ce genre d'attitudes de s'autopublier, de trouver une communauté virtuelle en ligne, puis de se pousser mutuellement dans un état de colère constant.

Il a déclaré que de leur côté, les médias traditionnels, qu’il dit libéraux, ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour faire bouger vers la gauche tous ceux qui se retrouvaient à droite du centre.

Cela a entraîné la création de médias alternatifs de droite.

Beaucoup d'entre eux ont comme modèle d’affaires la monétisation de la colère. Les revenus ne viennent que si les gens sont en colère.

Je crois que le civisme est une valeur conservatrice et que malheureusement cette valeur est de moins en moins présente. Cela me préoccupe beaucoup, a ajouté Jason Kenney

Il a affirmé qu'il craignait que le conservatisme ne devienne une caricature d'une sorte de populisme méchant et colérique qui perdrait systématiquement toutes les élections.

En mai, Kenney a annoncé sa démission comme chef après avoir reçu l’appui de 51,4% des membres du PCU.

Les membres du PCU choisiront leur nouveau chef le 6 octobre.

Avec les informations d'Axel Tardieu et de Jade Markus

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