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Fiona : les homardiers du sud-est du N.-B. s’attendent déjà à des répercussions

Norbert Gaudet est capitaine de homardier depuis 45 ans à Cap-Pelé.

Norbert Gaudet est capitaine de homardier depuis 45 ans à Cap-Pelé.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Radio-Canada

Heureusement que Norbert Gaudet avait bien amarré son bateau de pêche au homard au quai des Aboiteaux, à Cap-Pelé, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. En effet, la tempête post-tropicale Fiona a frappé plus durement qu’il ne l’avait imaginé.

Ce capitaine de homardier depuis 45 ans est allé constater l’état de son navire samedi. À part quelques dégâts mineurs, il était en bon état et prêt à reprendre la mer.

Mais ça n'aura pas lieu avant lundi au plus tôt, à son avis.

« Ç’a passé rough, plus rough que je pensais. Je ne me souviens pas d’une aussi grosse tempête. Dorian avait été difficile, mais pas comme celle-ci. »

— Une citation de  Norbert Gaudet, pêcheur de homards à Cap-Pelé
Des cordages sur un bateau de pêche.

Il y a de fortes chances que la tempête post-tropicale Fiona ait déplacé de quelques kilomètres plusieurs casiers à homards dans le secteur de Cap-Pelé.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

De son propre aveu, il avait pris un risque en ne retirant pas son bateau de l’eau à l’approche de la tempête.

Je n’avais pas monté mon bateau, mais ce matin [samedi], mon bateau était safe. Je me suis dit que j’avais du temps en masse. J’ai pris une chance. J’avais confiance que je pouvais le laisser là. Je suis content. Ma femme m’avait dit à la maison de le sortir, poursuit-il avec un brin d’humour.

Une première saison inhabituelle

C’est la première saison de pêche au homard dans le sud-ouest de la province pour la capitaine de bateau Carole Boudreau.

Son embarcation, le Mel Marie, était amarrée au quai des Aboiteaux quelques jours avant l’arrivée de Fiona.

Deux femmes à bord d’un bateau de pêche amarré à un quai.

La pêcheuse de homards Carole Boudreau (à droite) à bord de son bateau, le « Mel Marie ».

Photo : Radio-Canada / PASCAL RAICHE-NOGUE

Lorsque les rumeurs sur l’intensité de la tempête post-tropicale sont venues à ses oreilles, elle s’est vite renseignée sur les répercussions de la tempête Dorian il y a trois ans à Cap-Pelé.

Une seule solution : sortir son bateau de l’eau pour le mettre en cale sèche. Je pense que la décision a été bonne. On a eu moins d’inquiétude, dit Carole Boudreau.

On a su que l’eau avait monté sur le quai. Il y a eu beaucoup d’eau. On ne pouvait plus se rendre, explique-t-elle.

Fin de saison incertaine

Si les bateaux sont sauvés, les pêcheurs font encore face à certains problèmes.

Les effets de la tempête post-tropicale Fiona se feront certainement sentir en mer, croit Norbert Gaudet. Il ne reste que deux semaines de pêche au homard dans le secteur et il se demande si ça vaudra la peine de poursuivre.

La mer déchaînée pourrait fort bien avoir déplacé plusieurs casiers de quelques kilomètres, explique-t-il.

Même son de cloche pour Carole Boudreau : Ils annoncent encore du vent en fin de semaine prochaine, ajoute-t-elle. Moi, je pense qu’on est pas mal sur la fin de notre saison. […] C’est incertain, on va voir ce qui va se passer.

Une femme dans un bateau.

Carole Boudreau est propriétaire d'un bateau.

Photo : Radio-Canada / PASCAL RAICHE-NOGUE

Elle a l'intention de sortir un peu plus tard que d’habitude en matinée, car il y aura sûrement des débris sur l’eau. Elle et son équipage se rendront aux lieux où doivent se trouver ses casiers à homards. Ces casiers sont liés à des bouées munies d’un appareil GPS.

S’ils ne sont pas là, on va chercher. Ils ont sûrement dérivé, dit Carole Boudreau.

Mme Boudreau est bien contente d’entendre que les pêcheurs ont l’intention de s’entraider lundi. Ils communiqueront les uns avec les autres s’ils retracent des bouées liées aux casiers à homards appartenant à leurs collègues.

En 2019, plusieurs pêcheurs avaient eu bien du mal à retrouver leurs casiers après le passage de Dorian. Les pêcheurs n’ont pas d’assurance pour les casiers perdus ou pour l’équipement brisé.

Est-ce que ça va affecter la fin de notre saison? Les chances sont que oui. On va aller pêcher lundi si on peut. On va ramasser les cages qui n’ont pas été déplacées. Dorian avait déplacé des casiers de sept milles. Ça ne sera peut-être pas si pire, mais on va voir, conclut Norbert Gaudet.

D’après un reportage de Pascal Raiche-Nogue

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