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Pandémie ou pas, la COVID demeure toujours un défi pour le monde médical

La conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, en entrevue aux «Coulisses du pouvoir».

Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer estime qu'il est difficile d'affirmer si la pandémie est finie, a-t-elle expliqué dans une entrevue diffusée aux «Coulisses du pouvoir».

Photo : Radio-Canada / BENOIT ROUSSEL

Micheline Laflamme

Bien difficile de dire si la pandémie tire à sa fin, selon la conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer. Il faudra suivre son évolution au cours de l’hiver avant de tirer une conclusion.

Chose certaine, la population canadienne doit continuer à se protéger, car de plus en plus d’études indiquent que la fréquence de la COVID longue a peut-être été sous-estimée.

On a quand même de 10 à 20 % des gens qui ont des séquelles à long terme, ce qu’on appelle le syndrome post-COVID […], qui rend les gens incapables de travailler, d'avoir une vie normale, de s'occuper de leur famille, a déclaré Mme Nemer dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir.

Pas de remède contre les séquelles

Les vaccins ont permis de réduire les cas de maladie grave et de décès. Ils diminuent aussi le risque de souffrir du syndrome post-COVID. Cependant, il n’existe pas encore de remède pour traiter ceux qui vivent avec les séquelles d’une infection.

Mme Nemer mentionne que les scientifiques se demandent si la COVID longue pourrait aggraver les problèmes de santé liés au vieillissement.

« On ne sait pas si, par exemple, une infection à la COVID va faciliter ou accélérer d'autres maladies chroniques comme des maladies cardiaques, comme le diabète. On sait maintenant qu'il y a des lésions au cerveau dans certains cas, donc tout ça peut être très inquiétant. »

— Une citation de  Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada

Le nombre d’infections et d’hospitalisations est à la baisse partout au pays. En ce moment, la moyenne hebdomadaire du nombre de cas est similaire à celle enregistrée en novembre dernier. Avec le retour du temps froid, cette tendance pourrait s’inverser, surtout lorsqu’on constate le peu d’engouement de la population pour les doses de rappel. Une flambée des infections mettrait une fois de plus notre système de santé à rude épreuve.

L'entrevue de Daniel Thibault avec Mona Nemer sera présentée à l’émission Les coulisses du pouvoir dimanche à 11 h (HAE) sur ICI RDI.

Les Canadiens ont donc tout intérêt à ne pas banaliser la maladie. Ce n’est pas une grippe, rappelle Mona Nemer. Le meilleur moyen de se prémunir contre le virus, c’est de garder sa vaccination à jour. Une vaccination survenue il y a deux ans n'est pas vraiment très utile. Moi, je pousserais tout le monde et certainement tous ceux qui ont plus de 50 ans à prendre leur dose de rappel.

La conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, en entrevue aux «Coulisses du pouvoir».

La conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, affirme en entrevue aux «Coulisses du pouvoir» qu’on ne peut pas prédire l'intensité des vagues à venir cet automne et cet hiver.

Photo : Radio-Canada / BENOIT ROUSSEL

La chasse aux nouveaux variants

Malgré le relâchement des mesures sanitaires au pays, les administrations de santé publique continuent de surveiller la prévalence de la maladie et font du séquençage pour détecter la présence de nouveaux variants. La conseillère scientifique en chef affirme qu’on ne peut pas prédire si l’automne et l’hiver nous réservent une nouvelle vague, ou simplement des vaguelettes.

Grâce aux vaccins et aux médicaments pour traiter la COVID-19, le retour à des restrictions sévères semble peu probable. Je vous dirais qu'il n'y a pas de raisons en ce moment de gérer la pandémie de la même façon qu'on l'a gérée au tout début.

Le gouvernement canadien devrait annoncer lundi la levée des restrictions aux frontières, dont les tests aléatoires aux aéroports, la période d’isolement pour les non-vaccinés entrant au pays et le recours obligatoire à ArriveCAN.

« Tout devrait bien aller »

Mme Nemer croit que les mesures aux frontières doivent s’adapter à la progression de la pandémie. Mais sa plus grande préoccupation concerne la transmission de la COVID-19 sur notre territoire. Si les Canadiens continuent de prendre des précautions, tout devrait bien se passer, selon elle.

Il y a plein de décisions qu'on prend, que les gouvernements ne nous imposent pas dans nos vies quotidiennes. Et là, on en sait assez pour se protéger de ce virus. Être à jour dans la vaccination. Faire attention quand on est dans des lieux intérieurs où il y a beaucoup de monde. Puis porter le masque, c'est quand même un inconvénient mineur.

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