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Deuxième visite de Dominique Anglade en Outaouais

Deux politiciens se font un câlin.

Dominique Anglade a été accueillie par le député libéral fédéral Greg Fergus.

Photo : Radio-Canada / David Bates

Radio-Canada

Pour la deuxième fois depuis le début de la campagne électorale, la cheffe libérale, Dominique Anglade, s’est arrêtée samedi en Outaouais, une région qui a jadis été un château fort du Parti libéral du Québec (PLQ). Le thème du logement s'est invité dans la visite.

Mme Anglade a commencé sa journée avec un déjeuner en compagnie de ses cinq candidats de la région tout en prenant le temps de rencontrer quelques électeurs autour d’un croissant.

Ensuite, elle s'est rendue au Festival joie de vivre mis sur pied par l'organisme communautaire Accompagnement des femmes immigrantes de l'Outaouais.

Dominique Anglade entourée d'enfants.

La cheffe libérale Dominique Anglade poursuit sa campagne électorale dans l'Outaouais, ce samedi.

Photo : Radio-Canada / John Jaramillo

Sur le terrain, elle a voulu partager un message très clair : Il y a d’autres options que la CAQ.

Dans une ambiance festive, dans le secteur Hull, les candidats ont parlé aux citoyens.

Abolir ou pas la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs?

En matière de logement, un électeur a demandé si des Ontariens qui veulent s'acheter une première maison en Outaouais auraient, eux aussi, droit à une abolition de la « taxe de bienvenue » pour les premiers acheteurs, une mesure promise par les libéraux en campagne.

La proportion de nouveaux acheteurs Ontariens à Gatineau a plus que doublé depuis quatre ans.

Des politiciens dans un marché.

Dominique Anglade a visité l'Agora, sur le boulevard du Plateau, samedi matin. Elle était accompagnée de ses candidats de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Catherine Morasse

Le cheffe libérale a indiqué que cette mesure s’appliquerait à tous les premiers acheteurs d’une propriété au Québec.

« L'objectif, c'est qu'on enlève la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs [...] Si vous réfléchissez à l'objectif qu'on veut atteindre, c'est que ce soit une personne qui achète pour la première fois une maison », a expliqué Mme Anglade.

Ses rivaux jugent cette proposition inefficace.

Suzanne Tremblay accorde une entrevue à l'extérieur.

La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Hull, Suzanne Tremblay

Photo : Radio-Canada

« Ce n’est pas une bonne idée [...]  S’il y a encore davantage de personnes qui traversent de l’Ontario pour venir acheter des maisons ici, le prix risque d’augmenter, d’augmenter et d’augmenter, ce qui fait que l'accès à la propriété va devenir de plus en plus difficile pour les gens de notre région », croit Suzanne Tremblay, la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Hull, qui était également sur le terrain, samedi.

Le candidat de Québec solidaire (QS) dans Hull, Mathieu Perron-Dufour, estime pour sa part que la mesure visant à abolir la taxe de bienvenue pourrait contribuer à stimuler le phénomène de surenchère et mettre une pression à la hausse sur le prix des propriétés.

Un homme regarde la caméra.

Mathieu Perron-Dufour, candidat de Québec solidaire dans Hull

Photo : Radio-Canada

De manière immédiate, ça a l'air de baisser le prix. Mais en fait, ça dégage une marge supplémentaire pour qu'on refasse une offre [...] À Québec solidaire, on est beaucoup plus pour le fait de jouer directement sur les prix, a-t-il déclaré, en entrevue avec Radio-Canada.

La CAQ et Québec solidaire n'ont pas l'intention de retirer la « taxe de bienvenue ».

Au moment d’écrire ces lignes, Radio-Canada n’avait pas été en mesure de parler aux autres candidats samedi.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

La cheffe du PLQ a décidé de maintenir samedi ses activités électorales, mais ne prévoit procéder à aucune annonce. Ses opposants François Legault et Gabriel Nadeau-Dubois ont choisi de les mettre en pause en raison de l’ouragan Fiona, qui risque de faire des ravages, entre autres, aux Îles-de-la-Madeleine.

Dans un tel contexte, Dominique Anglade a insisté sur l’importance de se serrer les coudes et de mettre de côté la partisanerie.

Des candidats libéraux devant l'autobus.

Maryse Gaudreault a bon espoir de l'emporter face à Suzanne Tremblay, de la CAQ, le soir du 3 octobre.

Photo : Radio-Canada / David Bates

Au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale, le PLQ détenait seulement deux sièges sur cinq dans la région de l’Outaouais. Les trois autres appartiennent à la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a fait une percée aux dernières élections.

Dominique Anglade avait mentionné, au début du mois, vouloir « reconquérir l’Outaouais ». Elle en a rajouté samedi en mentionnant que l’Outaouais est une région délaissée par la CAQ sur le plan de l'économie et dans le secteur de la santé.

Il faut se rappeler que c’est le quatrième pôle du Québec pour ce qui est de la population et on veut que l'Outaouais prenne toute sa place. On voit grand pour l’Outaouais, a-t-elle déclaré.

Objectif : garder le siège dans Hull

La présence de Dominique Anglade dans le secteur de Hull ne relève pas du hasard. Cette circonscription est détenue par la députée sortante Maryse Gaudreault depuis 2008.

Dominique Anglade et Maryse Gaudreault.

La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, et la candidate Maryse Gaudreault

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Mais cette dernière livre présentement une bataille serrée à l'ancienne présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, la caquiste Suzanne Tremblay, qui tente de la déloger.

Maryse Gaudreault ne se sent pas du tout menacée. Selon elle, la réception est bonne sur le terrain. Elle croit que sa cheffe a eu de la difficulté à se faire connaître en raison de la pandémie de COVID-19 et de la gestion par décrets du premier ministre sortant, François Legault, a-t-elle expliqué.

Précision

Dans une version antérieure de ce texte, il était indiqué que Dominique Anglade avait pris un bain de foule, vendredi soir, avec des partisans libéraux à La Maison des Collines. Mme Anglade a plutôt participé à un événement caritatif.

Les trois autres principaux partis n'ont pas dit leur dernier mot dans Hull. Québec solidaire a délégué Mathieu Perron-Dufour tandis que le Parti conservateur du Québec et le Parti québécois ont respectivement misé sur Lise Couture et Camille Pellerin-Forget.

Les cinq candidats ont d'ailleurs croisé le fer il y a une dizaine de jours dans le cadre d'un débat concernant les préoccupations des aînés de la région.

Les chefs en Outaouais

Depuis le début de la campagne, presque toutes les têtes d'affiche des cinq principaux partis politiques ont fait un arrêt en Outaouais.

Le péquiste Paul St-Pierre Plamondon est le premier chef à avoir visité la région, le 1er septembre. La libérale Dominique Anglade est arrivée quelques heures plus tard la même journée. Le premier ministre sortant, François Legault, est venu le 5 septembre, tout comme le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. L'autre co-porte-parole du parti, Manon Massé, est venue en ville le 18 septembre pour présenter son plan de transport.

Montage photos des quatre chefs en visite en Outaouais.
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Des moments captés lors des visites des quatre chefs en Outaouais. (archives)

Photo : La Presse canadienne

Seul le chef conservateur, Éric Duhaime, n'a pas encore visité l'Outaouais. Son attaché de presse disait en début de semaine que M. Duhaime devrait « fort probablement » venir à la rencontre des citoyens de la région avant le 3 octobre.

Avec les informations d'Alexandre Duval et de Catherine Morasse

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