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Un concours pour remettre en question l’histoire du Parc national Wood Buffalo

Le parc national Wood Buffalo

Le parc national Wood Buffalo est classé site du patrimoine mondial de l'Unesco.

Photo : Parcs Canada

Radio-Canada

La Première Nation Athabasca Chipewyan organise un concours afin d’enseigner aux jeunes comment la communauté a été traitée lors de la création du Parc national Wood Buffalo, qui célèbre son 100e anniversaire.

Pour participer, on demande aux jeunes de 16 à 21 ans d’écrire un texte ou un poème, ou encore de tourner une vidéo ou de proposer toute autre forme de communication, pour aborder l’expulsion des membres de la Première Nation Athabasca Chipewyan du Parc national.

L’année dernière, la Première Nation Athabasca Chipewyan avait publié un rapport sur la création du parc, insistant sur l’expulsion des membres de sa communauté, ajoutant que certaines maisons avaient même été brûlées.

Le parc a été créé en 1922 afin de protéger la dernière horde de bison des bois.

Situé dans le nord-ouest de l’Alberta il est le plus grand des Parcs nationaux au pays et fait partie de la liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des représentants de l’UNESCO ont d’ailleurs visité le parc le mois dernier afin de décider si on devait le placer sur la liste des sites en péril.

Un anniversaire qu'on ne veut pas célébrer

Kg Banjoko, coordonnatrice des relations gouvernementales pour la Première Nation Athabasca Chipewyan, mentionne que son peuple ne souhaite pas célébrer l’anniversaire du parc.

Nous avons créé ce concours pour remettre en question l'histoire du parc qui est vu comme une chose incroyable pour les Canadiens. Nous voulons rappeler que les premiers habitants de ces terres ont été déplacés.

Kg Banjoko dans le Parc Wood Buffalo

Kg Banjoko croit que le concours changera la perception conventionelle que les gens ont du Parc national Wood Buffalo.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Elle ajoute que les jeunes doivent savoir ce qui s’est passé, afin de mieux comprendre les effets du colonialisme et les effets que cela peut avoir sur une communauté.

Jusqu’à présent, une dizaine de participants ont soumis soit un texte, un poème ou une oeuvre d’art. La majorité d’entre eux sont des élèves de Fort McMurray. La Première Nation Athabasca Chipewyan tente de travailler avec les écoles locales afin d’attirer plus de participants.

Daelynne Stevens, âgée de18 ans, est une des participantes. En faisant la recherche pour son texte, elle a découvert ses racines familiales dans la région et l’histoire derrière la création du parc.

Je n’avais aucune idée de ce qui s’était passé, mais maintenant que je sais, je comprends les répercussions, même aujourd’hui.

J’ai toujours su que le parc était important du point de vue environnemental, mais après avoir mieux étudié l’histoire, je perds un peu confiance.

L’arrière-arrière-grand-père de Daelynn Stevens était le chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan quand le parc a été créé, une information qu’elle ne savait pas avant d’amorcer ses recherches.

Elle aimerait maintenant que sa communauté puisse recevoir des excuses de la part de Parcs Canada.

Le concours se termine le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Un jury formé de membres de la première nation jugera les soumissions reçues. La gagnante ou le gagnant recevra un prix de 500$. Les participants finissant deuxième et troisième recevront respectivement 300 et 200 dollars.

Avec les informations de Jamie Malbeuf

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