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La police de Brandon entame un projet d’agrandissement de 8,6 M $

Wayne Balcaen devant le bâtiment de police de Brandon.

Le projet permettra d'ajouter 17 nouvelles cellules aux 12 existantes, et pour le chef de police de Brandon Wayne Balcaen, cet agrandissement permettra d'héberger les personnes en état d'ébriété jusqu'à ce qu'elles soient sobres.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Un projet d’agrandissement du Service de police de Brandon, la deuxième plus grande ville du Manitoba, d’un coût de 8,6 millions de dollars est entré lundi dans sa phase de réalisation, et permettra d'augmenter le nombre de cellules.

Une nouvelle annexe du bâtiment de la police sera ainsi construite à l’angle de l'avenue Victoria et de la 10e rue. 

Le nouveau bâtiment comprendra des bureaux et 17 cellules de détention supplémentaires. Il y a actuellement six cellules permanentes et six cellules temporaires.

La province finance l'expansion, et la Ville de Brandon en assume les coûts d'exploitation.

Des avancées incontournables

Cet agrandissement était nécessaire après la modification en 2020 d'une entente de longue date entre le Service de police et le Centre correctionnel de Brandon.

Le chef de police de Brandon Wayne Balcaen note que par le passé, les personnes arrêtées en vertu de la Loi sur la détention des personnes en état d'ébriété pouvaient être détenues au Centre correctionnel de Brandon, car la police craint que ces personnes représentent un danger pour les autres.

Mais l'entente pour l'utilisation directe du centre de détention n'a pas été renouvelée, souligne M. Balcaen.

Nous devons maintenant héberger nos propres détenus. Donc, pendant les 24 premières heures, soit jusqu'à ce qu'ils soient sobres, soit jusqu'à ce qu'ils soient placés en détention préventive, ils sont sous notre responsabilité, explique M. Balcaen. Nous n'avions pas les installations nécessaires pour cela.

Mais il indique que des discussions sont en cours avec les fournisseurs de services, la Ville et la province pour la construction d’un centre d'évaluation de la sobriété de 2 millions de dollars.

Ce centre permettrait à la police de disposer d'un endroit où emmener les personnes sous l'influence de substances intoxicantes, où elles recevraient également un niveau de soins qu'elles ne peuvent obtenir dans une cellule de prison.

Les centres de dégrisement permettent de détenir une personne jusqu'à ce qu'elle puisse s'occuper d'elle-même ou être remise à quelqu'un d'autre.

La police, victime indirecte de la croissance de Brandon

Wayne Balcaen indique que les appels auxquels la police répond ne font qu’augmenter en raison de la croissance de la ville qui fait face à des problèmes croissants de consommation d'alcool et de drogues. 

Le maire de Brandon, Rick Chrest, affirme également que les problèmes sociaux sont de plus en plus complexes à mesure que la ville se développe.

Une étape importante dans l'avenir sera le centre d'évaluation de la sobriété, qui sera similaire au Main Street Project de Winnipeg, croit-il.

Selon M. Chrest, il existe une volonté de s'attaquer aux causes profondes des problèmes sociaux, au lieu de réagir aux symptômes visibles dans la rue.

La toxicomanie est un problème de santé, pas un problème de criminalité.

Le coprésident du Brandon Community Wellness Collaborative, regroupant les organismes autour des stratégies de lutte contre les problèmes communautaires, Ross Robinson affirme que cela mérite la même attention que les soins médicaux et les autres problèmes de santé.

Nous avons besoin d'un partenariat avec la police où elle continuerait à traiter l'intoxication comme une question de santé plutôt que comme une question de maintien de l'ordre , dit-il. C'est une question de santé qui signifie que nous devons aborder les choses un peu différemment.

Avec les informations de Chelsea Kemp

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