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La sécurité, un enjeu électoral pour les résidents de Saint-Boniface

Un passant sur une rue.

Malgré les craintes et les inquiétudes de ses électeurs, le conseiller municipal sortant de Saint-Boniface, Mathieu Allard, défend son bilan. (archives)

Photo : Radio-Canada / TREVOR LYONS

Radio-Canada

En pleine campagne électorale municipale à Winnipeg, l’enjeu de la sécurité se démarque auprès de certains habitants de Saint-Boniface. Un sentiment d'insécurité encore renforcé par le récent vol violent d'une voiture dans le quartier.

Plusieurs résidents affirment que l'endroit a changé au cours des dernières années; des changements qui nuisent à leur qualité de vie.

C’est la première fois que je pense à déménager de Saint-Boniface, se désole Stephanie Maingo, une habitante du quartier. Toute ma famille vit ici, mais la situation est préoccupante.

Un avis partagé par Tobi Léveillé, une autre résidente de Saint-Boniface, qui explique avoir été récemment attaquée dans sa voiture.

[Nous avons besoin] d’une direction pour savoir comment gérer la situation, explique-t-elle. Je ne me sens même plus en sécurité quand je conduis à présent.

Même son de cloche du côté de Nadine Balkrarn : Les choses doivent changer

« On ne se sent plus en sécurité dans sa propre ville. »

— Une citation de  Nadine Balkrarn, habitante de Saint-Boniface

Malgré tout, d’autres résidents et commerçants du quartier ne partagent pas ce sentiment d’insécurité.

C’est notamment le cas du propriétaire de la boutique Lesage, David Lesage, qui reconnaît toutefois que la pauvreté semble être plus visible à Saint-Boniface.

La seule chose que je remarque, c'est qu'il y a surtout plus de pauvreté dans la rue, soutient-il.

Une réponse politique pour rassurer la population

Malgré les craintes et les inquiétudes de ses électeurs, le conseiller municipal sortant de Saint-Boniface, Mathieu Allard, défend son bilan.

S’il est réélu à la fin octobre, le candidat souhaite poursuivre son travail en maintenant une approche communautaire.

S'attaquer aux sources du crime, ça prend du temps, explique-t-il. Je pense qu’il faut s’attaquer aux raisons pour lesquelles on voit [ces crimes] : l’itinérance, la toxicomanie. Au cours de mon dernier mandat, j’ai pu sécuriser des fonds pour notamment l’organisme St. Boniface Street Links qui est une agence qui approche les sans-abri et les accompagne notamment pour leur trouver un logement ou pour les aider dans leur dépendance.

Mathieu Allard affirme toutefois que de nombreuses solutions aux problèmes de pauvreté et de toxicomanie sont dans les mains des compétences provinciales.

De son côté, Marcel Boille, autre candidat en lice pour le quartier, dénonce le travail de la police qu’il juge inefficace.

Les policiers passent plus de temps à se cacher derrière un arbre, une bâtisse qu’à patrouiller sur nos routes, affirme-t-il. Il faut renvoyer le chef de la Police. Si on est où on est rendu, c’est à cause du chef. Si ça ne change pas, y'a rien qui va changer.

Le logo de la police de Winnipeg sur une voiture.

Deux candidats, Marcel Boille et Nicholas Douklias, aimeraient que les forces policières de Winnipeg soient plus proactives. (archives)

Photo : Radio-Canada / Stephen Jaison Empson

S’il est élu, M. Boille aimerait que les policiers patrouillent davantage dans les rues du quartier.

Moi, je veux des policiers sur les routes à la journée longue. Quand vous voyez des patrouilles, bah y’a pas de crimes…, soutient-il.

Des critiques qui font écho aux propos du troisième candidat, Nicholas Douklias, qui aimerait que les forces policières soient davantage proactives. Il encourage d’ailleurs les résidents du quartier à faire un signalement aux services d’urgence lorsqu’ils sont témoins d’un incident afin d'augmenter les patrouilles de police.

Malgré tout, M. Douklias reconnaît que de réduire la criminalité est un combat de longue haleine.

Je ne suis en aucun cas un expert en matière de prévention du crime, explique-t-il. Quiconque prétend le faire serait bien ignorant s'il pensait pouvoir résoudre le problème de la criminalité dès le premier jour de son mandat comme nouveau conseiller municipal. Je demanderais l'aide de tout expert en la matière.

Avec les informations d'Anne-Louise Michel

Élections municipales au Manitoba

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