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Trois livres à dévorer pour Le 25 septembre, j’achète un livre franco-ontarien

Montage des couverture des livres « La mauvaise mère » de Marguerite Andersen, « Errances » de Marie-Thé Morin et « Fou d’Ahlam » de Louenas Hassani.

« La mauvaise mère » de Marguerite Andersen, « Errances » de Marie-Thé Morin et « Fou d’Ahlam » de Louenas Hassani, trois romans franco-ontariens coups de cœur à lire.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais / Photos : Éditions Prise de parole, Éditions David

Radio-Canada

La littérature franco-ontarienne est un territoire identitairement riche, une mosaïque vaste dont la cohésion repose sur la langue française. La preuve par trois, avec trois ouvrages signés Marguerite Andersen, Marie-Thé Morin et Louenas Hassani.

Franco-Ontarien.ne.s de naissance ou d’adoption, ces auteur.e.s nous emmènent dans leurs livres du Nord de l’Ontario à l’Algérie, en passant par le Mexique, l’Allemagne, la Tunisie et les États-Unis. Trois romans coups de cœur sélectionnés par l’équipe culturelle d’ICI Ottawa-Gatineau, pour souligner la journée Le 25 septembre, j'achète un livre franco-ontarien.


La mauvaise mère, de Marguerite Andersen

La couverture du livre « La mauvaise mère », de Marguerite Andersen, aux éditions Prise de parole.

« La mauvaise mère » de Marguerite Andersen, aux éditions Prise de parole.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais / Photos : Éditions Prise de parole

Née en Allemagne dans les années 1920, Marguerite Andersen a offert à la littérature franco-ontarienne La mauvaise mère, un roman aux allures de confession.

Photo de Marguerite Andersen

Marguerite Andersen, auteure de « La mauvaise mère », ouvrage finaliste au Combat des livres 2020 de Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

Qu’est-ce qui fait une bonne mère? L’abnégation? Le sens du sacrifice? Le dévouement pour les tâches ménagères, ce cimetière des grandes aspirations? La capacité à embrasser les peines et les joies des siens? L’aptitude à dicter leurs choix ou, au contraire, le courage de les laisser apprendre de leurs erreurs? Marguerite Andersen aborde de front toutes ces questions, sans autocomplaisance, souligne la reporter culturelle multiplateforme, Aïda Semlali.

« Dans un style télégraphique d’où jaillit une certaine forme de poésie, Marguerite Andersen dresse le bilan de sa vie en tant que mère. Partial, souvent impitoyable, l’examen de conscience pétri de remords et de regrets évoque la culpabilité que portent en elles toutes les mères. »

— Une citation de  Aïda Semlali, reporter culturelle multiplateforme.

En plus des nombreuses interrogations que soulève l’auteure sur la maternité, au fil d’épisodes vécus de Berlin à Londres, de Tunis à Montréal, s’ajoute une réflexion sur l’histoire, les affres de la guerre, la reconstruction ou encore la colonisation.


Errances, de Marie-Thé Morin

La couverture du livre « Errances », de Marie-Thé Morin, aux éditions Prise de parole.

« Errances » de Marie-Thé Morin, aux éditions Prise de parole.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais / Photos : Éditions Prise de parole

C’est au printemps 2021 que Marie-Thé Morin dévoile le premier tome d’une (future) trilogie. Sa sortie collait bien avec l’envie soudaine de partir à l’aventure, capot au vent, après un long hiver trop enneigé, souligne la reporter culturelle à l’émission Sur le vif, Christelle D’Amours.

En lisant ce roman, on a l’impression que l’écrivaine ottavienne dessine des trajets avec ses mots : des cartes menant du nord de l’Ontario jusqu’au Mexique, des parcours qui finissent par se croiser et des chemins jusqu’à l’intime, poursuit la reporter culturelle.

Marie-Thé Morin dans le studio de Sur le vif à Ottawa.

La romancière ottavienne et cofondatrice de Vox Théâtre, Marie-Thé Morin.

Photo : Radio-Canada / Manon Bouvier-Nerbonne

Parmi ces parcours, deux routes parallèles se tracent. Celles de Rod, un chanteur d’opéra souhaitant relancer sa carrière après un accident, et celle d’Anaïs, une comédienne en cavale partie écrire aux États-Unis.

« Leurs errances prennent tantôt la forme de détours, tantôt de questionnements existentiels. Et l’expression "prendre la route pour se retrouver" trouve un sens poétique dans leur histoire. »

— Une citation de  Christelle D’Amours, reporter culturelle à l’émission Sur le vif

Fou d'Ahlam, de Louenas Hassani

La couverture du livre « Fou d’Ahlam », de Louenas Hassani, aux éditions David.

« Fou d’Ahlam » de Louenas Hassani, aux éditions David.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais / Photos : Éditions David

C’est en suivant les recommandations d’un ami philosophe, qui lui conseillait d’écrire sur la pandémie, que l'auteur algéro-canadien Louenas Hassani signe son troisième roman, Fou d'Ahlam.

Écrit en quelques mois avec une certaine urgence, le roman décrit une histoire d'amour impossible entre un homme et une femme, sur fond de pandémie et de manifestations en Algérie.

Louenas Hassani, souriant.

L'auteur Louenas Hassani.

Photo : Nana Photography

Le livre, qui avance avec limpidité au rythme de dialogues philosophiques, cherche avant tout à savoir si ce sont les grands événements, comme la guerre ou une pandémie, qui changent une société, ou si ce sont les gestes posés au quotidien qui la façonnent, fait valoir le reporter culturel au Téléjournal Ottawa-Gatineau, Kevin Sweet.

« La lecture procure une perspective fascinante sur l'impact de la pandémie sur la culture musulmane, notamment sur les rassemblements religieux si importants pour la population. »

— Une citation de  Kevin Sweet, reporter culturel au Téléjournal Ottawa-Gatineau

Le roman évalue par ailleurs la manière dont le gouvernement algérien s’est emparé des mesures sanitaires pour resserrer davantage l'étau autour de sa population. Une perspective qui suscite une réflexion sur la définition du mot liberté en temps de pandémie et de colère.

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