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Fiona frappe l’imaginaire des Néo-Brunswickois

Pieds nus et pantalon remonté jusqu'aux genoux, Terry Cormier retourne dans sa maison inondée à Cap-Pelé.

Pieds nus et pantalon remonté jusqu'aux genoux, Terry Cormier retourne dans sa maison inondée à Cap-Pelé.

Photo : Radio-Canada

Au-delà des vents violents, des pluies diluviennes, des vagues monstrueuses et des dommages à la propriété parfois importants, la tempête post-tropicale Fiona frappe l’imaginaire des Néo-Brunswickois.

Pantalon relevé jusqu’aux genoux et pieds nus dans l’eau, Terry Cormier et sa conjointe sortent un à un les objets de la cave de leur résidence de Cap-Pelé, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

« Ça fait 50 ans que j’habite ici. Toute ma vie. Et c’est la première fois que je vois ça comme ça. »

— Une citation de  Terry Cormier

Ce comme ça, ce sont les dégâts causés par la tempête Fiona, samedi matin.

Terry Cormier avec, à l'arrière, sa maison inondée à Cap-Pelé.

Terry Cormier avec, à l'arrière, sa maison inondée à Cap-Pelé.

Photo : Radio-Canada

On s’est levés à 4 h et il y avait deux pieds et demi d’eau partout. On a fait du mieux qu’on pouvait pour remonter les choses. Le reste est resté à l’eau, précise Terry Cormier.

Le résident a été malchanceux. Seule sa résidence a été inondée dans le secteur.

J’espère que les assurances vont couvrir. On fait ce qu’on peut, commente-t-il avec résignation, avant de retourner à l’intérieur de sa maison.

C’est encore pire que Dorian

Francine LeBlanc, de Moncton, peine à garder son capuchon sur sa tête en raison de la force des vents. Elle est venue vérifier si sa roulotte avait tenu le coup à Cap-Pelé. Heureusement, tout semble beau.

C’est impressionnant, c’est incroyable, dit-elle. C’est encore pire que Dorian [en 2019]. Ça n'a pas de bon sens.

Le bruit des vagues heurtant la côte et les vents violents ont de quoi impressionner et attirer les curieux.

Josée Cormier, de Moncton, ne voulait pas manquer le spectacle.

On est là juste pour venir voir, explique-t-elle, en compagnie de deux jeunes filles. J’étais curieuse. L’eau, les vagues, la pression de l’eau… C’est impressionnant.

Peine à y croire

Au quai de Pointe-du-Chêne, Victor Cormier avait peine à croire ce qu’il voyait comme dommages. Des réservoirs de carburant arrachés, des bateaux échoués sur le quai, la route brisée.

« C’est dix fois pire que Dorian. Dorian, il n’y avait pas de marée haute. Avec Fiona, il y avait une marée haute et les vents étaient pires qu'avec Dorian. »

— Une citation de  Victor Cormier, gérant du quai de Pointe-du-Chêne
La force des vagues a fait échouer ces bateaux sur le quai de Pointe-du-Chêne.

La force des vagues a fait échouer ces bateaux sur le quai de Pointe-du-Chêne.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Ça faisait à peine une heure qu’il était sur le quai que Victor Cormier pensait déjà aux prochaines actions afin de réparer l’infrastructure à temps pour la prochaine saison de pêche. Il imagine un plan d’action avec l’aide des assurances et du ministère des Pêches et des Océans.

Mais il observe que c’est bien pire qu’il imaginait.

Un gars m’a appelé pour me dire que le réservoir était rendu dans le milieu du chemin. Je ne l’ai pas cru parce que c’est quelqu’un qui m’agace souvent. Je ne pensais pas que c’était vrai, a indiqué Victor Cormier, ébranlé par la désolation au quai.

Des dommages mineurs à son petit paradis

Ron Ward trouve que Beaubassin-Est est un véritable petit paradis et ce n’est pas Fiona qui va lui faire changer d’avis, malgré l’arbre qui a causé des dommages relativement mineurs à sa maison dans la nuit.

Ron Ward, résident de Beaubassin-Est, a vu un arbre se casser et endommager sa maison au plus fort de la tempête.

Ron Ward, résident de Beaubassin-Est, a vu un arbre se casser et endommager sa maison au plus fort de la tempête.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Incapable de dormir en raison du vent, il a entendu un gros boum vers 2 h 15. Un arbre venait de se casser, puis est allé heurter sa résidence.

C’était stressant. Quand on sait qu’il y aura de gros vents et une tempête, on se fait du souci. Il n’y a pas eu de dégâts majeurs, tout le monde était bien correct. On s'est fait un café, on a écouté un peu la radio et on est allés se recoucher, a raconté calmement celui qui a vécu la crise du verglas au Québec en 1998.

Dommages de la tempête post-tropicale Fiona à une boucanière de Cap-Pelé.

Cette partie du toit de la boucanière n'a pas résisté à la force du vent.

Photo : Radio-Canada / Félix Arseneault

Dylan Cormier constate les dégâts à sa boucanière de Cap-Pelé. Le vent a arraché une partie du toit du bâtiment.

Personne ne s'attendait à ça, signale-t-il. On a vécu la tempête Dorian et c’était grave. Mais comme ça? Je n’ai jamais vu ça, se désole le propriétaire de la boucanière.

D’après des témoignages recueillis par Margaud Castadère, Pascal Raiche-Nogue et Félix Arseneault

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